NPD

« On n’est pas exactement où l’on voudrait être comme parti au Québec en ce moment. Le meilleur chemin à suivre pour le NPD au Québec est de reconnecter avec l’ensemble des progressistes pour une alternative claire au gouvernement libéral de Justin Trudeau. »

— Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice, qui a été nommé hier « chef adjoint » par le chef Jagmeet Singh

Procès d’Alexandre Bissonnette

La Couronne porte la peine en appel à son tour

Les tribunaux n’ont pas fini de se pencher sur l’attentat à la Grande Mosquée de Québec. Après Alexandre Bissonnette qui a décidé d’en appeler de sa peine, c’est au tour de la Couronne de le faire. La poursuite estime que la peine infligée au meurtrier, qui a fait six morts le 29 janvier 2017 dans un geste prémédité, n’est pas suffisante. Il y a un mois, le juge François Huot, de la Cour supérieure, a condamné Bissonnette à la prison à vie sans possibilité de libération avant 40 ans. Mais cette peine « ne reflète pas la gravité de l’infraction et le degré de responsabilité » du tueur, estime la Couronne. Celle-ci demande à la Cour d’appel du Québec d’infirmer la décision et d’imposer une peine à vie sans possibilité de libération avant 50 ans au tueur. Bissonnette aurait 77 ans au moment de pouvoir demander une libération conditionnelle. Dans sa décision rendue le 8 février dernier, le juge Huot avait choisi de ne pas imposer une peine de 50 ans ferme, la jugeant exagérée. — Gabriel Béland, La Presse

Meurtre au café Hillside en 2016

Un accusé incapable de poursuivre le procès pour des raisons de santé

Un des deux hommes accusés d’avoir tué un client innocent dans un café de la rue Fleury en 2016, parce qu’ils l’auraient confondu avec un mafieux, ne pourra continuer à avoir son procès avec son coaccusé en raison de problèmes de santé. Depuis janvier, Jeff Joubens Theus et Ebamba Ndutu Lufiau avaient ensemble leur procès devant jury pour le meurtre d’Angelo D’Onofrio, un client qui était attablé paisiblement au café Hillside, dans le nord de la ville. Les enquêteurs de la section des homicides du Service de police de la Ville de Montréal ont déterminé que Theus était le tireur et Lufiau, le chauffeur qui l’avait conduit sur place et après le meurtre. Hier, le juge Daniel Royer a toutefois expliqué au jury que Lufiau ne pourrait pas continuer à avoir son procès pour le moment. « Il a possiblement fait un AVC », a expliqué le magistrat, en ajoutant que les opinions médicales reçues à son sujet indiquaient qu’il n’était pas apte à continuer les audiences. Son procès a donc été séparé de celui de Theus et remis. — Vincent Larouche, La Presse

Laval

De Cotis n’entend pas être candidat à la mairie

Même s’il vient de changer de véhicule politique, l’ancien président du comité exécutif David De Cotis n’entend pas être candidat à la mairie de Laval lors des prochaines élections municipales de 2021. Son collègue, le conseiller municipal Michel Poissant, n’a toutefois pas fermé la porte à cette possibilité. M. Poissant, qui a une longue expérience en développement, en gestion d’entreprises et en capital de risques pendant 14 ans au sein du Fonds de solidarité de la FTQ, s’est borné à dire « on verra ». MM. De Cotis et Poissant ainsi que trois autres élus municipaux, tous dissidents de l’équipe du maire Marc Demers depuis juin dernier, se sont joints hier au parti Action Laval. Comme l’annonçait La Presse vendredi dernier, ils souhaitent ainsi regrouper leurs efforts pour constituer une solution de rechange à l’administration Demers, ce qui se mettra en place dès ce soir au conseil municipal, promet-on. — Kathleen Lévesque, La Presse

Jugement contre les cigarettiers 

JTI-Macdonald obtient une suspension des procédures

Alors que les Québécois rendus malades par le tabac venaient tout juste d’obtenir confirmation d’un jugement de 15 milliards contre les cigarettiers, l’un d’entre eux, JTI-Macdonald, a obtenu une suspension des procédures qui fait en sorte qu’ils n’ont pas à leur verser d’argent pour le moment. Un « déni de justice » pour les victimes, dénonce le Conseil québécois sur le tabac et la santé. Un autre bras de fer commence ainsi entre les victimes québécoises du tabac et les fabricants de cigarettes. C’est le Conseil québécois sur le tabac et la santé qui a mené de front les deux actions collectives intentées au Québec contre les trois géants du tabac canadiens. Ces actions ont été couronnées de succès en Cour supérieure, puis confirmées récemment par la Cour d’appel, le 1er mars dernier. Or, une semaine jour pour jour après ce jugement, JTI-Macdonald s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. — La Presse canadienne

Beaconsfield

Victoire face à un promoteur dans la protection du Bois Angell

Beaconsfield a de nouveau obtenu gain de cause devant les tribunaux face à un promoteur immobilier voulant la forcer à autoriser un projet résidentiel sur le site du Bois Angell. La Cour d’appel a rejeté la demande de Yale Properties qui souhaite invalider un règlement adopté en 2010 afin de protéger le secteur boisé. Beaconsfield a adopté un règlement de contrôle intérimaire afin de restreindre les constructions sur ce terrain. Propriétaire depuis 1981, Yale Properties avait intenté une poursuite, accusant la municipalité d’expropriation déguisée. La Cour du Québec avait toutefois donné raison à Beaconsfield en août 2017, décision maintenue par la Cour d’appel. Les trois juges estiment que l’entreprise ne dispose pas de droit acquis, n’ayant pas déposé de demande de permis de construction en bonne et due forme.

— Pierre-André Normandin, La Presse

DÉCISION DU CMQ

Médecin radiée quatre mois pour avoir prescrit massivement des narcotiques

Une médecin qui a notamment prescrit des milliers de comprimés de narcotiques à un proche vient d’être radiée pour quatre mois par le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec.

La Dre Isabelle Larouche, médecin de famille, a admis sa culpabilité à trois chefs d’infraction pour avoir, pendant plus de 30 mois, délivré un nombre « effarant » d’ordonnances à trois personnes de son entourage, écrit le Conseil dans sa décision.

La Dre Larouche exerce la médecine familiale depuis 2013. Entre mai 2015 et novembre 2017, elle a rédigé plusieurs ordonnances médicamenteuses pour un de ses proches, pour qui elle a agi comme médecin de famille « dépanneur » pendant huit mois. Dans la liste des médicaments prescrits par la Dre Larouche à cette personne se trouvent, entre autres, plus de 5500 comprimés d’Oxycodone.

En décembre 2017, une pharmacie a créé un « dossier Alerte » au nom du patient visé et a mis la situation au jour.

Dans son témoignage, la Dre Larouche a affirmé que « lors de la première ordonnance en 2015, elle espérait qu’elle n’offrait qu’un dépannage » à son proche, est-il écrit. Mais celui-ci se serait ensuite retrouvé sans médecin de famille. La Dre Larouche dit avoir subi « beaucoup de pression pour émettre ces ordonnances » et s’être retrouvée dans « un cercle vicieux, dans une spirale ».

En plus de cette infraction, le Conseil de discipline reprochait à la Dre Larouche d’avoir rédigé pendant 17 mois plusieurs ordonnances de Ritalin, de Concerta et d’Ativan à une deuxième personne de son entourage, et d’avoir rédigé une ordonnance de Concerta renouvelable 11 fois en juin 2017 et une ordonnance d’Ativan en novembre 2017 à une troisième personne de son entourage.

Manquements graves

La Dre Larouche a plaidé coupable aux trois chefs de la plainte. Elle a admis rapidement les faits et a émis des regrets, peut-on lire dans la décision. La Dre Larouche a reconnu avoir commis des « manquements graves de jugement ». Elle a toutefois affirmé que son milieu de travail actuel est sain, que ses collègues et patients l’apprécient. Selon elle, ses risques de récidive sont faibles. Un avis que le Conseil de discipline dit avoir « décidé de croire ».

Dans sa décision, le Conseil de discipline souligne toutefois que les faits reprochés sont « graves » et qu’ils se sont échelonnés sur une longue période. Le Conseil constate que « malgré le repentir qui anime l’intimée, il en résulte une forme d’insouciance de sa part ».

Dans sa décision, le Conseil de discipline note que le nombre de comprimés prescrits par la Dre Larouche est « effarant » et mentionne que le type de médicaments, soit majoritairement de l’Oxycodone, « est un puissant narcotique qui peut créer une dépendance ». Le Conseil de discipline a accepté la suggestion conjointe des deux parties et a imposé des périodes de radiation de quatre mois au premier chef, et de trois mois aux deux autres chefs, le tout à être purgé concurremment.

— Ariane Lacoursière, La Presse

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