MRC de Montcalm

La FQM doit réécrire sa résolution d’appui

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) doit réécrire sa résolution d’appui à la MRC de Montcalm, dont le nouveau plan d’aménagement est critiqué dans la région montréalaise parce qu’il favoriserait l’étalement urbain.

Le conseil d’administration de la FQM a voté à l’unanimité une résolution d’appui à la MRC de la région de Lanaudière, le 5 décembre dernier. Une copie de la résolution a été envoyée au premier ministre François Legault, à la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest et à la mairesse de Montréal et présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CMM), Valérie Plante.

Avec cette résolution, la FQM prend une position opposée à la CMM, qui regroupe 82 municipalités de la région de Montréal.

La même journée, la CMM a en effet demandé à la ministre Laforest de revenir sur sa décision d’autoriser l’entrée en vigueur du schéma controversé de la MRC de Montcalm parce celui-ci ne respecterait pas, selon l’instance régionale, les orientations gouvernementales visant à freiner l’étalement urbain.

Le gouvernement québécois avait autorisé l’entrée en vigueur du schéma modifié de Montcalm le 4 novembre. Ce schéma propose notamment le dézonage de 119 hectares de terres agricoles, soit l’équivalent de 222 terrains de football ou encore 4 fois la superficie du Stade olympique et de son esplanade.

La FQM est l’une des deux principales instances du monde municipal. Elle fédère plus de 1000 municipalités, de même que l’ensemble des municipalités régionales de comté (MRC) du Québec. Elle est reconnue comme le porte-voix des régions rurales et des petites municipalités. L’autre instance du monde municipal, l’Union des municipalités, est reconnue comme le porte-parole des villes-centres.

Affirmation contredite

Dans les arguments avancés par la FQM pour justifier son appui à la MRC, l’organisme affirmait que l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Lanaudière avait donné son accord par résolution à la demande de révision du schéma.

Une affirmation contredite par la principale intéressée. L’UPA l’a clairement expliqué dans une lettre à la ministre Laforest datée du 29 janvier, que La Presse a obtenue.

« La Fédération de l’UPA de Lanaudière souligne qu’elle n’a jamais donné d’avis favorable relativement au règlement numéro 501-2019 de la MRC de Montcalm. D’ailleurs, la prétention de la Fédération québécoise des municipalités dans sa résolution CA-2019-12-05/14, qui stipule que ‘‘l’Union des producteurs agricoles de la région a donné son accord par résolution à la demande de révision’’, nous laisse perplexes », y lit-on.

La Presse a demandé à la FQM vendredi une copie des documents démontrant l’appui donné par l’UPA. Après nous avoir fait acheminer trois documents peu convaincants, la FQM a rappelé La Presse au milieu de l’après-midi pour indiquer que la résolution sera amendée au prochain C.A. pour retirer la mention de l’appui de l’UPA à la démarche de la MRC de Montcalm.

Au téléphone, la DG de l’UPA régionale a exprimé sa satisfaction de la décision de la FQM de réécrire sa résolution. « Il était important que l’on ne se serve pas de l’UPA pour donner l’impression que le milieu agricole de Lanaudière donne son appui au schéma d’aménagement modifié », dit Andréanne Aumont.

Une rencontre est d’ailleurs prévue prochainement entre la MRC de Montcalm et l’UPA de Lanaudière. 

Course à la direction du PQ

Frédéric Bastien se lance et entend se battre contre le « clientélisme »

L’historien et essayiste Frédéric Bastien a lancé sa campagne à la direction du Parti québécois, dimanche après-midi à Montréal, en martelant l’importance de défendre la loi 21 sur la laïcité de l’État et de cesser de segmenter l’électorat.

Malgré la neige et l’immense chantier de la rue Saint-Hubert qui compliquaient la recherche de places de stationnement, plus d’une centaine de personnes sont venues s’entasser dans la petite salle du pub Ninkasi Simple Malt, dans La Petite-Patrie.

En attendant le début des discours, Vincent Cournoyer, 27 ans, et Sébastien Leblanc, 35 ans, prenaient un égoportrait destiné à leur groupe d’amis sur Facebook.

« Plus jeune, je votais un peu pour le Parti québécois, mais ce que j’entends dernièrement, ça ne m’intéressait plus. Peut-être qu’il est là pour rattraper ce qui reste de ce parti », a dit Vincent Cournoyer. « Il incarne le renouveau du Parti québécois au sens patriotique, parce qu’il veut vraiment changer les choses », a ajouté Sébastien Leblanc, qui portait au revers de son veston l’insigne du PQ, dont il est membre.

Frédéric Bastien, qui a été beaucoup vu dans les médias la semaine dernière en raison de ses prises de position sur la contestation de la loi 21 par la commission scolaire English-Montréal, n’avait pas attiré que des convaincus. « Il faut que je l’entende, je suis curieuse de savoir », a commenté Louise Pépin, 65 ans, qui dit avoir plus de temps pour s’intéresser à la politique depuis sa retraite.

« Logiciel diversitaire canadien »

Dans son discours, Frédéric Bastien a abordé de front le « déclin du Parti québécois », l’attribuant à la timidité de son nationalisme et à son « clientélisme ».

« Depuis trop longtemps, nous avons adopté le logiciel diversitaire canadien », a dénoncé celui qui enseigne l’histoire au Collège Dawson, un cégep anglophone de Montréal. Nombreux sont les gens issus de l’immigration récente qui « en ont assez qu’on les enferme constamment dans la case de leur pays d’origine ou du pays d’origine de leurs parents », a-t-il souligné, en promettant de ne pas les considérer comme « des représentants d’une communauté culturelle », mais « de les traiter sur le même pied d’égalité que tout le monde ».

Son refus de compartimenter l’électorat est généralisé. « Moi, les jeunes, les vieux, parler aux jeunes, ça ne m’intéresse pas. Je m’adresse à tout le monde, je ne fais pas de catégories d’électeurs pour parler aux gens de la banlieue ou de telle région. Mes propositions concernent l’ensemble de la population », a-t-il exposé en entrevue avec La Presse en marge de son discours.

Le leadership du PQ est pour l’instant une course à trois, pour laquelle Sylvain Gaudreault, député de Jonquière, et Paul St-Pierre Plamondon, avocat et ex-orphelin politique, sont également sur les rangs. L’humoriste Guy Nantel n’a pas encore annoncé s’il serait de la partie. 

Dimanche, Frédéric Bastien s’en est plutôt pris aux deux aspirants à la direction du Parti libéral, Dominique Anglade et Alexandre Cusson, à qui il a reproché de ne pas vouloir renouveler la disposition de dérogation derrière laquelle la Coalition avenir Québec a abrité la loi 21 lorsque cette clause arrivera à échéance en 2024.

Conseil de sécurité de l’ONU

Trudeau mousse la candidature du Canada en Éthiopie

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré dimanche qu’il convoitait un siège pour le Canada au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) parce que c’est là que l’on discute des plus grands enjeux auxquels le monde fait face.

« Comme vous le savez, le Canada travaille fort pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Notre monde est de plus en plus imprévisible et les défis auxquels nos pays sont confrontés sont complexes, a-t-il déclaré. Plus que jamais, le Canada doit avoir l’opportunité de façonner les grandes questions qui ont un impact sur le quotidien de nos citoyens et cette visite nous a permis d’échanger avec nos partenaires africains sur le sujet et de faire avancer ce dossier. »

Lors de la période de questions qui a suivi son allocution, M. Trudeau a insisté sur le fait que les Canadiens s’attendent à avoir un impact maximal sur les enjeux mondiaux et qu’une place au Conseil est une bonne manière d’y parvenir.

Femmes d’affaires et politiciens

Pour sa deuxième journée complète en Afrique, M. Trudeau a participé à un dîner en compagnie de femmes d’affaires éthiopiennes en plus d’enchaîner les face à face avec des leaders du Nigeria, de la Somalie, de la Mauritanie et de Madagascar.

Le premier ministre a pris part à un souper officiel du sommet de l’Union africaine, samedi soir, mais seulement après avoir rencontré cinq autres dirigeants et avoir livré deux discours en marge du sommet.

Bien que Justin Trudeau affirme que l’objectif du voyage est de renforcer les liens économiques avec le continent africain, il a concédé que la campagne du Canada pour être élu au Conseil de sécurité de l’ONU explique aussi sa présence en Éthiopie.

Deux sièges en jeu

Deux sièges parmi les dix places non permanentes sont en jeu et le Canada doit faire valoir sa candidature face à l’Irlande et à la Norvège, qui convoitent, elles aussi, un droit de parole au Conseil de sécurité.

Le vote doit avoir lieu en juin et l’Union africaine pèse lourd dans la balance puisqu’elle compte 54 États membres, ce qui représente plus du quart des voix. En 2010, le Canada avait été battu en partie à cause d’un manque d’appui au sein des pays d’Afrique.

Si Justin Trudeau considère que plusieurs pays alliés en Afrique partagent les valeurs canadiennes, il demeure tout de même un enjeu majeur qui ne fait pas l’unanimité : les droits de la personne. 

En conférence de presse, dimanche, le premier ministre Justin Trudeau a dit avoir soulevé l’importance des droits de la personne avec chaque leader qu’il a rencontré.

Il a rapporté avoir abordé le cas précis de citoyens canadiens détenus en Égypte dans sa rencontre avec le président Abdel Fattah al-Sisi. Cet ancien général a saisi le pouvoir en Égypte à la suite du coup d’État de 2013.

Il y a un an, les autorités égyptiennes ont arrêté l’ingénieur canadien Yasser Albaz à l’aéroport du Caire. Il demeure emprisonné même si aucune accusation n’a été portée contre lui.

Amnistie internationale a maintes fois dénoncé le bilan jugé « désastreux » de l’Égypte en matière des droits de la personne, lui reprochant ses détentions arbitraires, le recours à la torture et les meurtres extrajudiciaires.

Par ailleurs, le cabinet du premier ministre a annoncé dimanche en fin d’après-midi que M. Trudeau fera lundi escale au Koweït. Il y visitera des membres de Forces armées canadiennes à la base aérienne Ali Al Salem avant de rencontrer le premier ministre du pays, Sabah Khalid Al-Hamad Al-Sabah, au palais Bayan.

L’Iran ne peut examiner les données de l’avion abattu, dit le ministre Champagne

ADDIS-ABEBA, Éthiopie — L’Iran n’a pas les experts pouvant analyser les enregistreurs de données de l’avion civil abattu le mois dernier, a affirmé le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne. Selon lui, il est temps d’envoyer les boîtes noires dans un autre pays.

« L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et d’autres pays ont confirmé à l’Iran que ce n’était pas possible de fournir l’équipement nécessaire pour lire les boîtes noires », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, dimanche.

Rappelant que plus de 30 jours se sont écoulés depuis la tragédie du vol PS752 d’Ukraine International Airlines, M. Champagne a enjoint à l’Iran de mettre fin à l’impasse concernant qui doit examiner les enregistreurs de données qui pourraient en révéler beaucoup sur l’écrasement survenu près de Téhéran.

Les enquêteurs iraniens ont rapidement récupéré les boîtes noires et disent qu’elles sont endommagées, mais fonctionnelles.

L’Iran a demandé qu’on lui prête le matériel nécessaire pour télécharger leur contenu, tandis que le Canada et d’autres insistent de plus en plus pour que les boîtes soient envoyées à des experts en France.

176 morts

176 personnes ont été tuées lorsque l’avion de ligne a été abattu par des missiles. Parmi elles, on comptait 57 citoyens canadiens et 138 personnes qui se rendaient au Canada en passant par Kiev. Beaucoup d’entre eux étaient des étudiants et des universitaires qui revenaient au Canada après le congé du temps des Fêtes.

Après l’avoir démenti à quelques reprises, Téhéran a fini par reconnaître que l’avion avait été abattu par des missiles, peu après son décollage de l’aéroport international de Téhéran.

Depuis la tragédie, les rumeurs voulant que l’avion de ligne ait été délibérément abattu ou que son transpondeur ait été piraté pour confondre les systèmes de défense iraniens courent.

« Le meilleur antidote aux théories du complot est la transparence », a fait valoir M. Champagne qui dit avoir transmis ce message aux autorités iraniennes. 

MANIFESTATIONS

La ligne Exo 4 Candiac pourrait être perturbée lundi

Le service de train de banlieue sur la ligne Exo 4 Candiac pourrait être perturbé et même interrompu pour une durée indéterminée en raison de manifestations aux abords de la voie ferrée du Canadian Pacifique contre le projet de gazoduc Coastal GasLink en Colombie-Britannique, a mis en garde Exo dimanche. Dans le cas où le service ne reprendrait pas lundi matin, Exo souligne que des autobus seront nolisés pour transporter les clients des gares Candiac, Delson, Saint-Constant et Sainte-Catherine vers le terminus Mansfield. Les clients des gares du Canal et LaSalle devront prendre des autobus de la Société de transport de Montréal. En cas de fermeture, les clients aux gares intermodales de Montréal-Ouest et de Vendôme devront prendre les lignes de Saint-Jérôme ou de Vaudreuil. — Raphaël Pirro, La Presse

Montréal

Des militants antispécistes font irruption dans une épicerie

Une vingtaine de militants antispécistes ont manifesté devant un étalage de viande à l’épicerie Rachelle-Béry, au coin des rues Saint-Denis et Rachel, à Montréal, dimanche après-midi. Une vidéo de l’événement a été diffusée par la page Facebook de DxE Montréal, un groupe antispéciste militant qui prône les coups d’éclat qui peuvent se relayer facilement et rapidement sur les réseaux sociaux. « Local ou bio, c’est toute le même couteau », scandaient les manifestants. Rachelle-Béry est une épicerie spécialisée dans la vente de produits biologiques. L’irruption dans la succursale en question a duré près de cinq minutes et s’est déroulée sans violence. En décembre dernier, des militants liés à DxE ont organisé un sit-in dans une porcherie de Saint-Hyacinthe. Des militants avaient alors été arrêtés et certains avaient été accusés.

— Raphaël Pirro, La Presse

Rectificatif

Aquaculture et pêcheries mondiales

Dans un article sur la pêche publié dimanche, les valeurs de l’aquaculture et des pêcheries mondiales étaient erronément données en millions de dollars américains, alors qu’il s’agissait de milliards de dollars américains. Nos excuses.

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