Syrie

3000

Nombre de personnes, dont une majorité de djihadistes, qui se sont rendues hier aux forces antidjihadistes soutenues par Washington dans l’est de la Syrie, où les bombardements ont repris de plus belle en fin de journée contre le dernier réduit du groupe État islamique, dans un petit secteur du village de Baghouz.

— Agence France-Presse

Algérie

Les étudiants mobilisés contre la « ruse » de Bouteflika

Des milliers d’étudiants ont manifesté hier, sans incident, à Alger et dans d’autres villes d’Algérie, pour dénoncer une « ruse » d’Abdelaziz Bouteflika pour se maintenir au pouvoir, au lendemain du retrait de sa candidature à un cinquième mandat et du report sans fixer de date de la future élection présidentielle.

« Les étudiants résistent à la prolongation du quatrième mandat ! », ont scandé les manifestants, auxquels se sont joints des enseignants. Ils ont brandi de nombreux drapeaux et défilé joyeusement dans les artères près de la Grande-Poste.

La place autour de ce bâtiment emblématique du cœur de la capitale algérienne est restée de longues heures noire de monde, avant que la foule se disperse dans le calme en fin d’après-midi.

« Pacifique, pacifique », ont aussi clamé les manifestants, reprenant l’un des mots d’ordre de la contestation, née le 22 février contre la candidature du président Bouteflika à un cinquième mandat à la présidentielle, initialement prévue le 18 avril.

« Pas de ruse, Bouteflika », ont encore crié les étudiants algérois, qui manifestaient pour le troisième mardi consécutif, après des appels réitérés sur les réseaux sociaux dès le « message à la Nation » de M. Bouteflika lu lundi soir à la télévision nationale.

Confronté à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, le chef de l’État algérien a annoncé qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat et a reporté sine die la présidentielle. Il a prolongé ainsi son mandat jusqu’au prochain scrutin, dont la date sera fixée par une « Conférence nationale ».

— Agence France-Presse

République démocratique du Congo

De possibles crimes contre l’humanité, selon l’ONU

Le massacre de centaines de personnes dans les violences communautaires ayant embrasé à la mi-décembre des villages de l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC) « pourrait constituer un crime contre l’humanité », une violence « facilitée par l’absence de l’État », a estimé hier l’ONU. « Il est essentiel de veiller à ce que les auteurs de ces crimes atroces soient punis », a déclaré hier la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, dans un communiqué. « J’encourage le gouvernement à entreprendre un processus de réconciliation et de vérité entre les communautés Banunu et Batende, processus indispensable pour apaiser les conflits intercommunautaires et prévenir de nouvelles violences », a-t-elle ajouté. Pas moins de 890 personnes auraient été tuées au cours d’affrontements intercommunautaires et des milliers d’autres, déplacées. — Agence France-Presse

Afghanistan 

« Toutes les parties veulent mettre fin à la guerre »

Les États-Unis et les talibans ont salué hier des progrès à l’issue de nouveaux pourparlers sur la paix en Afghanistan, mais doivent encore finaliser une entente sur le retrait des troupes et trouver un accord pour convier le gouvernement afghan à participer aux négociations. Au bout de plus de deux semaines de cette « séance marathon » entamée le 25 février à Doha, l’émissaire américain Zalmay Khalilzad a affirmé sur Twitter que « les conditions pour la paix » s’étaient « améliorées ». « Il est clair que toutes les parties veulent mettre fin à la guerre », qui dure depuis plus de 17 ans, a-t-il ajouté. « Malgré des hauts et des bas, nous ne sommes pas sortis de route et nous avons fait de vraies avancées », s’est-il félicité. Si aucune date n’a été encore fixée pour la reprise des tractations au Qatar, « nous allons nous revoir bientôt », a assuré le représentant spécial des États-Unis pour la réconciliation en Afghanistan. 

— Agence France-Presse

États-Unis

Plus d’argent pour les militaires, moins pour les diplomates ?

Le président américain, Donald Trump, souhaite augmenter le budget du Pentagone, dans lequel il veut puiser pour financer son mur frontalier, tout en consacrant moins de fonds à la diplomatie, selon les chiffres détaillés du budget du Pentagone publiés hier.

Si le budget était approuvé en l’état, ce qui est peu probable vu l’opposition prévisible du Congrès, les dépenses militaires passeraient à 750 milliards de dollars pour l’année financière 2020, qui commence en octobre 2019, contre 715 milliards l’année précédente.

Ce chiffre couvre le budget du Pentagone (718,3 milliards) et les dépenses consacrées par le ministère de l’Énergie à l’entretien et à l’alimentation en combustible de l’arsenal nucléaire américain (32 milliards), selon le secrétaire de la Défense.

Le budget envisagé pour le département d’État et l’Agence internationale pour le développement n’atteint que 42,8 milliards de dollars, contre 55,8 milliards accordés par le Congrès l’an dernier.

Les dépenses militaires équivalent donc à environ 17 fois celles de la diplomatie, mais le chef de la diplomatie, Mike Pompeo, s’est déclaré hier « tout à fait convaincu d’avoir les ressources suffisantes » pour accomplir sa mission.

Pourtant, une quinzaine d’anciens généraux ont protesté contre la baisse du budget de la diplomatie dans une lettre ouverte.

« Nous savons que l’armée ne peut pas garder à elle seule notre pays en sécurité, ont-ils noté. La diplomatie et le développement sont essentiels pour combattre les menaces avant qu’elles ne nous atteignent. »

Espace et cyberdéfense

Le projet de budget consacre 66,7 milliards de dollars aux opérations extérieures en cours (Afghanistan, Syrie, Irak, Somalie, etc.), un recul de 3 % sur un an.

La participation financière américaine à la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI) recule de 22 %, mais reste robuste à 6,9 milliards, afin de « continuer les opérations pour s’assurer de la défaite durable de l’EI et accorder de la flexibilité pour un retrait délibéré, coordonné et discipliné de Syrie », précise le Pentagone.

Pour l’Afghanistan, le montant reste stable à 18,6 milliards (18,5 en 2019).

Une enveloppe de fonds dits « d’urgence » contient 9,2 milliards de dollars, dont 2 milliards dévolus aux travaux de reconstruction des bases militaires ravagées par les ouragans Florence et Michael en 2018, en Floride et en Caroline du Nord, a précisé à la presse une responsable du Pentagone, Elaine McCusker.

Le reste de ces fonds est consacré au mur que Donald Trump veut construire à la frontière avec le Mexique pour empêcher l’immigration clandestine.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.