France

« Il n’y a ni croisade ni chapelle au Rassemblement national [RN, anciennement Front national], [Marion Maréchal] est la bienvenue si elle souhaite faire de la politique. »

— La chef du RN Marine Le Pen, en réaction aux vives critiques de sa nièce Marion Maréchal, ex-députée du Front national, qui a fait sa rentrée politique dans plusieurs médias vendredi

Biélorussie

Nouvelle manifestation monstre, 250 arrestations

Des dizaines de milliers de manifestants ont à nouveau défilé à Minsk dimanche pour protester contre le président Alexandre Loukachenko malgré la répression et l’arrestation de 250 personnes pour avoir « utilisé des drapeaux et autres symboles » de l’opposition. Les opposants ont encore fait face à un déploiement massif des forces de sécurité, équipées de blindés et de canons à eau, notamment devant la présidence où les protestataires ont tenté de se rendre avant d’être bloqués par la police. — Agence France-Presse

Élections régionales en Russie

Victoires pour des alliés de Navalny

Les alliés de l’opposant russe Alexeï Navalny, victime d’un empoisonnement présumé, ont revendiqué dimanche des victoires symboliques dans deux villes sibériennes lors d’élections régionales, marquées selon des observateurs indépendants par une série d’irrégularités.

Dans 41 des 85 régions russes, les électeurs étaient appelés à élire des gouverneurs, des assemblées régionales ou municipales et quatre députés du Parlement national.

À Novossibirsk, troisième ville du pays, l’équipe de M. Navalny a revendiqué la victoire de Sergueï Boïko, à la tête d’une coalition en lice pour l’élection du conseil municipal, qui défiait le parti du Kremlin avec le soutien de l’organisation du principal opposant russe.

À Tomsk, autre ville sibérienne, l’opposition a revendiqué l’obtention de deux sièges au conseil municipal, dont un pour Ksenia Fadeeva, candidate de 28 ans et directrice du bureau de campagne local de l’organisation d’Alexeï Navalny.

Une victoire à Tomsk serait symbolique pour l’opposition, car c’est dans cette ville que M. Navalny a été empoisonné, selon ses alliés.

Les résultats officiels ne sont pas encore connus dans ces deux villes comme dans le reste du pays et sont attendus ce lundi.

Dans un contexte économico-social difficile, d’accusations de corruption et d’une impopulaire réforme des retraites, la popularité du parti de Vladimir Poutine s’est érodée à un an des élections législatives. Russie Unie devrait néanmoins remporter l’écrasante majorité des sièges en jeu.

« Vote intelligent »

Le scrutin s’est déroulé sur trois jours, depuis vendredi, notamment dans des bureaux de vote mobiles et en plein air, officiellement pour limiter les risques liés au coronavirus comme lors du référendum constitutionnel de l’été ayant autorisé Vladimir Poutine à rester au pouvoir jusqu’en 2036.  

Selon l’opposition, ces méthodes rendent très difficile le travail des observateurs et favorisent les fraudes. D’après la présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, ces accusations « ne sont pas objectives et assez malveillantes ».

L’ONG spécialisée Golos a dénoncé « l’arbitraire » des responsables de nombreux bureaux de vote qui refusent notamment d’enregistrer les plaintes d’observateurs. Elle a fait état de 1570 violations qui lui ont été rapportées, dont des « bourrages d’urnes ».

À Novossibirsk, Sergueï Boïko a assuré à l’AFP dimanche avoir relevé « de très nombreuses infractions », notant par exemple que sur « le coffre-fort contenant les bulletins » des deux premiers jours de vote, « les scellés sont rompus ».

Ces élections ont été l’occasion pour l’organisation d’Alexeï Navalny de tester l’efficacité de sa tactique du « vote intelligent », qui consiste à appeler à voter pour le candidat le mieux placé pour faire perdre celui du pouvoir.

La méthode avait fait ses preuves l’été dernier à Moscou lors d’élections municipales, lors desquelles le pouvoir avait perdu de nombreux sièges.

« N’importe quelle victoire contre Russie Unie affaiblit la position du président Poutine », a ainsi estimé dimanche le bras droit de M. Navalny, Léonid Volkov.

— Agence France-Presse

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