La poursuite d’un cheminement

Jean-Jacques Daigneault accepte un poste d’entraîneur-chef à Halifax… en espérant un retour dans la LNH.

Depuis plusieurs années déjà, Jean-Jacques Daigneault souhaitait devenir entraîneur-chef un de ces jours. Il va pouvoir réaliser ce rêve à compter de la saison prochaine, depuis l’arrière du banc des Mooseheads de Halifax.

L’équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec a annoncé hier l’embauche de Daigneault, 53 ans, à titre d’entraîneur-chef avec un contrat de trois ans. Il succède ainsi à Éric Veilleux, parti chez le Crunch de Syracuse, dans la Ligue américaine, pour y occuper un poste d’adjoint.

Daigneault, qui avait passé la dernière saison à titre d’adjoint avec le Rampage de San Antonio dans la Ligue américaine (le club-école des Blues de St. Louis), avait ce déménagement en tête depuis quelques semaines déjà.

« J’ai demandé aux Blues la permission de parler à d’autres clubs, au moment où l’équipe s’est retrouvée en finale de la Coupe Stanley », a-t-il expliqué hier lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse.

« J’étais bien entouré à San Antonio, et il me restait deux ans de contrat, mais j’ai toujours cru en l’idée de devoir faire ses classes, et je suis un peu rendu là dans mon cheminement. Je ne m’attendais pas à devenir entraîneur-chef à San Antonio ou avec les Blues, alors quand les Mooseheads ont appelé, j’étais très intéressé. »

L’ancien défenseur, qui avait été un choix de premier tour (le 10e au total) des Canucks de Vancouver en 1984, ne s’en cache pas, par ailleurs : il aimerait un jour revenir derrière un banc de la Ligue nationale, mais cette fois, pas à titre d’adjoint.

« C’est sûr que c’est le but éventuel, diriger une équipe de la LNH. Je ne vais pas le crier sur tous les toits, mais c’est le but. »

— Jean-Jacques Daigneault

Depuis sa retraite à titre de joueur, au terme de la saison 2000-2001, Daigneault aura donc été adjoint dans l’ECHL, dans la LAH et bien sûr dans la LNH avec le Canadien, qui lui avait offert un poste en 2012 aux côtés de l’entraîneur-chef Michel Therrien. Ensuite, quand Therrien a été largué en février 2017, les jours de Daigneault semblaient comptés.

« Je n’ai pas cru que ça allait être la fin parce que Michel n’était plus là, corrige-t-il. En même temps, ça faisait six ans que j’étais l’entraîneur des défenseurs avec le Canadien, et quand on y pense, combien d’entraîneurs des défenseurs ont duré aussi longtemps à Montréal, à part Jacques Laperrière ? À un moment donné, c’est peut-être tout simplement que les joueurs ont besoin d’entendre une nouvelle voix. »

« La page a été tournée »

« Pour moi, la fin de mon association avec le Canadien, c’est du passé, la page a été tournée, il n’y a aucune amertume. J’ai toujours été un fan du Canadien, j’ai grandi avec cette équipe-là, et j’ai eu la chance de gagner la Coupe Stanley avec l’équipe en 1993. Je ne travaille plus avec l’organisation, mais je demeure un fan.

« J’ai tout donné avec le Canadien, et puis il vient un certain moment où il doit y avoir des changements. C’est comme ça. Depuis que je suis impliqué dans le monde du hockey, ça doit faire 20 fois que je déménage. Au fait, peux-tu écrire que ma femme est un ange ? C’est elle qui doit endurer tout ça. »

Dans l’immédiat, Daigneault prévoit rester un peu à San Antonio pour ensuite se préparer au camp des Mooseheads, qui s’amorcera en août. « Ça fait 13 ans que je suis un assistant, dans la LAH et ensuite dans la LNH avec Montréal… Ce sont des saisons qui m’ont permis de gagner en expérience et m’ont mené où je suis présentement », conclut-il.

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