Belgique

« Je serai aussi sévère face à la terreur de l’extrême droite que pour celle des djihadistes. Je ne prends pas cela à la légère. »

— Koen Geens, ministre de la Justice de Belgique. Le pays estime qu’il y a sur son sol « une menace réelle » d’attentat perpétré par des militants d’extrême droite. Le ministre a cité des chiffres selon lesquels les services antiterroristes belges ont dans leur viseur « 30 propagandistes d’extrême droite, contre une dizaine l’an dernier ». (AFP)

COVID-19

Le chef de l’ONU appelle à « réinventer » le monde

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé jeudi à « réinventer » avec davantage de multilatéralisme le monde frappé par la pandémie, en espérant un sommet en septembre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité pour atténuer ses divisions. « La diplomatie, c’est le contact, la présence. Rien ne remplace les contacts personnels, la diplomatie personnelle […] qui peuvent générer de l’empathie, du consensus, le sentiment commun de travailler ensemble pour affronter les défis dramatiques auxquels nous faisons face », a-t-il expliqué, à la veille du 75e anniversaire de l’adoption, en juin 1945, de la Charte des Nations unies. Depuis mars, en raison de la pandémie, l’ONU ne fonctionne plus principalement qu’en virtuel et les divisions au Conseil de sécurité se sont encore accentuées, notamment entre les États-Unis et la Chine, deux membres permanents du Conseil avec la Russie, la France et le Royaume-Uni. Célébrer le 75anniversaire de l’ONU doit être l’occasion « ensemble de réinventer le monde que nous partageons », a affirmé António Guterres.

— Agence France-Presse

Portugal

Dix-neuf quartiers de la banlieue de Lisbonne reconfinés

Les habitants de 19 quartiers de la banlieue nord de Lisbonne où persistent des foyers de contagion au coronavirus seront de nouveau confinés à domicile à partir du 1er juillet, a annoncé jeudi le premier ministre António Costa. Au nom d’un « devoir civique de confinement à domicile », qui restera en vigueur pendant au moins deux semaines, ces populations ne pourront quitter leur domicile que pour aller travailler, faire des courses ou s’acheter des médicaments. Les rassemblements seront limités à cinq personnes. « Il ne s’agit pas d’un retour à la case départ », a insisté le chef du gouvernement socialiste, en faisant valoir que ces mesures visaient à répondre à « des situations de grande concentration de cas dans des zones d’habitation ». M. Costa a assuré que la crise restait « globalement stable » depuis que le Portugal a amorcé son déconfinement il y a presque deux mois.

— Agence France-Presse

Malawi

Le chef de l’opposition en tête de la présidentielle

Le chef de l’opposition au Malawi, Lazarus Chakwera, s’acheminait vers une victoire dans le scrutin présidentiel rejoué mardi après l’annulation pour fraudes de l’élection de 2019, selon des chiffres provisoires déjà rejetés par le camp du chef de l’État sortant. Le décompte provisoire de la radiotélévision publique et du quotidien The Times attribuait à M. Chakwera jusqu’à 59 % des suffrages, contre environ 38 % seulement à son adversaire Peter Mutharika. La Commission électorale (MEC) n’avait validé les résultats que de 338 des 5002 circonscriptions, jeudi soir. Son président, Chifudo Kachale, a appelé mercredi le pays au calme et à la patience. Lors du scrutin disputé en mai 2019, la MEC avait proclamé la victoire de Peter Mutharika, au pouvoir depuis 2014, avec 38,57 % des suffrages, contre 35,41 % à Lazarus Chakwera. Mais, saisie par l’opposition, la Cour constitutionnelle avait invalidé les résultats pour cause d’« irrégularités généralisées et systématiques » et ordonné la tenue d’un nouveau scrutin.

— Agence France-Presse

République démocratique du Congo

Fin d’une épidémie d’Ebola, mais d'autres défis sanitaires persistent

La République démocratique du Congo s’est offert jeudi un bref répit sur le front sanitaire en proclamant la fin de sa 10e épidémie de fièvre à virus Ebola, qui lui permet de se concentrer sur les autres défis à relever : nouveau foyer d’Ebola, coronavirus, ou encore rougeole. « Les virus ne s’arrêtent jamais », a constaté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, en félicitant les autorités congolaises pour leur « victoire » sur la deuxième crise d’Ebola en gravité de l’histoire. Cette dixième épidémie sur le sol congolais a tué 2287 personnes sur 3470 cas. Pour la première fois, la vaccination a été massivement utilisée sur plus de 320 000 personnes. Les responsables sanitaires espèrent que l’expérience permettra de juguler rapidement le nouveau foyer infectieux dans l’ouest, à plus de 1000 km. Il s’est déclaré en mai dans la province de l’Équateur, sans lien épidémiologique avec la crise sanitaire qui s’achève.

— Agence France-Presse

Réserves d’or entreposées à Londres

Qui est le représentant légitime du Venezuela ?

Un tribunal commercial a renvoyé jeudi à plus tard sa décision concernant le représentant légitime de la république vénézuélienne, à l’issue de quatre jours d’audience concernant le devenir de l’or du pays entreposé à Londres.

« Je le ferai évidemment dès que possible, mais je ne suis pas en mesure pour l’instant de vous dire précisément quand », a énoncé à l’issue des audiences le juge Nigel Teare, qui doit arbitrer entre l’administration du président Nicolás Maduro et l’opposant Juan Guaidó, reconnu comme président par intérim par une soixantaine de pays, dont le Royaume-Uni.

Si un tribunal commercial londonien a hérité de cette mission éminemment sensible, c’est du fait d’un conflit opposant la Banque centrale du Venezuela (BCV) à celle d’Angleterre (BoE), concernant des réserves d’or du pays d’Amérique du Sud entreposées à Londres.

Depuis la reconnaissance de l’opposant Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale du Venezuela, en tant que président par intérim du pays en février 2019, la Banque d’Angleterre a systématiquement refusé à Caracas de lui rendre une partie de ses réserves.

Lutte contre la COVID-19

Le Venezuela a effectué plusieurs demandes pour récupérer l’équivalent de 1 milliard de dollars de lingots, tandis que Juan Guaidó a écrit à deux reprises à la BoE pour lui enjoindre de rejeter ces demandes de Caracas.

Face aux refus de la BoE, la Banque centrale du Venezuela a donc fini par assigner la Banque d’Angleterre devant un tribunal, faisant valoir qu’elle avait besoin de ces fonds pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Selon l’avocat Nick Vineall, qui représente Calixto Ortega, président de la Banque centrale du Venezuela, le Royaume-Uni continue de reconnaître le président Maduro, notamment à travers ses relations diplomatiques, et les propos du ministre des Affaires étrangères de l’époque, qui avait soutenu M. Guaidó, ne changent rien.

Pour Diego Moya-Ocampos, spécialiste des Amériques pour le cabinet IHS Markit, interrogé par l’AFP, il est vrai que la reconnaissance de M. Guaidó par Londres s’est faite « de manière un peu ambiguë ».

Andrew Fulton, l’avocat du conseil d’administration alternatif de la BCV nommé par Juan Guaidó et invalidé par la Cour suprême, a, de son côté, fait valoir que le rôle de l’opposant et celui de l’Assemblée nationale étaient de « protéger les actifs et s’assurer qu’ils ne soient pas dilapidés par le régime kleptocratique de Maduro ».

Afin de prouver sa bonne foi, la BCV avait proposé en avril que l’or soit transféré directement au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui s’est dit disposé à l’envisager avec des conditions.

— Agence France-Presse

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