Derrière les lignes ennemies

Mitch Marner sur Victor Mete

L’attaquant des Maple Leafs nous parle de son ami d’enfance

Malgré leurs confrontations sur la glace, les joueurs de la LNH réussissent néanmoins à se forger de solides amitiés loin de la patinoire. Nous avons pensé qu’il serait intéressant, dans ce cas, de faire du repérage dans les vestiaires adverses afin de dénicher un joueur ennemi qui nous permettrait d’en apprendre un peu plus sur un joueur des Canadiens. Aujourd’hui : l’attaquant des Maple Leafs Mitch Marner sur son ancien coéquipier dans les rangs juniors, Victor Mete.

Tu connais Victor depuis sa tendre enfance. Quand exactement vous êtes-vous rencontrés ?

MITCH MARNER : On avait probablement sept ou huit ans lorsqu’on s’est connus.

Jouais-tu souvent avec ou contre lui au hockey mineur ?

MM : Un peu des deux. On a été adversaires et coéquipiers avant de se retrouver quelques années plus tard à London.

Était-il déjà électrisant avec la rondelle et avec son coup de patin à l’époque ?

MM : Absolument. Dès un très jeune âge, il était très agile avec la rondelle. Son coup de patin était aussi bon qu’il l’est actuellement. Il a beaucoup d’atouts en plus d’être très talentueux.

À quel point étais-tu heureux que vous puissiez être de nouveau réunis à London après qu’il eut été échangé aux Knights ?

MM : J’étais très heureux. J’entendais beaucoup parler du fait qu’il voulait quitter (Owen Sound) et j’espérais vraiment qu’on aille le chercher. C’est heureusement arrivé. Lors de notre parcours vers la coupe Memorial, il a joué un très grand rôle et était un gros morceau de notre brigade défensive.

On dirait qu’il est passé un peu inaperçu à London, même si ses statistiques laissent croire le contraire. Qu’en penses-tu ?

MM : Je ne dirais pas ça. Les partisans à London l’aimaient beaucoup et beaucoup de gens ont commencé à remarquer son talent et ses habiletés au cours de sa deuxième année. C’est à ce moment qu’il a vraiment commencé à devenir le joueur d’élite qu’il est maintenant. C’est quelque chose de le voir faire ce qu’il fait actuellement.

Pour deux gars qui se connaissent depuis leur jeunesse, à quel point était-ce cool de remporter la coupe Memorial ensemble ?

MM : Ce l’était vraiment. On se connaît depuis tellement longtemps et il continue de s’améliorer chaque fois que je le vois jouer. C’était très agréable d’être sur la glace avec lui et de remporter ce trophée à ses côtés.

Êtes-vous toujours en contact aujourd’hui ?

MM : On se parle encore de temps en temps. Je lui fais signe à l’occasion pour voir comment il va. Je sais par quoi il passe et il y a beaucoup de pression à son endroit, surtout en raison du marché où il évolue. Il va bien là-bas et il va continuer de s’améliorer.

Est-ce que c’est difficile d’avoir un ami au sein de l’équipe qui est possiblement la plus grande rivale de la tienne ?

MM : On est amis à l’extérieur de la glace, mais l’esprit de compétition embarque lorsqu’on est sur la patinoire. C’est de cette façon qu’on doit voir les choses. On se voit durant l’été, il n’habite pas très loin de chez moi.

Vous êtes deux joueurs très rapides, alors qui remporterait une course entre vous deux ?

MM : Bonne question, on n’a jamais vraiment essayé. Victor est assez rapide sur patins, ce serait donc une bonne course.

Pourrais-tu nous dire quelque chose à propos de Victor que peu de gens sauraient ?

MM : Son côté loufoque, c’est ce qui le définit le plus. Il est toujours détendu et il ne cesse jamais de faire des blagues. Je dirais que peu de gens savent ça à son sujet.

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