L’investisseur avisé

Un investisseur institutionnel réduit sa participation dans Dorel

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

Le troisième actionnaire institutionnel en importance de Dorel vient de réduire son investissement dans le spécialiste montréalais de vélos, de meubles et de sièges d’auto pour enfants sous le seuil de 10 % qui faisait de lui un initié.

Le gestionnaire d’actifs Brandes Investment Partners a révélé cette semaine aux autorités boursières ne plus détenir qu’une participation de 9,8 % dans Dorel en date du début novembre.

Maintenant que Brandes détient une participation inférieure à 10 % dans Dorel, cette firme n’est plus tenue de révéler sa position sur le titre à moins de la faire à nouveau passer à 10 % ou plus.

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Don Blyth, de la firme Paradigm Capital, a retiré vendredi sa recommandation d’achat du titre de Semafo, se disant notamment « troublé » par la violence de l’attentat meurtrier perpétré cette semaine en Afrique contre des travailleurs de la société minière montréalaise. L’analyste justifie sa décision par l’augmentation des risques liés à la sécurité au Burkina Faso.

« Cette attaque montre que les agresseurs deviennent de plus en plus imprévisibles. Le coût de renforcement des mesures de sécurité pourrait être substantiel, attirer les meilleurs travailleurs risque de devenir plus difficile, et on pourrait observer un roulement de personnel important. »

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Même si le fournisseur montréalais de services musicaux Stingray a présenté cette semaine une performance trimestrielle sans éclat qui a pu inviter certains à la prudence, Bentley Cross, de la TD, soutient que la capacité de l’entreprise à générer des flux de trésorerie libres est trop importante pour qu’il retire sa recommandation d’achat.

« Le multiple d’évaluation accordé au titre risque de demeurer inchangé tant que la croissance organique ne s’améliorera pas. Mais avec un rendement du dividende de 4 % combiné au programme de rachat d’actions de l’entreprise, les actionnaires à long terme seront récompensés. »

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Le principal indice de la Bourse de Toronto vient de traverser une semaine complète au vert. Le S&P/TSX a enregistré des gains à chacune des cinq séances de la semaine. C’est la sixième fois que cela se produit cette année.

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L’action de la Banque Laurentienne remonte discrètement la pente en Bourse. Des investisseurs se positionnent à l’approche de la divulgation de la performance financière de fin d’exercice attendue le 4 décembre.

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Les titres québécois de GDI, Banque Laurentienne, Quincaillerie Richelieu, Air Canada, BRP, WSP, Banque Nationale et Industrielle Alliance ont atteint cette semaine un nouveau sommet de la dernière année en Bourse. Lassonde, Logistec (A), Reitmans et Hexo ont de leur côté touché un plancher des 52 dernières semaines.

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La réaction des investisseurs à la présentation des résultats financiers du troisième trimestre des entreprises canadiennes est hautement positive, fait remarquer le stratège Hugo Ste-Marie, de la Scotia. « Les investisseurs ignorent clairement les conditions défavorables de la deuxième portion de 2019 pour se concentrer sur un rebond espéré l’an prochain et ils se positionnent en conséquence », souligne-t-il dans une note publiée vendredi.

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En raison de la baisse des risques géopolitiques, les stratèges chez Mirabaud recommandent une rotation sectorielle en faveur des titres de sociétés cycliques afin de profiter du phénomène de rattrapage de valorisation. Le secteur des semi-conducteurs est notamment privilégié. « Nous réduisons nos positions sur les titres à haut rendement, moins attrayants en période de hausse des rendements obligataires », est-il précisé dans la lettre financière de la firme publiée cette semaine.

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Un analyste new-yorkais croit que le secteur canadien du cannabis a enfin touché le fond du baril en Bourse. Pablo Zuanic, de la firme Cantor Fitzgerald, a amorcé cette semaine sa couverture du secteur avec des recommandations d’achat sur les titres d’Aphria et d’Organigram, mais en suggérant la vente des actions du producteur de Gatineau Hexo.

Il craint notamment que la forte exposition d’Hexo au marché québécois nuise à l’entreprise, étant donné que c’est le gouvernement qui détient les magasins et que le nombre de points de vente risque de ne pas augmenter aussi rapidement que dans les autres provinces. Il croit aussi que le marché demeure trop optimiste au sujet des perspectives de la coentreprise de boissons mise sur pied avec Molson Coors.

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