stationnement

Montréal modernise ses bornes de paiement

Les trottoirs montréalais accueilleront des bornes de paiement de stationnement modernisées et plus faciles d’accès d’ici la fin de l’année.

Certaines bornes de paiement datent d’une quinzaine d’années, selon Charles Auger, directeur général de Stationnement de Montréal. Leur durée de vie anticipée était de 10 ans et certaines se retrouvent donc en fin de vie.

Leur modernisation et leur restauration ont déjà débuté. Le projet doit se faire en deux phases : l’installation de bornes neuves, puis la restauration des bornes existantes. Le tout devrait s’achever d’ici décembre 2019.

Deux cent cinquante bornes neuves sont en cours d’implantation à Montréal. Ces nouvelles installations répondent aux normes universelles d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Elles sont moins massives et plus basses, donc plus faciles d’utilisation pour une personne ayant des limitations physiques.

Même si les nouvelles bornes de péage seront de plus en plus visibles au cours des deux prochaines semaines, elles ne peuvent être utilisées pour le moment. L’équipe chargée de leur aménagement doit procéder à des tests sur la plateforme logicielle avant que le nouvel équipement soit fonctionnel.

Ces nouveaux dispositifs seront déployés à des endroits stratégiques, près des intersections.

« Effort écologique »

Sur le territoire de la Ville de Montréal, on compte actuellement 1331 bornes de stationnement. Mille d’entre elles seront restaurées d’ici la fin de l’année.

C’est par conscience écologique, mais également pour réduire les coûts, qu’elles ne seront pas remplacées par des bornes neuves. Le projet s’appuie sur un financement de 6 millions de dollars.

« Nous conserverons les boîtiers en acier inoxydable et remplacerons simplement les plateformes logicielles », explique M. Auger. Elles seront également dotées d’un nouvel écran plus lumineux et facile à lire et d’un clavier alphanumérique.

Pour « dépanner les usagers », de nouveaux modes de paiement seront ajoutés, précise M. Auger. Les automobilistes pourront désormais régler leur facture de stationnement avec leur carte de guichet. Les cartes de crédit seront acceptées selon les critères standards, comme la lecture de puces.

« Il y a un effort écologique derrière la récupération de l’équipement actuel. On voulait restaurer au lieu de jeter. Il a fallu trouver des fournisseurs prêts à travailler avec du matériel déjà présent », explique M. Auger. Stationnement de Montréal fait équipe avec l’entreprise J.J. MacKay Canada pour mener à bien le projet de modernisation.

Actions indécentes et exhibitionnisme

Nouvelles accusations contre un professeur de l’UQAM

Un professeur de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) accusé le printemps dernier d’avoir commis des crimes à caractère sexuel près d’une école montréalaise fait maintenant face à 12 accusations d’actions indécentes et d’exhibitionnisme. Benoît St-Onge aurait exhibé ses organes génitaux devant un enfant le mois dernier, alors qu’il était libéré sous de sévères conditions.

L’appel à la dénonciation lancé par la police de Montréal dans nos pages en mai dernier semble avoir porté ses fruits, puisque neuf nouveaux chefs d’accusation d’actions indécentes et d’exhibitionnisme ont été déposés contre Benoît St-Onge, le 3 octobre dernier. Ils s’ajoutent aux trois chefs déposés au printemps. Les crimes auraient été commis entre mai 2018 et septembre 2019, à Montréal, notamment à l’endroit d’enfants de moins de 16 ans, selon la dénonciation judiciaire.

Ces accusations découlent d’une enquête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au sujet de signalements pour exhibitionnisme autour du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, dans l’arrondissement d’Outremont. L’homme de 55 ans s’en serait pris à des élèves dans les rues près de l’établissement scolaire en exposant ses organes génitaux.

« C’est important de le dire, il ne les touchait pas, il ne leur parlait pas, il n’y avait aucun contact. Mais ce sont des actes criminels. Surtout que ce sont des jeunes filles qui sont impliquées ! Alors rapidement, nous avons mis en place des moyens importants pour localiser et identifier le suspect, mais aussi assurer la protection des gens dans le secteur », avait expliqué l’inspecteur Sébastien De Montigny, du poste de quartier 26, en entrevue avec La Presse en mai dernier.

La direction de l’UQAM préoccupée

Professeur à l’UQAM depuis 1995, Benoît St-Onge est suspendu avec solde depuis le 29 mai dernier pendant la durée du processus judiciaire.

La direction de l’UQAM est préoccupée par le dossier et suit de près les développements, a expliqué la porte-parole de l’établissement, Jenny Desrochers. Il n’est toutefois pas question de congédier le professeur d’expérience à ce stade-ci. D’autre part, « aucune plainte ou information » n’a été portée à l’attention de l’université au sujet du comportement de M. St-Onge, relève Mme Desrochers.

Le dossier de M. St-Onge sera de retour en cour le 9 décembre au palais de justice de Montréal.

— Avec Vincent Larouche, La Presse

Procès pour meurtres d’Ugo Fredette

La Couronne brosse le portrait d’un homme centré sur lui-même

Au procès d’Ugo Fredette, le procureur de la Couronne a lu chacun des 179 messages envoyés par l’accusé à son ex-conjointe Véronique Barbe, la veille de sa mort. Il l’a également appelée 19 fois, a fait valoir Me Steve Baribeau dans sa plaidoirie pour démontrer qu’il l’a tuée dans un contexte de harcèlement criminel, il y a deux ans.

Ces 179 messages ont été envoyés par l’accusé sur Facebook, alors qu’elle ne lui en a transmis que 27. Quant aux appels téléphoniques, il en a fait 19, alors qu’elle ne lui a téléphoné qu’une fois.

Ces messages ont été envoyés le jour même d’un rendez-vous du couple chez un thérapeute auquel Véronique Barbe a dit être « terrorisée » par Ugo Fredette, a souligné Me Baribeau au jury de 12 personnes, hier, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Elle a peur au point qu’elle ne veut pas rentrer chez elle avec lui, a plaidé le procureur, rapportant le témoignage du thérapeute Michel Corneillier.

Me Baribeau a plaidé toute la journée d’hier. Il a fait valoir que l’accusé a tué Véronique Barbe parce qu’il ne pouvait accepter leur séparation, parce que cela ne correspondait pas à « ses besoins » et à « sa petite personne ». Mme Barbe voulait mettre fin à la relation et qu’il quitte la maison, qu’elle allait mettre en vente, a-t-il ajouté.

« Il ne pouvait décrocher de la relation » et « il ne lâchait pas », a lancé le procureur.

« Tu auras ce que tu mérites »

Il a illustré cet argument en lisant les messages échangés sur Facebook le 13 septembre 2017.

« Ne me laisse pas seul », écrit-il, entre autres. « Je ne serai pas capable » ou encore « je ne veux pas être seul ». Il supplie la femme de 41 ans de le laisser revenir à la maison pour « vivre ses derniers milles » en famille. Il veut une autre chance, lui rappelle qu’elle avait promis un essai d’un mois et lui professe son amour.

Elle dit non. Elle répond « arrête » plus d’une fois, « STOP ».

« Tu auras ce que tu mérites. Je te demande de m’aider. Tu aimes mieux que je sois seul », écrit l’accusé.

Elle finit par lui demander si elle doit appeler quelqu’un « pour pas que tu me harcèles ou me blesses ». Elle écrit aussi qu’il lui fait peur.

Pourtant, dit le procureur, la version de l’accusé est qu’il est allé à la maison ce soir-là et qu’elle l’a accueilli, tout sourire et « chaude », et qu’elle voulait essayer un jeu sexuel.

« Est-ce que vous croyez ça ? », a demandé Me Baribeau au jury. « Qu’est-ce que votre bon sens et votre logique vous dictent ? »

Véronique Barbe a été retrouvée sans vie, le lendemain, dans sa maison de Saint-Eustache.

Ugo Fredette est aussi accusé du meurtre prémédité d’Yvon Lacasse, 71 ans. Selon la théorie de la poursuite, Fredette a pris la fuite avec un enfant après le meurtre de Véronique Barbe, à bord du camion de son employeur. Puisqu’il était trop facilement repérable sur les routes du Québec, il a tué le septuagénaire pour lui voler sa voiture et poursuivre sa cavale plus discrètement, a fait valoir Me Baribeau.

Québec

Coup d’éclat d’Extinction Rebellion à l’Assemblée nationale

Québec — Une poignée de militants d’Extinction Rebellion ont déversé un colorant rouge dans la fontaine située en face de l’Assemblée nationale pour représenter « le sang des innocentes victimes des changements climatiques ».

« Les gouvernements ont reconnu l’urgence climatique, mais n’agissent toujours pas. On en est rendus à ce genre d’action pour se faire entendre », explique Geneviève Dorval, co-porte-parole d’Extinction Rebellion Ville de Québec.

La fontaine de Tourny a été remplie d’un colorant « non toxique, non chimique », et avait l’air d’un punch aux fruits. Cinq militants se sont couchés au sol en prétendant être morts. L’action pacifique a duré une dizaine de minutes. Une militante de 32 ans, celle qui aurait mis le colorant dans la fontaine, a été arrêtée pour méfait.

« Le gouvernement Legault est climato-passif », a accusé Anne Rufiange, l’une des militantes. Elle a demandé l’arrêt du projet GNL Québec et l’abandon du troisième lien. « C’est insensé de faire construire ce mégaprojet qui va augmenter l’étalement urbain, qui va provoquer une augmentation de voitures », a dit Mme Rufiange, à propos de ce projet de tunnel cher au gouvernement de François Legault.

D’autres actions à venir

Extinction Rebellion a attiré l’attention cette semaine lorsque des militants ont grimpé sur le pont Jacques-Cartier, ce qui a entraîné sa fermeture en pleine heure de pointe. À Québec, le groupe n’exclut pas d’autres actions de désobéissance civile.

« On a tout essayé pour que les gouvernements nous écoutent. On était 600 000 à marcher au Québec le 27 septembre pour demander des actions concrètes et drastiques pour diminuer les gaz à effet de serre, fait valoir Mme Rufiange. On demande d’arrêter l’exploitation des énergies fossiles. Les scientifiques le disent depuis 30 ans. »

L’action de cette semaine à Montréal a créé un bouchon monstre. Plusieurs automobilistes ont critiqué les militants écologistes.

« Il y a des gens pris dans des inondations, qui meurent dans des canicules, et ces gens-là subissent beaucoup plus les conséquences que ceux pris dans le trafic pendant deux heures, répond Anne Rufiange. Proportionnellement à ce qui s’en vient avec les changements climatiques, l’impact était négligeable. »

Juristes de l’État

Québec porte en appel le jugement

Le gouvernement Legault porte en appel le jugement qui a déclaré inconstitutionnelle la loi spéciale ayant forcé le retour au travail des 1100 juristes de l’État en 2017. Les libéraux de Philippe Couillard avaient fait adopter cette loi sous le bâillon, alors que les avocats et les notaires du gouvernement étaient en grève depuis quatre mois – la plus longue dans le secteur public de l’histoire du Canada. Les députés de la Coalition avenir Québec avaient voté contre, et le chef François Legault avait même appuyé la principale revendication du syndicat Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ). Or son gouvernement a décidé d’en appeler du jugement, a-t-on confirmé à La Presse hier. En plus d’interdire l’exercice du droit de grève et d’ordonner le retour au travail, la loi spéciale prévoyait un mécanisme de poursuite des négociations, un processus de médiation et, à défaut d’entente, l’imposition des conditions de travail inférieures à la dernière offre qui leur avait été faite. La principale revendication de LANEQ à l’époque, et que François Legault avait appuyée, visait un changement au régime de négociation des juristes. — Tommy Chouinard, La Presse

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