Afrique du Sud

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Nombre de cornes de rhinocéros saisies dans la province du Nord-Ouest, en Afrique du Sud, a annoncé hier la police. Il s’agit d’une des plus importantes saisies jamais effectuées dans le pays, selon le porte-parole des Hawks (Faucons), l’unité d’élite de la police sud-africaine. Les cornes étaient destinées aux marchés asiatiques, d’après les autorités. Deux personnes ont également été arrêtées.

— Agence France-Presse

Répression au Nicaragua

Ottawa suspend toute aide directe 

Ottawa a suspendu depuis l’été dernier toute aide directe au Nicaragua en raison de ce qu’il qualifie de détérioration de la situation sur le plan des droits de la personne, a confirmé hier un porte-parole d’Affaires mondiales à La Presse canadienne, une information d’abord révélée par CBC. Le gouvernement de Daniel Ortega a violemment réprimé les manifestations qui se sont amorcées en avril de l’an dernier pour protester contre les coupes dans le régime de retraite du pays. Les opposants ont rapidement demandé la démission du président. Selon l’opposition nicaraguayenne, plus de 640 personnes sont détenues pour des raisons politiques. Le gouvernement soutient que ce nombre n’est pas aussi élevé, indiquant avoir libéré plusieurs prisonniers au cours des récents mois. La nouvelle de la suspension de l’aide directe au Nicaragua a été divulguée par la CBC, qui a cité une note d’Affaires mondiales Canada recommandant en août de ne pas l’annoncer publiquement. — La Presse canadienne

Yémen

Washington prié d’aider les Saoudiens à s’extraire du conflit

Les États-Unis doivent aider l’Arabie saoudite à s’extraire du conflit au Yémen, estime l’organisation de prévention des conflits International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié hier. Selon les auteurs de l’étude, Washington devrait nommer un émissaire pour cette crise et suspendre la plupart de ses livraisons d’armes aux Saoudiens jusqu’à ce qu’ils mettent fin à leur intervention au Yémen, lancée il y a quatre ans contre les rebelles houthis. La coalition militaire dirigée par Riyad « doit cesser de chercher comment arracher péniblement une quelconque victoire sur le papier et s’engager pleinement dans la recherche d’une issue politique, même si cela signifie donner plus de poids qu’elle ne le souhaite aux Houthis dans l’immédiat ». « Les États-Unis doivent montrer la voie en trouvant leur propre sortie », ajoute ICG. — Agence France-Presse

Libye

Au moins 121 morts en 10 jours d'affrontements

Au moins 121 personnes ont été tuées en 10 jours d’affrontements au sud de la capitale libyenne Tripoli, mais les positions des deux camps rivaux libyens sur le front semblent figées dans un quasi-statu quo depuis des jours. Les combats violents qui opposent les forces du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, à celles du Gouvernement d’union nationale (GNA) établi à Tripoli, depuis le 4 avril, ont également fait 561 blessés, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui n’a pas précisé le nombre de civils parmi ces victimes. L’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par le maréchal Haftar, a lancé il y a 10 jours une offensive en vue de s’emparer de la capitale, siège du GNA de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale. — Agence France-Presse

Iran

Un an de prison pour avoir protesté contre le port du voile

Une femme ayant manifesté publiquement son opposition à l’obligation de porter le voile islamique en Iran a été condamnée à un an de prison, a indiqué hier son avocat à l’AFP. Vida Movahéd avait été arrêtée en octobre pour être apparue tête nue au sommet du dôme au centre de la place Enghelab (« Révolution » en persan) en agitant à bout de bras son voile et des ballons rouges, a indiqué MPayam Dérafchane. Poursuivie pour « incitation à la corruption et à la débauche », Mme Movahédi a été condamnée le 2 mars à un an de prison, a précisé l’avocat à l’AFP, confirmant une information de l’agence officielle iranienne Irna. La mère d’une petite fille de 2 ans, selon MDérafchane, avait déjà protesté seule fin décembre 2017, dans la rue Enghelab – une artère emblématique du centre de Téhéran – contre l’obligation faite aux femmes de se voiler dans l’espace public. La jeune femme était alors devenue l’égérie d’un mouvement de contestation contre le port du voile, rapidement réprimé par les autorités. — Agence France-Presse

Législatives en Finlande

Les sociaux-démocrates battent de justesse l'extrême droite

Les sociaux-démocrates ont remporté hier les élections législatives en Finlande, 20 ans après leur dernière victoire, disposant d’une courte avance sur les Vrais Finlandais (extrême droite).

Le parti, mené par l’ancien ministre des Finances Antti Rinne, obtient 40 sièges sur 200 au Parlement, les Vrais Finlandais en récoltent 39, selon les résultats définitifs. Seulement 0,2 point sépare les deux partis au terme d’une soirée électorale à suspense.

Les sociaux-démocrates signent leur retour sur le devant de la scène politique, quatre ans après leur échec aux législatives de 2015, où le parti a terminé quatrième.

« Pour la première fois depuis 1999, les sociaux-démocrates sont le parti du premier ministre », a déclaré M. Rinne aux militants.

Le parti est arrivé pour la dernière fois en tête des législatives en 1999. Paavo Lipponen avait alors conduit une coalition gauche-droite, jusqu’en 2003. Depuis, les sociaux-démocrates ont participé à plusieurs gouvernements, sans toutefois en prendre la tête.

Ils ont fait campagne contre la politique d’austérité conduite par la coalition gouvernementale sortante, composée du Centre, du Parti de la coalition nationale (droite) et du parti Réforme bleue (eurosceptique), qui a permis de sortir le pays de la récession en 2016.

Le Parti du Centre du premier ministre sortant Juha Sipilä est, lui, relégué à la quatrième place, perdant 18 sièges. M. Sipilä a rapidement reconnu sa défaite. « Nous sommes les plus grands perdants de cette élection », a-t-il regretté.

Vague populiste

« Je ne m’attendais pas à un tel résultat, personne ne s’attendait à cela », a réagi de son côté Jussi Halla-aho, chef de file des Vrais Finlandais, devant des militants à Helsinki.

En 2015, le parti d’extrême droite était entré dans le gouvernement de centre-droit, un choix politique – ainsi que la modération de ses positions, notamment sur l’Europe – qui avait été perçu comme une trahison par ses militants les plus radicaux.

En 2017, les Vrais Finlandais ont finalement implosé et quitté le gouvernement : une majorité de leurs députés ont fondé Nouvelle Alternative (rebaptisée Réforme bleue par la suite), parti qui est resté au pouvoir, les autres se ralliant à son nouveau président, le faucon anti-immigration Jussi Halla-aho.

Depuis, le parti s’est porté, avec la question de l’immigration, sur le devant de la scène lors de la campagne. En Finlande, quelque 6,6 % des 5,5 millions d’habitants sont nés à l’étranger.

— Agence France-Presse

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