Électricité

Une autre étape de franchie pour Hydro-Québec au Maine

Hydro-Québec et son partenaire américain Central Maine Power ont franchi un pas de plus au Maine dans le cadre de leur projet de ligne de transport d’hydroélectricité visant à approvisionner le Massachusetts. Les trois commissaires de la commission des services publics du Maine ont donné leur feu vert au New England Clean Energy Connect (NECEC), a indiqué hier la société d’État. À la fin de mars, des responsables de l’organisme de réglementation avaient rédigé un rapport favorable qui recommandait la délivrance d’un certificat d’autorisation. La société d’État mise sur le NECEC, dont la mise en service est prévue en 2022, pour acheminer 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans au Massachusetts dans le cadre d’un contrat dont les revenus sont estimés à environ 10 milliards US. Plusieurs étapes restent toutefois à franchir, notamment auprès du département de la Protection environnementale du Maine, qui se penche sur les répercussions du projet sur la faune. — La Presse canadienne

Transports

Uber vaudrait 100 milliards US

San Francisco — L’américaine Uber a officialisé hier son projet d’entrée en Bourse, une opération qui valoriserait la société à quelque 100 milliards US.

La leader mondiale des plateformes de réservation de voitures avec chauffeur a déposé son dossier d’entrée en Bourse au gendarme américain des marchés, la SEC (Securities Exchange Commission), mais sans encore préciser ses ambitions en termes de levée d’argent frais à cette occasion ni la date de sa première cotation.

Dans ce document, Uber a donné des détails sur ses finances, avec un chiffre d’affaires en 2018 de 11,3 milliards US (+ 42 % sur un an) et un bénéfice net de près de 1 milliard US, contre une perte de 4 milliards US en 2017. Mais ce bénéfice est dû à des cessions d’actifs à des concurrents en Russie et en Asie, est-il précisé.

La perte d’exploitation, qui reflète mieux la situation opérationnelle de la firme, était quant à elle de 1,8 milliard US.

déboires de Lyft

Selon la presse financière, Uber espère atteindre avec son inscription en Bourse une valorisation globale de 90 à 100 milliards US, incluant environ 10 milliards US d’argent frais levés directement par le truchement de l’opération. Sa première cotation pourrait intervenir en mai.

Ce chiffre est néanmoins inférieur aux prévisions les plus optimistes qui circulaient jusque-là – autour de 120 milliards US –, vraisemblablement à cause des déboires de sa concurrente américaine Lyft, dont les premiers pas à Wall Street, fin mars, se sont révélés décevants et qui, comme Uber, est très loin d’être rentable.

Prudence

Alors que les deux entreprises avaient bataillé ferme pour se lancer en premier sur les marchés, il semble donc au bout du compte qu’Uber va pouvoir bénéficier de l’expérience difficile de sa rivale, en se montrant plus prudente quant à la valorisation attendue.

Le secteur attire énormément les investisseurs, qui misent sur les changements d’habitudes des consommateurs, de plus en plus enclins à abandonner la voiture personnelle au profit de modes de déplacement partagés. Ils parient aussi sur la conduite autonome, sur laquelle travaillent les deux firmes.

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