À la carte

La scène gastronomique montréalaise se réinvente sans cesse. Ouverture de restaurants, nouveaux menus, évènements… Nous vous présentons chaque semaine ce qu’il ne faut pas manquer pour bien boire et bien manger.

En vedette

Plaisirs glacés

Depuis son ouverture fin mai, le nouveau bar laitier Iconoglace fait courir les foules. Ils sont nombreux à faire la file devant l’adresse de la rue Bélanger, dans La Petite-Patrie, afin de mordre à pleines dents dans un de ses délices glacés imaginés par Anabelle Berkani. L’entrepreneure, issue du milieu du cinéma, fomente ce projet depuis plusieurs années. Elle a commencé par reprendre cette crémerie de quartier, qui s’appelait Chez Rachid, l’été dernier, et l’a ouverte sans trop faire de vagues, question de s’initier au métier. L’hiver dernier, elle a commencé des rénovations majeures pour mettre le local à son goût, mais a été stoppée net dans ses projets par la pandémie. Malgré tout, elle a décidé d’ouvrir dans la tempête. Ainsi, on commande par la fenêtre, sans accès à l’intérieur, puis on déguste une molle, un sundae ou un flotteur en flânant ou en allant se poser sur la terrasse, à l’arrière, à laquelle on accède par la ruelle du côté.

« Iconoglace, c’est vraiment un bar laitier réinventé avec tout ce que tu trouves dans une crémerie traditionnelle, mais en mieux, avec les meilleurs ingrédients et une grande place au végétalisme », explique la propriétaire avec entrain. Sa crème glacée molle régulière est signée Coaticook. Sa version végane est à se rouler par terre : à base de lait d’avoine, elle est onctueuse et crémeuse, tout simplement parfaite. Et les parfums, toujours changeants, sont inspirants et à déguster en « twist ». Lors de notre passage, nous n’avons pu déterminer notre préféré entre vanille et pêche ou fraises-basilic et citron, les deux nous ayant également emballée. Les autres créations de Mme Berkani, qui dit s’être inspirée de ses nombreux voyages, sont à la fois ludiques et originales : cornet « drumstick » maison, « kombu-float », un flotteur réinventé à base de kombucha Gutsy, slush à base d’eau d’érable avec des sirops maison, comme l’argousier ou la camerise, ou des sirops de fruits purs, sundae « brownie suprême » avec fraises et framboises du Québec… Le plus difficile, c’est de faire un choix !

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

1320, rue Bélanger

Réouverture

L’Auberge Saint-Gabriel a du nouveau pour l’été

Rouvrir son établissement au cœur du Vieux-Montréal malgré l’absence quasi totale des touristes, Marc Bolay n’y voyait pas vraiment l’intérêt. Mais il s’est laissé convaincre par son équipe, impatiente de reprendre du service. Et c’est avec un nouveau chef exécutif, Amédée Bécherraz, anciennement au Bottega, que l’Auberge Saint-Gabriel a finalement relancé la machine, il y a trois semaines. Et, semble-t-il, les choses ne vont pas trop mal. « On réussit à faire parfois une quarantaine de clients par soir, qu’on installe majoritairement sur notre terrasse », explique le restaurateur. En tenant compte de la distanciation, bien sûr.

Le nouveau menu imaginé par le chef Bécherraz, d’origine suisse comme son patron, donne l’eau à la bouche et permet de mordre dans les fruits de l’été à pleines dents : des entrées tout en fraîcheur, comme une savoureuse tartelette aux tomates ancestrales et anchois blancs en escabèche ou encore une alléchante tartine de crevettes nordiques déposées sur une brioche maison et une généreuse portion de sauce tartare ; une section gril, directement sur la terrasse avec un BBQ au charbon, déclinant pieuvre, poulet de Cornouailles, dorade entière, homard, etc., à commander seuls ou avec des accompagnements de saison, qui changeront souvent. Une bonne adresse pour oublier nos vacances perdues, l’espace d’une soirée. — Iris Gagnon-Paradis, La Presse

426, rue Saint-Gabriel

Nouveauté

Le Pick-Up dans Hochelaga

L’Est a maintenant son Pick-Up, en version resto-bar. Ouvert dans un ancien restaurant La Belle Province, le casse-croûte avec permis d’alcool propose sa bouffe à emporter ou à manger sur la terrasse, qui accueille six tables à pique-nique, rue Ontario Est. Les classiques sandwichs au porc effiloché, au « faux porc » et au haloumi grillé sont au menu. S’ajoutent du poulet frit (et du « faux poulet frit »), des huîtres, des frites à l’ail, l’occasionnel taco, quelques salades de saison, du vin et des boissons non alcoolisées. Le chef Marc Giroux est copropriétaire avec Bernadette Houde et Penny Pattinson, aussi responsables du Pick-Up et du bar Alexandraplatz (rouvert le temps d’un été, sur réservation !), dans le Mile-Ex.

— Ève Dumas, La Presse

3739, rue Ontario Est

Livraison

Des boîtes-repas haut de gamme

Le chef Danny Smiles devait ouvrir un restaurant d’inspiration romaine. Ses plans ont été contrecarrés par la pandémie. Il s’est plutôt retrouvé à la maison avec sa petite fille âgée de 1 an, à cuisiner trois repas par jour, tandis que conjointe retournait au boulot. Ainsi naissait Mise en place, un service de boîtes-repas à la Goodfood, Cook It, etc., préparées par des chefs et cuisiniers de haut niveau, avec des ingrédients de saison ultrafrais et des emballages écologiques. Vos victuailles sont même livrées à vélo ou en voiture électrique. En plus des plats prêts à cuisiner (espadon à la sicilienne, raviolis, poulet entier avec sauce verte, keftas, etc.), le Marché du chef propose des légumes de saison, des sauces, des huiles, des trempettes, des desserts, etc. C’est comme si on avait accès au garde-manger d’un excellent restaurant italien, garni d’ingrédients qu’on aurait bien du mal à trouver ailleurs.

— Ève Dumas, La Presse

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