Métro de Paris

Commande historique pour Bombardier-Alstom

Un tandem associant à 50/50 les constructeurs ferroviaires Bombardier et Alstom a remporté vendredi une commande « historique » d’Île-de-France Mobilités et de la RATP pour renouveler le matériel de huit lignes du métro parisien.

Ce marché concerne le renouvellement, sur 15 ans à partir de 2024, du matériel roulant du « métro sur fer » circulant sur les lignes 3, 3bis, 7, 7bis, 8, 10, 12 et 13. Il pourra porter au total sur un maximum de 410 rames pour 4,2 milliards de dollars.

Une première tranche ferme concerne, pour 963 millions, 44 rames qui circuleront d’ici 2026 sur les lignes 3bis, 7bis et 10. Cette somme comprend les frais d’études et provisions pour aléas, les deux constructeurs évoquant un montant de 776 millions.

La commande suivante doit concerner la très chargée ligne 13, selon le programme MF19 (pour « métro fer commande 2019 »), dont le calendrier a été approuvé en avril.

Le marché permet d’acheter des trains de longueurs différentes – plus courtes pour les lignes 3bis et 7bis, plus longues pour les 7, 8 et 13 –, équipés de cabines de conduite.

Dans l’hypothèse d’une automatisation de certaines lignes, il sera possible de commander des trains en version automatique (sans cabine de conduite). 

« Basées sur les solutions de métro fer d’Alstom et de Bombardier, les nouvelles rames bénéficieront des dernières avancées technologiques afin d’augmenter le confort, la disponibilité, l’accessibilité et l’information voyageurs, mais aussi d’en faciliter la maintenance », ont avancé les deux constructeurs ferroviaires dans un communiqué.

Elles seront également équipées d’un système embarqué de comptage de voyageurs, ce qui permettra de « mesurer plus finement la fréquentation des lignes et [d’]améliorer le service rendu ».

« Made in France »

Alstom et Bombardier se partageront la conception des éléments de ces rames fabriquées en France et qui seront assemblées dans leurs usines de la région de Valenciennes, respectivement à Petite-Forêt et à Crespin. Ces deux sites, situés à 20 km l’un de l’autre, travaillent régulièrement en partenariat, comme actuellement sur la génération de RER.

Au total, le projet mobilisera 9000 emplois dans l’ensemble de la filière ferroviaire française, ont noté les deux constructeurs.

Cet investissement est le premier gros morceau d’un programme de 12 milliards de dollars envisagé d’ici 2040 dans le matériel roulant du métro parisien, dont 5,4 milliards pour le métro fer, 2,6 milliards pour le métro sur pneu, 498 millions pour les ateliers et 3,7 milliards pour les systèmes et l’adaptation des infrastructures de transport.

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