À PETITES DOSES

L'actualité scientifique hebdomadaire

Zoologie

Quand Rome inventait l’étalon

On doit à la Rome impériale le statut spécial de l’étalon dans la reproduction équine, selon une étude publiée à la mi-avril dans la revue Science Advances. Les chercheurs ont analysé le génome de 96 squelettes de chevaux européens et asiatiques des 5000 dernières années et ont remarqué que l’homogénéisation progressive du génome mâle avait commencé en 1500 av. J.-C. Mais c’est il y a 2000 ans que la sélection basée sur le mâle s’est imposée partout dans l’Empire romain et ailleurs en Asie. Auparavant, certains peuples sélectionnaient les meilleures juments plutôt que les meilleurs étalons. — Mathieu Perreault, La Presse

Astronomie

De l’hélium sur une exoplanète

Des astrophysiciens britanniques ont découvert pour la première fois de l’hélium dans l’atmosphère d’une exoplanète. Il s’agit de WASP-107b, une géante gazeuse de la classe « super-Neptune » qui se trouve à 200 années-lumière de la Terre. Découverte l’an dernier par un télescope suisse au Chili, WASP-107b est l’une des planètes ayant la plus faible densité de l’univers et l’une des plus chaudes (500 °C), parce qu’elle n’a une orbite que de 5,7 jours autour de son étoile. Les chercheurs de l’Université Exeter ont utilisé le télescope spatial Hubble pour détecter l’hélium s’échappant de l’atmosphère de l’exoplanète.

— Mathieu Perreault, La Presse

Chiffre

40

Nombre de scientifiques de France, d’Allemagne, de Chine et du Royaume-Uni qui ont été nécessaires pour séquencer le génome complet de la rose, l’une des fleurs les plus prisées du monde. Surprise : les scientifiques ont découvert que la rose est une proche parente de… la fraise, car les deux espèces ont des ancêtres communs. — Philippe Mercure, La Presse

En images

Les meilleures photos de science de l’année

La biologiste américaine Callie Veelenturf, accompagnée d’une impressionnante tortue luth, figure sur la photo gagnante d’un concours organisé par le magazine Nature.

Psychologie

Quand les germes freinent l’amour

D’un côté, l’attraction exercée par une charmante personne. De l’autre, la peur de tomber malade. Ces deux besoins – tisser des liens avec un partenaire éventuel et se protéger des maladies – peuvent s’opposer. Et des chercheurs de l’Université McGill viennent de montrer que la peur des microbes peut l’emporter sur l’amour. En étudiant de jeunes Montréalais célibataires hétérosexuels en pleines rencontres éclair dans un bar, ils ont montré que les gens plus dédaigneux éprouvent moins d’attirance et flirtent moins fort que les autres. Ils expliquent les résultats par l’activation d’un « système immunitaire comportemental », un mécanisme de protection suggéré par les scientifiques qui freinerait nos élans quand on perçoit un risque de maladie, réel ou imaginaire. « Nous ne nous attendions pas à ce que ce soit le cas en situation de rencontre amoureuse », indique Natsumi Sawada, titulaire d’un doctorat en psychologie de l’Université McGill et auteure principale de l’étude publiée dans Personality and Social Psychology Bulletin. — Philippe Mercure, La Presse

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