15 minutes au téléphone avec… Bruno Gervais

Un quotidien sans hockey... mais avec de l'action

Nous avons attrapé Bruno Gervais au bout du fil et en plein ménage de printemps, en train de nettoyer son garage, en train de placer et de replacer des choses.

C’est comme ça pour lui maintenant. L’ancien défenseur de la LNH, depuis devenu analyste à RDS, a pris le temps de nous parler un peu, parce que comme nous tous, il a actuellement lui aussi beaucoup de temps devant lui.

L’émission qu’il anime avec Maxime Talbot, Max et Bruno, a d’ailleurs été suspendue lundi, et ce, jusqu’au 13 avril.

« Comment je trouve ça ? Je trouve que c’est très plate sans hockey ! commence-t-il par dire. À la base, c’est sûr qu’il y a des choses pas mal plus importantes que le hockey présentement. On s’entend.

« Mais c’est plate parce qu’on arrivait au meilleur bout de la saison : la neige qui commence à fondre, le beau temps qui revient et les matchs qui deviennent de plus en plus importants. On arrivait aux séries éliminatoires. »

Comme un peu tout le monde, l’ancien défenseur des Islanders de New York, du Lightning de Tampa Bay et des Flyers de Philadelphie a eu vent des rumeurs, de la possibilité d’un calendrier qui pourrait reprendre en juillet, avec une finale de la Coupe Stanley qui serait disputée plus tard en septembre. Mais quelle sorte de hockey est-ce que ça pourrait nous donner, tout ça ?

Semblable au lock-out de 2013

« C’est quelque chose qui pourrait ressembler au retour du lock-out de la LNH de 2013, répond-il. J’étais avec les Flyers à ce moment-là, et on avait eu un petit camp d’entraînement d’une semaine avant de recommencer à jouer. Ce n’était même pas un camp de sélection comme d’habitude, parce que les équipes étaient déjà faites et que les joueurs étaient déjà connus.

« Quand on a recommencé à jouer cette fois-là en 2013, dans le fond, tout le monde était au même niveau, et je me souviens que c’était difficile au début, avec les premiers matchs. Tout le monde s’est replacé tranquillement, mais au départ, c’est l’exécution qui faisait défaut. Après une longue pause comme ça, il y a des erreurs. La cohésion n’est plus la même ; ça prend du temps avant de se rappeler comment on fait pour capter une passe sur le revers de la palette en mouvement, comment on fait pour réussir un tir sur réception. »

« Ce qui est sûr, par contre, c’est que si le hockey recommence, les joueurs vont redoubler d’ardeur. Ils vont y mettre l’effort, et ça va donner au départ des matchs intenses, mais décousus. »

— Bruno Gervais

« Je me souviens des premiers matchs de retour en 2013, et c’était pas beau… mais on verra bien ce qui va arriver. On est tous dans l’inconnu présentement. »

Sur ce, Bruno Gervais doit retourner à son quotidien. Un quotidien sans hockey, mais au moins, ce n’est pas l’action qui manque chez lui.

« On a trois jeunes enfants ici à la maison avec nous, et c’est sûr que les choses ne sont plus les mêmes. On reste ici entre nous, on ne reçoit pas d’amis. Mais la bonne nouvelle, c’est que ça nous pousse à être créatifs ! »

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