Bernard Landry (1937-2018)

Les funérailles d’État auront lieu mardi

Les funérailles d’État de l’ex-premier ministre Bernard Landry seront célébrées mardi prochain, à la basilique Notre-Dame de Montréal, à 14 h. La dépouille de M. Landry, qui a succombé mardi à l’âge de 81 ans à une maladie pulmonaire, sera exposée à Québec, samedi, au Salon rouge de l’hôtel du Parlement, de 10 h à 18 h, puis à Montréal, lundi, à la basilique Notre-Dame, également de 10 h à 18 h. Les citoyens pourront ainsi offrir leurs condoléances à la veuve et aux enfants du disparu. Les drapeaux du Québec ont été mis en berne mardi et le resteront jusqu’à la tenue des funérailles. En tant qu’ancien chef du gouvernement du Québec, il aura droit à tous les honneurs liés à des funérailles d’État. En visite la semaine prochaine à Singapour et en Papouasie–Nouvelle-Guinée, le premier ministre Justin Trudeau n’assistera pas aux funérailles. Le député québécois dans Honoré-Mercier et ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez, y sera.

— Jocelyne Richer, La Presse canadienne

Taxes

Valérie Plante invitée à réduire le fardeau des commerçants 

Le milieu des affaires invite Valérie Plante à réduire le poids des taxes sur les commerçants, qui se plaignent d’un fardeau disproportionné. La mairesse a promis de présenter un budget 2019 « pro-économie et pro-environnement », assurant que la hausse de taxes serait inférieure à l’inflation.

Budget « pro-économie et pro-environnement »

L’administration Plante dévoile aujourd’hui son budget pour la prochaine année. « Ce sera un budget pro-économie et pro-environnement, parce que les deux ne sont pas en opposition, mais vont de pair », a indiqué la mairesse hier lors d’une rencontre de ses élus. Présentant le budget 2018 comme un exercice de transition – l’essentiel ayant été préparé sous Denis Coderre –, Valérie Plante a précisé que la mouture 2019 reflétera davantage les priorités de son administration.

Taxes plafonnées à l’inflation

Depuis plusieurs semaines, la mairesse insiste pour dire que la hausse de taxes ne dépassera pas l’inflation projetée par le Conference Board du Canada. L’organisation prévoit que celle-ci devrait osciller autour de 1,72 % en 2019 dans la région de Montréal. « Je serais surpris que ce ne soit pas le cas », a indiqué Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. L’administration Plante cherchera vraisemblablement à éviter la controverse suscitée par son budget 2018. Après avoir promis en campagne de plafonner la hausse de taxes à l’inflation, elle avait imposé une hausse de 3,3 %.

L’opposition réclame un répit

L’opposition à l’hôtel de ville a réclamé hier une hausse nettement inférieure à l’inflation, pour tenir compte de la forte augmentation de l’an dernier. « On s’attend à ce que l’augmentation de taxes ne soit pas plus de 1 % », a indiqué Lionel Perez, chef d’Ensemble Montréal. L’opposition souhaite également que la Ville autorise l’étalement en quatre paiements des taxes, plutôt que deux comme c’est actuellement le cas. Le président du comité exécutif, Benoît Dorais, a d’ailleurs récemment ouvert la porte à un étalement.

Réduire l’écart des taxes commerciales

Les commerçants ont des attentes élevées envers l’administration Plante, espérant la voir réduire leur fardeau, qui s’est alourdi au cours des dernières années. « Le milieu des affaires souhaite un rééquilibrage du fardeau fiscal, parce que ça nuit aux commerces », a indiqué Michel Leblanc. « Il y a urgence de resserrer l’écart entre le fardeau résidentiel et non résidentiel », a plaidé pour sa part André Boisclair, PDG de l’Institut de développement urbain (IDU). L’organisation s’inquiète de constater que les taxes commerciales sont près de quatre fois plus élevées (3,78 fois, pour être précis) que celles du secteur résidentiel. Ainsi, bien que les immeubles commerciaux représentent 26 % de la valeur foncière de Montréal, ils fournissent 56 % des revenus en taxes de la métropole.

Aider les petits commerçants

André Boisclair souligne que les taxes se répercutent sur la compétitivité des commerces. « Les comptes de taxes sont envoyés aux propriétaires, mais ils les envoient aux commerçants, qui les refilent aux consommateurs. » La Chambre de commerce espère voir l’administration inscrire dans son budget les sommes promises pour les commerçants touchés par les chantiers, les attentes étant élevées. Afin de favoriser les petits commerçants, l’opposition réclame également un taux de taxation moindre pour la première tranche de 500 000 $ des immeubles non résidentiels.

Freiner l’exode commercial

Les taxes étant nettement plus élevées qu’en périphérie, l’IDU s’inquiète de voir un glissement de l’emploi de l’île vers le 450. « On observe une fuite de l’emploi à l’extérieur de la ville de Montréal, des fuites commerciales qui sont significatives, du centre-ville vers la banlieue », se désole André Boisclair. Si près de 69 % des emplois dans la région se trouvaient dans l’île en 2001, la part est tombée à 61,5 % en 2016, selon les données de Statistique Canada. Depuis 15 ans, l’emploi croît nettement plus rapidement en banlieue que dans l’île.

Signes de ralentissement

L’économie de la région montréalaise roule actuellement à plein régime. Le taux de chômage a chuté à 6,9 % en octobre, le plus bas taux observé en 30 ans. Le PIB de Montréal a augmenté de 3,7 % en 2017, le plus haut niveau observé depuis le début du millénaire, et la croissance devrait atteindre 2,9 % en 2018. Montréal se retrouve ainsi en tête de la croissance dans les 29 plus grandes villes du Canada. Des signes de ralentissement commencent toutefois à se faire sentir, prévient le Conference Board du Canada, qui prévoit une croissance de 1,9 % en 2019. « Il y a des facteurs sur lesquels on a peu d’influence. Le vieillissement de la population va se faire sentir partout au Québec et tranquillement à Montréal. Les taux d’intérêt sont en hausse, ce qui devrait ralentir les dépenses de consommation », explique Henry Diaz, économiste au Centre d’études municipales du Conference Board.

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