turquie

« Eh, Nétanyahou, tiens-toi bien. Tu es un tyran. »

— Le président turc Recep Tayyip Erdoğan, s’en prenant à son homologue israélien Benyamin Nétanyahou. Alors qu’ils sont tous deux en pleine campagne électorale, Erdoğan a accusé Néthanyahou de « massacrer des enfants palestiniens », alors que ce dernier l’a accusé de commettre « un génocide contre les Kurdes ». (AFP)

Nigeria

Au moins huit morts dans l’effondrement d’un immeuble abritant une école

Un immeuble de quatre étages abritant une école s’est effondré hier à Lagos Island, un quartier populaire de la capitale économique nigériane, faisant au moins huit morts.

Le dernier étage abritait une école maternelle et primaire, tandis que des appartements et des commerces occupaient le reste de l’immeuble.

« Trente-sept personnes ont été sorties vivantes et huit personnes ont été retrouvées mortes », a annoncé hier soir l’Agence de gestion des urgences de l’État de Lagos (SEMA).

« Des dizaines d’enfants » se trouvaient à l’intérieur du bâtiment lorsqu’il s’est écroulé. Les opérations pour secourir les victimes se poursuivaient au moment d’écrire ces lignes.

En fin d’après-midi, une marée humaine entourait les lieux de l’accident près du marché Itafaji, pendant que les secours tentaient de dégager des victimes dans une confusion totale.

— Agence France-Presse

Italie

Une victime jugée trop laide pour avoir été violée

Le ministère italien de la Justice a ouvert une enquête préliminaire après qu’un tribunal d’appel eut infirmé une condamnation pour viol, en partie parce que la femme qui aurait été agressée serait trop laide « pour être crédible ». Ce jugement a suscité l’indignation en Italie. Une foule en colère s’est massée lundi devant le tribunal de la ville d’Ancône. Deux Péruviens ont été reconnus coupables du viol d’une Péruvienne en 2015, mais ont ensuite été blanchis en appel quand le tribunal a estimé que la présumée victime n’était pas crédible. La cour avait alors noté que les suspects ne trouvaient pas la femme attirante et qu’ils la jugeaient trop « masculine ». Les raisons qui sous-tendaient la décision n’ont été dévoilées que tout récemment.

— Agence France-Presse

Belgique

Fin du maquillage noir des « Noirauds », assimilé au blackface

Les « Noirauds », qui déambulent chaque année à Bruxelles dans un costume censé représenter un notable africain, ont annoncé hier le remplacement de leur grimage noir, comparé à la pratique raciste du blackface, par les couleurs noire, jaune et rouge du drapeau belge. « Ça faisait quelques années qu’on réfléchissait à évoluer » afin d’« éviter les polémiques » et « de se heurter à quelques personnes qui trouveraient que ce maquillage noir n’est plus d’actualité », a expliqué Albert Vermeiren, ancien président de l’association caritative bruxelloise. Les Noirauds s’exhibent chaque année en période de carnaval pour recueillir des fonds destinés aux enfants défavorisés.

— Agence France-Presse

Bangladesh

Des réfugiés rohingya seront déplacés dans une île

Le Bangladesh va commencer à transférer en avril des dizaines de milliers de musulmans rohingya des camps de réfugiés surpeuplés près de la frontière birmane vers une île isolée du golfe du Bengale, a indiqué hier un membre du gouvernement à Dacca, un projet très controversé. Des abris et des barrages antisubmersion ont été construits à Bhashan Char, un îlot boueux apparu en 2006 seulement dans le golfe du Bengale, dans le but d’y déplacer 100 000 réfugiés rohingya. Le Bangladesh évoque ce projet depuis des années, mais le projet de déplacer dans cette île une partie des quelque 1 million de réfugiés rohingya vivant près de sa frontière avec la Birmanie était jusqu’ici au point mort. Cette proposition est impopulaire au sein de la communauté des réfugiés rohingya. 

— Agence France-Presse

Brésil

Deux anciens élèves tuent huit personnes par balles dans une école

Deux anciens élèves ont tué par balle huit personnes avant de se donner la mort hier matin dans un collège de Suzano, a annoncé la police.

L’attaque dans l’établissement scolaire situé dans le Grand São Paulo, dans le sud-est du Brésil, a également fait au moins 10 blessés, a ajouté un porte-parole.

Les assaillants ont été identifiés comme deux anciens élèves de 17 et de 25 ans dont les motivations restaient, pour l’heure, inconnues. Les victimes sont cinq élèves, une conseillère pédagogique et un gardien de l’établissement, ainsi que le propriétaire d’une station-service, abattu avant de pénétrer dans l’école.

« C’est la scène la plus triste à laquelle j’ai assisté de toute ma vie », a dit le gouverneur de l’État de São Paulo, Joao Doria.

Ils ont utilisé « un revolver .38 et une arme […] semblable à un arc avec des flèches », a dit un responsable des forces de sécurité. L’attaque a eu lieu pendant la récréation des collégiens.

Après avoir tiré sur les personnes qui se trouvaient dans la cour, les assaillants « se sont dirigés vers le laboratoire de langue où s’étaient réfugiés des élèves et ils se sont suicidés dans un couloir ».

Selon des témoins cités par la télévision, les agresseurs portaient des masques avec des têtes de mort.

La chaîne de télévision Globonews a diffusé des images d’élèves s’enfuyant en courant après avoir escaladé les murs d’enceinte.

Cris d’effroi

De nombreux parents s’étaient rassemblés devant l’école, attendant avec anxiété des nouvelles de leurs enfants scolarisés dans l’établissement public Raul Brasil, a constaté un photographe de l’AFP.

« Ma fille m’a appelée en me disant : ‟Maman, viens vite, il y a des tirs, il y a des blessés, il y a des morts” », a raconté la mère d’une élève.

Ce type d’attaque avec arme à feu dans un établissement scolaire est rare au Brésil.

En avril 2011, un ancien élève d’une école de la banlieue ouest de Rio avait tiré sur des écoliers, en tuant 12 et en blessant plusieurs autres, avant de se donner la mort.

Le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, peu après son arrivée au pouvoir en janvier, a libéralisé la détention d’armes à feu, une mesure qui correspondait à une promesse de campagne, mais qui est très controversée. Ses détracteurs estiment qu’elle ne va faire qu’aggraver la violence armée.

— Agence France-Presse

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