Régime iranien

Washington veut bâtir une « coalition » internationale

Après leur retrait de l’accord sur le nucléaire iranien qui a suscité la colère de nombre de leurs alliés, les États-Unis veulent bâtir une « coalition » internationale contre le régime de Téhéran et ses « activités déstabilisatrices », a déclaré hier le département d’État américain. Cette idée sera détaillée lundi par le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dans son premier grand discours de politique étrangère depuis sa prise de fonctions fin avril, consacré à l’Iran et à « comment aller de l’avant ». — Agence France-Presse

États-Unis

Une femme à la tête de Fox News

Le groupe de médias 21st Century Fox a nommé hier une femme à la tête de Fox News, une première pour la chaîne d’information leader aux États-Unis, frappée depuis deux ans par plusieurs scandales de harcèlement et de discrimination. Suzanne Scott va succéder à Rupert Murdoch, qui avait repris les rênes de la chaîne après le départ forcé, en juillet 2016, de l’emblématique Roger Ailes, accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes. La nouvelle patronne de Fox News était jusqu’ici présidente des programmes de la chaîne et de sa petite sœur Fox Business News, consacrée aux informations financières. Elle a rejoint Fox News dès sa création, en 1996. — Agence France-Presse

États-Unis

Après un an d'enquête russe, Trump toujours aussi irrité

Un an après son lancement, l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, dont l’issue reste imprévisible, empoisonne toujours la présidence de Donald Trump qui tempête, jour après jour, à coups de tweets, contre les enquêtes en cours.

« Bravo l’Amérique, nous sommes entrés dans la deuxième année de la pire chasse aux sorcières de l’histoire des États-Unis… » : c’est sur un ton sarcastique que le président américain, qui conteste toute irrégularité, a exprimé sa frustration hier.

Le 17 mai 2017, Robert Mueller, directeur du FBI de 2001 à 2013 sous George W. Bush puis Barack Obama, a été nommé pour enquêter, en toute indépendance, sur l’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle et les éventuels liens entre Moscou et l’équipe Trump.

Sa désignation faisait suite au limogeage brutal de James Comey, qui était alors chef de la police fédérale et chargé de l’enquête, par le locataire de la Maison-Blanche.

Son périmètre d’enquête incluait « tout lien et/ou coordination entre le gouvernement russe et des individus associés à la campagne du président Donald Trump », mais aussi « tout sujet » découlant de l’enquête, ce qui lui donnait, de facto, les coudées franches.

Des accusations

Depuis un an, M. Mueller a inculpé des ressortissants et entreprises russes pour leur rôle dans une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux en 2016 visant à augmenter les chances de victoire de M. Trump.

La Russie nie catégoriquement toute collusion, mais les services de renseignement américains estiment que le président de la Russie Vladimir Poutine en personne a décidé de la campagne de cyberpropagande.

Quatre membres de la campagne Trump 2016 ont aussi été poursuivis, mais pour des délits qui ne sont pas directement liés à une éventuelle collusion, qui n’est toujours pas avérée, d’après les documents rendus publics à ce stade.

L’opinion publique

La stratégie de l’équipe Trump à l’entame de cette deuxième année d’enquête ? Prendre l’opinion publique à partie pour réclamer qu’un point final y soit rapidement mis.

« Allons ! Ils ont eu une année entière », tempête Rudy Giuliani, l’un des avocats du président septuagénaire dans un entretien à Politico. « Nous allons faire monter la pression pour que cela se termine, cela n’a que trop duré. »

« Dans l’intérêt du pays, je pense qu’il est temps de conclure », a affirmé il y a quelques jours le vice-président Mike Pence, qui se tient pourtant soigneusement à l’écart de ce dossier depuis le premier jour.

Mais il apparaît peu probable que Robert Mueller, un homme austère et méthodique qui s’est jusqu’ici gardé de dévoiler son jeu, modifie son approche ou son calendrier dont personne à Washington n’a la moindre idée.

Une question intrigue chacun : quelle voie procédurale va-t-il suivre ? Le débat divise les juristes américains.

Rudy Giuliani affirme avoir la certitude qu’il n’inculpera pas Donald Trump même s’il estime avoir rassemblé suffisamment d’éléments à son encontre. Si c’était effectivement le cas, il suivrait ainsi l’analyse du ministère de la Justice selon lequel la Constitution interdit d’engager des poursuites contre un président en exercice.

Cela ne signifie pas pour autant que son enquête aura été menée en vain : il pourrait en effet choisir de rédiger un rapport détaillé résumant les éléments rassemblés qui pourrait servir de base à une éventuelle procédure de destitution au Congrès.

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