Incendie dans Saint-Laurent

Des dizaines de familles immigrantes à la rue

Des locataires de l’immense complexe d’habitation de 15 étages dénoncent le non-fonctionnement des lances d’incendie, des extincteurs et des détecteurs de fumée – ce que nie le propriétaire.

Quand son voisin est venu cogner à sa porte pour lui dire qu’il y avait le feu dans son appartement, hier matin, Tunde Adeqoke a tout de suite su quoi faire.

Le père de famille s’est emparé de la lance d’incendie qui se trouvait dans le mur du corridor et est entré dans l’appartement en question, au quinzième étage de Village appartements, un imposant complexe d’habitation qui héberge de nombreuses familles immigrantes en bordure de l’autoroute 15 , dans l’arrondissement de Saint-Laurent.

Il a vite constaté que cela ne servait à rien. Il n’y avait pas d’eau dans la lance, dit-il.

« Il y avait une coupure d’eau non annoncée dans l’immeuble hier matin. »

Sans perdre son sang-froid, M. Adeqoke s’est alors emparé d’un extincteur d’incendie. Il a visé les flammes, mais la poudre chimique refusait de sortir.

« C’est à ce moment que j’ai déclenché l’alarme – aucun détecteur de fumée ne sonnait jusque-là, dit-il. J’ai appelé le 9-1-1 et tout le monde a évacué. Je suis parti sans même prendre mon manteau. »

Rencontré hier parmi les dizaines d’homme, de femmes et de jeunes enfants, dont certains étaient pieds nus, évacués près de la tour où il habite depuis quelques mois avec sa femme et leurs trois enfants, M. Adeqoke blâmait le manque d’eau pour la commotion, qui a détruit au moins un appartement et jeté des dizaines de familles à la rue.

« Si l’équipement avait été en état de marche, j’aurais pu éteindre le feu. Au lieu de ça, on est à la rue », dit-il, ajoutant ne pas savoir si son appartement avait survécu à l’incendie.

« On est conforme »

Plusieurs locataires évacués nous ont dit que l’édifice était mal entretenu et que des travaux urgents n’étaient pas réalisés à temps. L’un d’eux a fourni à La Presse une photo d’un immense trou apparu dernièrement dans le plafond de sa salle de bains. Au bout de plusieurs jours, des employés ont réparé le trou sommairement en le bouchant avec une planche de bois, nous a-t-on dit.

Des locataires ont aussi dit que l’eau était coupée « deux ou trois fois par mois » dans l’immeuble, ce qui occasionnait des problèmes pour les jeunes familles. « D’habitude, ils nous avisent que l’eau va être coupée, mais [hier] matin, c’est arrivé sans avertissement, a signalé une dame qui a dit s’appeler Adebimpe. Je n’ai pas pu faire la formule pour faire manger mon nouveau-né. »

Le propriétaire du complexe, Joe Caprera, possède des propriétés totalisant plus de 1500 appartements et terrains dans des secteurs comme Saint-Laurent, Côte-Saint-Luc, Westmount et l’ouest de Montréal.

En entrevue téléphonique, M. Caprera dément l’information voulant que l’eau ait été coupée hier dans l’immeuble. « L’eau fonctionnait normalement comme tous les autres jours. Il y a eu un feu, il y a eu un feu. Ça n’a rien à faire avec de l’eau. »

Quant à l’information voulant qu’un extincteur n’était pas fonctionnel, M. Caprera dit que ces équipements sont vérifiés par les pompiers. « Aussi, chaque appartement a un détecteur de fumée. On est obligé de l’avoir et de les vérifier. On est conforme. Moi, je sais que je me retrouve avec beaucoup de dommages. On vient juste de rénover l’immeuble, on a mis beaucoup d’argent… Il y a certaines parties qu’il faut refaire. »

Voisins solidaires

Hier, des dizaines de familles, incluant plusieurs poupons, pouvaient se réchauffer à bord d’autobus de la Société de transport de Montréal. Une citoyenne du secteur accueillait les sinistrés chez elle et leur permettait d’utiliser sa salle de bains.

Mélanie Gagné, relationniste à la Ville de Montréal, explique que le Service de sécurité incendie de Montréal a reçu un appel à 9 h 32, hier matin, concernant un incendie au dernier étage d’un immeuble d’appartements du 175, boulevard Deguire.

« Le bâtiment a été évacué rapidement. Les occupants de l’étage touché ont été pris en charge par la Croix-Rouge puisque les dégâts ne leur permettent pas de réintégrer leur domicile. Les occupants des autres étages ont pu commencer à réintégrer leur domicile en début d’après-midi », note-t-elle.

On ne recense aucun blessé. Au total, ce sont 26 véhicules et 72 pompiers qui sont intervenus sur les lieux.

Une annonce affichée sur Kijiji indique qu’un appartement avec une chambre à coucher coûte 800 $ par mois dans cet immeuble, alors qu’un appartement de deux chambres à coucher se loue pour 950 $.

Chantier du rem à outremont

Des parents inquiets du dynamitage pendant les heures de classe

Des parents inquiets ont imploré le Bureau du Réseau express métropolitain (REM) de revenir sur sa décision d’ajouter une période de dynamitage sur le chantier à côté de l’école Saint-Germain d’Outremont pendant les heures de classe. De nouvelles périodes de « sautage », suspendues en février après que les parents eurent exprimé leur préoccupation, pourraient commencer sous peu.

Une rencontre d’information avec l’équipe du REM a eu lieu hier soir dans le gymnase de l’école. Plusieurs dizaines de personnes s’étaient déplacées pour en savoir plus sur l’avancement du chantier, situé tout près de l’école primaire. Mais aussi pour essayer de comprendre pourquoi une nouvelle période de dynamitage était nécessaire pendant les heures de classe.

« Personne n’est capable de dire qu’il y a un risque zéro, a tonné la productrice Julie Snyder au micro. C’est difficile à concevoir pour les parents. On ne veut pas prendre ce risque pour nos enfants. »

« Je ne m’explique pas pourquoi vous voulez changer la méthode », a pour sa part demandé Florent, père de trois enfants.

Des travaux de dynamitage ont lieu à 7 h et à 19 h depuis l’automne. Or, il n’est plus possible pour les travailleurs d’effectuer le dynamitage aussi tôt le matin depuis la mi-février. La méthode de travail, plus bruyante, a changé en raison de la profondeur actuelle – soit 20 m, ont expliqué les représentants sur place. « C’est impossible de respecter les critères de bruit la nuit », a précisé dans sa présentation Jean-Marc Arbaud, directeur général de CDPQ Infra.

Le Bureau du REM doit également ajouter une plage horaire. Le dynamitage devrait donc se faire à l’intérieur de trois « fenêtres », soit entre 11 h et 11 h 20, entre 19 h et 19 h 30 et entre 21 h et 21 h 30. Au besoin, une quatrième période, de 15 h 30 à 16 h, soit après les heures de classe, pourrait être ajoutée.

Un « avancement »

Le président du conseil d’établissement, Fabrice Desormeaux, estime que c’est un « gros avancement » par rapport à ce qui avait été annoncé en février, alors qu’il n’y avait pas de période fixe pendant les heures de classe, même s’il souhaite davantage.

S’il n’est pas inquiet pour la sécurité des enfants, en raison de la profondeur à laquelle sont exécutés les travaux, ce qui le préoccupe, ce sont « les désagréments, comme la déconcentration, le niveau d’apprentissage ».

À 19 h, pendant la rencontre hier, un dynamitage a eu lieu, durant une trentaine de secondes. Certains parents ont réagi avec une certaine surprise devant le peu d’ampleur du bruit et de la vibration. N’empêche, nombreux étaient ceux qui prônaient une nouvelle recherche de solutions pour éviter tout dynamitage pendant que les enfants sont en classe : une demande de décret pour permettre le bruit tôt le matin, des plages horaires le samedi, un report des travaux en été.

« Je pense qu’on est tous pour le REM, a réagi Julie Snyder après la réunion. Je suis d’avis qu’il faut vivre avec les inconvénients, le bruit, les problèmes de circulation. » En revanche, elle n’est vraiment pas rassurée sur les risques liés au dynamitage. « Le niveau de confiance est effrité », a-t-elle dit.

témoignage de Jody Wilson-Raybould

Les libéraux coupent court à la rencontre d'urgence

Les députés libéraux ont coupé court hier à la réunion d’urgence du comité de la justice de la Chambre des communes réclamée par leurs collègues de l’opposition dans le but de réinviter l’ancienne ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, à témoigner.

Après environ 30 minutes de débats – une séance de deux heures était prévue –, le député libéral Francis Drouin a proposé, à la surprise des partis de l’opposition, une motion pour ajourner les travaux du comité jusqu’à leur prochaine rencontre, prévue le 19 mars, soit le même jour que la présentation du budget fédéral du gouvernement de Justin Trudeau.

La proposition a rapidement été acceptée par les cinq libéraux membres du comité de la justice, qui ont la majorité, ce qui a clos sans autre préavis la rencontre d’urgence. « Vous devriez avoir honte ! », ont lancé les députés conservateurs et néo-démocrates à mesure que les libéraux votaient pour la motion présentée par M. Drouin.

Les partis de l’opposition réclament que Mme Wilson-Raybould revienne devant le comité, elle qui a livré un témoignage-choc le 27 février, pour qu’elle approfondisse sa version des faits à la lumière des témoignages de l’ex-secrétaire principal de Justin Trudeau, Gerald Butts, et du greffier du Conseil privé, Michael Wernick, la semaine dernière dans l’affaire SNC-Lavalin.

Les élus souhaitent notamment entendre l’ancienne ministre de la Justice et procureure générale à propos du remaniement ministériel du 14 janvier dernier et sur les circonstances entourant sa démission-surprise du ministère des Anciens Combattants, le 12 février. Pour l’heure, Mme Wilson-Raybould est liée par le secret professionnel pour cette période.

Colère dans l’Opposition

Au sortir de la réunion, les députés de l’opposition ne décoléraient pas. « Si les libéraux voulaient laisser parler [Mme Wilson-Raybould], ils auraient pu le décider [hier]. À la place, ils ont choisi de se prononcer lors d’une réunion privée mardi prochain où ils pourront tuer l’affaire avec la présentation du budget », a lancé le député conservateur Pierre Poilievre.

« [Les libéraux] ne souhaitent pas connaître la vérité », a pour sa part dénoncé la députée néo-démocrate Tracy Ramsey. Le chef conservateur, Andrew Scheer, en a aussi rajouté en publiant une déclaration dans laquelle il accuse les libéraux du comité d’« utiliser leur majorité pour protéger Justin Trudeau et cacher son implication dans ce scandale ».

Pour sa part, le député libéral Francis Drouin a martelé que la motion présentée hier n’était qu’une « question de procédure » alors que le comité de la justice a statué, lors de sa rencontre du 6 mars dernier, que les débats sur « les prochaines étapes et les témoins potentiels additionnels » seraient entendus le 19 mars.

Les quatre élus des partis de l’opposition siégeant au comité avaient malgré tout réclamé une rencontre d’urgence pour se prononcer sur le retour de Mme Wilson-Raybould qu’ils proposaient même d’entendre dès aujourd’hui. Mme Wilson-Raybould a déjà fait savoir qu’elle était ouverte à témoigner de nouveau devant le comité.

Recherche sur le climat

Québec allonge 10,7 millions pour sauver Ouranos 

QUÉBEC — Le gouvernement Legault a allongé 10,7 millions pour empêcher la fermeture du consortium Ouranos, hier, même si le Conseil de gestion du Fonds vert avait recommandé l’été dernier de mettre fin au financement de cet organisme de recherche.

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a annoncé qu’il puiserait 3 millions dans le Fonds vert pour soutenir les activités d’Ouranos. Le ministère de l’Économie versera pour sa part 7,7 millions.

« Pour nous, Ouranos est un partenaire de premier plan », a déclaré le ministre Charette, qui a loué les recherches du groupe sur l’érosion des berges, sur le transport et, plus récemment, sur l’impact des changements climatiques sur l’industrie du ski.

L’organisme d’une cinquantaine de chercheurs pourra ainsi poursuivre ses recherches sur l’adaptation aux changements climatiques pour trois ans. Son directeur général, Alain Bourque, a reconnu que l’annonce d’hier était survenue à minuit moins une.

« S’il n’y avait pas de renouvellement du financement, Ouranos fermait ses portes le 1er avril prochain », a dit M. Bourque.

En outre, l’organisme ne reçoit à peu près pas un sou du secteur privé, a-t-il indiqué en point de presse.

Aide critiquée

L’aide gouvernementale à Ouranos avait cependant été mise en cause par le Conseil de gestion du Fonds vert (CGFV) l’été dernier. Dans un rapport préliminaire soumis au gouvernement libéral de l’époque, la subvention au groupe de recherche était l’une des 32 actions gouvernementales qui devaient être stoppées sur-le-champ parce qu’elles étaient « non optimales », « non pertinentes » ou « injustifiées ».

Dans la version finale du rapport, rendue publique par le gouvernement Legault en novembre, la recommandation du CGFV avait quelque peu changé. On proposait d’attendre à 2020 avant de mettre fin au financement d’Ouranos.

La présidente du CGFV, Sylvie Chagnon, a de nouveau critiqué la manière dont le Fonds vert finance la recherche universitaire lors d’une conférence à la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, lundi. Elle n’a pas abordé le cas d’Ouranos, mais elle a déploré que les subventions soient versées à droite et à gauche sans vision globale, parfois pour financer des travaux qui se chevauchent.

Au cabinet du ministre Charette, on confirme que le ministre n’a pas tenu compte de la version préliminaire du rapport du CGFV, seulement de celle rendue publique en novembre.

« Le ministre a pris connaissance du rapport final et il a basé sa décision sur le rapport final ainsi que sur ce qu’il jugeait approprié en ce qui concerne Ouranos », a expliqué le porte-parole de M. Charette, Jean-Bernard Villemaire.

Financé par les recettes du marché du carbone, le Fonds vert vise à financer des initiatives de lutte et d’adaptation aux changements climatiques. Sa gestion a maintes fois été décriée au cours des dernières années, si bien que le gouvernement Couillard a créé le CGFV pour en superviser l’administration.

Montréal

Des milliers de signataires « anti-Publisac »

À peine lancée, la pétition « anti-Publisac » a été signée par des milliers de Montréalais. En quelques heures à peine, la toute première pétition électronique acceptée par la Ville de Montréal avait récolté plus de 2500 des 15 000 signatures requises d’ici au 11 juin. Depuis plusieurs mois, un groupe de citoyens tente de convaincre la Ville de Montréal de mener une consultation publique afin de revoir le règlement sur la distribution des circulaires. « On ne veut pas interdire le Publisac. On veut un système “opt-in” plutôt que “opt-out” », a résumé Charles Montpetit, instigateur de la démarche. Le groupe demande à ce que les circulaires soient distribuées seulement aux citoyens qui le demandent, alors que le règlement actuel prévoit à l’inverse l’interdiction de distribuer des circulaires à ceux qui ne le veulent pas. Or, de nombreux citoyens se plaignent de recevoir un Publisac malgré tout.

— Pierre-André Normandin, La Presse

Risques des pesticides

Front commun pour réclamer une commission parlementaire

Dans la foulée des reportages accablants sur l’usage des pesticides au Québec et leur présence dans la nourriture, l’Union des producteurs agricoles, Équiterre et la Fondation David Suzuki ont uni leurs voix hier pour demander la tenue d’une commission parlementaire sur les risques associés à leur utilisation. « Une commission parlementaire permettrait d’éclairer l’ensemble des élus de l’Assemblée nationale sur les risques que l’utilisation de pesticides représente pour la population et nos écosystèmes. Il est grand temps de documenter le sujet à fond en ayant comme priorité la santé des citoyens, de nos terres et de nos eaux », a déclaré le directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l’Atlantique, Karel Mayrand, dans un communiqué.

— Daphné Cameron, La Presse

Meurtre au café Hillside

La police a avisé le mafieux Tony Vanelli qu’il était la cible

Quelques heures après le meurtre d’un client innocent, Angelo D’Onofrio, au café Hillside, à Montréal, le 2 juin 2016, la police a rencontré le mafieux Antonio Vanelli pour l’aviser que le meurtrier s’était trompé de cible et qu’il était la personne visée. C’est ce qu’un enquêteur de la division des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal, le sergent-détective Ian Riddle, a raconté hier matin au procès devant jury de Jeff Joubens Theus, 27 ans, accusé du meurtre de M. D’Onofrio. Plus tôt durant le procès, la poursuite et la défense se sont entendues pour déposer un document écrit dans lequel Antonio Vanelli dit qu’il est allé au bar Hillside le 2 juin 2016, que son VUS Range Rover était toujours garé près de l’établissement au moment du crime, mais que lui n’y était plus, car il se trouvait dans un salon funéraire. Le sergent-détective Riddle a raconté hier matin que vers minuit, le 2 juin 2016, l’enquêteur principal lui avait demandé, ainsi qu’à son collègue Denis Hogg, de rencontrer Antonio Vanelli chez lui pour qu’il confirme que c’était bien son Range Rover qui était garé près du café et pour l’aviser qu’il était la cible du meurtrier. — Daniel Renaud, La Presse

Le NPD mise sur Nima Machouf dans Laurier–Sainte-Marie

À quelques mois du déclenchement des élections fédérales, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a annoncé qu’il misait sur Nima Machouf pour tenter de succéder à Hélène Laverdière dans la circonscription montréalaise de Laurier–Sainte-Marie. Peu mise en avant sur la scène publique, Nima Machouf baigne pourtant dans la politique depuis son plus jeune âge. Souvent présentée comme la femme d’Amir Khadir, ancien co-porte-parole de Québec solidaire, elle s’engage aujourd’hui auprès des néo-démocrates. Sous la blouse blanche de celle qui est épidémiologiste à la clinique l’Actuel, c’est une femme impliquée dans les questions des droits de la personne qui se cache : « J’ai grandi dans une famille de militants, alors j’ai très vite compris que le bonheur individuel passe par le bonheur collectif. » — Manon Louvet, La Presse

Ville de Québec

Le maire Régis Labeaume atteint d’un cancer

Régis Labeaume est atteint d’un cancer de la prostate, a annoncé hier la Ville de Québec. « Le maire de Québec, M. Régis Labeaume, a rencontré aujourd’hui son personnel, son équipe ainsi que la Direction générale de la Ville, afin de les informer qu’après quelques mois d’investigation on lui avait diagnostiqué un cancer de la prostate », peut-on lire dans un communiqué envoyé par la Ville. Régis Labeaume, 62 ans, « allégera graduellement son emploi du temps ». Puis, l’homme qui dirige Québec depuis 2007 « devra éventuellement s’absenter pour une convalescence d’une durée encore indéterminée », précise le communiqué. Cette épreuve survient alors que l’élu tente désespérément de convaincre les gouvernements de financer son projet de tramway. Plusieurs politiciens ont exprimé leur solidarité avec M. Labeaume. « Courage, Régis, durant cette épreuve. Je pense à toi et tout le monde municipal est avec toi ! », a notamment écrit la mairesse de Montréal, Valérie Plante, sur les réseaux sociaux.

— Gabriel Béland, La Presse

Conférence à Montréal

Manger sainement sans détruire la planète

Comment nourrir sainement 10 milliards d’humains d’ici 2050 sans détruire la planète ? Le célèbre rapport de la commission EAT-Lancet, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis sa publication en janvier dernier, tente de résoudre cet enjeu. L’un des 37 scientifiques qui se sont attelés à cette tâche titanesque, Brent Loken, était de passage à Montréal hier pour donner une conférence à l’hôtel de ville. Cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une série d’événements à travers le monde qui visent à sensibiliser les gens aux changements nécessaires pour nourrir 2,2 milliards d’humains de plus tout en préservant les écosystèmes et en freinant les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. La clé ? Plus de végétaux et moins de viande rouge. Près de 200 personnes de divers horizons ont assisté à la présentation. — Daphné Cameron, La Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.