Brésil

« C’est une canaille. »

— Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite à la présidentielle brésilienne, accusant sur Twitter son adversaire de gauche, Fernando Haddad, de mentir. Leurs deux partis rivalisent pour obtenir le report des voix des candidats éliminés au premier tour dimanche. M. Bolsonaro, du Parti social-libéral, a remporté 46 % des suffrages, contre 29 % pour M. Haddad, du Parti des travailleurs. (Agence France-Presse)

Séisme en Haïti

Le bilan s’alourdit à 17 morts

Le séisme de magnitude 5,9 qui a secoué samedi le nord-ouest d’Haïti a causé la mort de 17 personnes et blessé près de 350 habitants de la région, selon le plus récent bilan fourni hier par le ministère de l’Intérieur. Neuf personnes ont perdu la vie dans la ville côtière de Port-de-Paix, au plus proche de l’épicentre. La commune de Gros-Morne, plus au sud, a enregistré sept morts, et une victime a été recensée dans la ville de Saint-Louis-du-Nord. « Les premières évaluations des équipes déployées sur le terrain font état de 353 maisons détruites et 7430 autres fortement ou légèrement endommagées », précisent les autorités haïtiennes dans leur dernier rapport de situation. Pour venir en aide aux sinistrés, de l’eau potable et 4000 kits alimentaires ont déjà été distribués par le gouvernement dans les cinq communes les plus touchées. Le séisme et les fortes répliques qui ont suivi au cours du week-end ont été ressentis jusqu’à Port-au-Prince, suscitant l’émotion auprès des habitants toujours traumatisés par le séisme qui avait ravagé la ville et ses environs en 2010. — Agence France-Presse

Brexit

Londres et Dublin évoquent des négociations jusqu’en novembre

Le ministre britannique du Brexit et le ministre irlandais des Affaires étrangères ont minimisé hier la possibilité qu’un accord soit conclu entre Londres et Bruxelles lors du sommet européen du 18 octobre, suggérant que les discussions se prolongeront jusqu’en novembre. Le Conseil européen d’octobre « sera une étape importante », a déclaré Dominic Raab. Sur le calendrier d’un futur accord, « nous avons toujours dit clairement que nous visions le Conseil d’octobre, mais [...] que cela pourrait tomber en novembre », a-t-il ajouté. De son côté, le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney a dit espérer avoir davantage de certitudes « dans les six prochaines semaines environ », lors d’une conférence de presse à Dublin. « Je soupçonne qu’on aura besoin d’octobre et de novembre pour aboutir à un accord » sur la question irlandaise, a-t-il dit. Les dirigeants européens envisagent de tenir un sommet extraordinaire en novembre pour sceller un accord, à condition que des progrès concrets soient enregistrés lors du Conseil européen du 18 octobre.

— Agence France-Presse

Corée du Nord

Kim Jong-un veut recevoir le pape à Pyongyang

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un espère la venue du pape François à Pyongyang, en expliquant qu’il serait le cas échéant « accueilli avec enthousiasme », a annoncé hier la présidence sud-coréenne en précisant qu’elle relaiera prochainement le message au Vatican. Le président sud-coréen Moon Jae-in a une audience prévue avec le pape le jeudi 18 octobre à la mi-journée et participera aussi la veille à la basilique Saint-Pierre à une « messe pour la paix » dans la péninsule coréenne, a précisé hier le Saint-Siège. « Lors de sa réunion avec le pape François, il relaiera le message du président Kim Jong-un selon lequel il accueillera avec enthousiasme le pape s’il vient à Pyongyang », a déclaré aux journalistes le porte-parole de M. Moon, Kim Eui-kyeom. Le porte-parole du Vatican, Greg Burke, n’a pas voulu commenter hier l’éventualité d’un voyage du pape en Corée du Nord. « Attendons que l’invitation arrive », a-t-il dit.

— Agence France-Presse

Europe

L’Autriche se lasse d’être le « cendrier de l’Europe »

L’Autriche ne veut plus être le « cendrier de l’Europe » : la pression montait hier sur l’extrême droite au pouvoir afin qu’elle organise un référendum pour l’interdiction du tabac dans la restauration, dans ce pays lassé d’être le « dernier paradis des fumeurs » du continent. Lancée notamment par l’Ordre des médecins, une pétition officielle en ce sens a recueilli 881 569 signatures représentant près de 14 % du corps électoral et plus de 10 % de la population totale, selon les résultats officiels publiés lundi soir. Treize ans après ses premières tentatives pour interdire le tabac dans les restaurants et les bars, l’Autriche reste en effet un des derniers pays d’Europe où il demeure possible de fumer dans ces établissements. En 2015, sociaux-démocrates et conservateurs avaient fini par adopter une législation prévoyant une interdiction totale du tabac dans la restauration, avec entrée en vigueur prévue en mai dernier. Mais cette loi a été abrogée sous la pression du parti d’extrême droite FPÖ : son chef Heinz-Christian Strache, lui-même grand fumeur, en avait fait une condition sine qua non pour former en décembre une coalition avec les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz. — Agence France-Presse

Russie

Derrière l’empoisonnement des Skripal, deux « héros russes » 

Le second suspect de la tentative d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en mars en Angleterre a été décoré par le président russe Vladimir Poutine, a affirmé hier le site d’investigation Bellingcat. Bellingcat a identifié cet homme comme étant Alexandre Evguenievitch Michkine, un médecin militaire employé par le renseignement militaire russe (GRU). La police britannique l’avait présenté comme Alexander Petrov, nom figurant sur son passeport, tout en précisant qu’il s’agissait sans doute d’un pseudonyme. « Il a été fait héros de la fédération de Russie à l’automne 2014 », a déclaré Christo Grozev, membre de l’équipe de Bellingcat, lors d’une conférence de presse au parlement britannique. « Cela en fait deux, deux héros russes », a-t-il ajouté en référence à l’autre suspect de l’empoisonnement des Skripal, présenté par la police britannique comme étant Ruslan Boshirov, possible pseudonyme, et identifié par Bellingcat comme étant le colonel Anatoli Tchepiga, un officier du GRU également décoré. Les deux hommes sont accusés par la police britannique d’être à l’origine de l’empoisonnement au Novitchock de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, le 4 mars à Salisbury. — Agence France-Presse

Journaliste disparu à Istanbul

Riyad autorise une fouille de son consulat

Istanbul — Les autorités turques ont reçu hier l’autorisation de Riyad pour fouiller le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien dont le sort suscite des inquiétudes croissantes dans le monde.

« Les autorités saoudiennes ont fait savoir qu’elles étaient prêtes à coopérer et qu’une fouille pourrait avoir lieu au consulat », a indiqué le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué. « Cette fouille va avoir lieu. »

Jamal Khashoggi, journaliste critique du pouvoir de Riyad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s’est rendu au consulat le 2 octobre, sur rendez-vous, afin d’obtenir un papier en vue de son mariage avec sa fiancée turque.

Selon la police turque, il n’en est jamais ressorti.

Sa fiancée, Hatice Cengiz, a d’ailleurs demandé hier dans le Washington Post l'aide de Donald Trump pour « faire la lumière » sur cette affaire.

« J'implore le président Trump et la Première dame Melania Trump d'aider à faire la lumière sur la disparition de Jamal », a- t-elle écrit dans une tribune publiée par le quotidien.

Dans un entretien vendredi à l’agence Bloomberg, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement « entré » au consulat, mais qu’il en était sorti peu après. Il a lui-même invité les autorités turques à « fouiller » le consulat.

Allégations d’Assassinat

Des responsables turcs ont affirmé samedi en citant l’enquête que M. Khashoggi, 59 ans, a été assassiné dans le consulat, des informations qualifiées de « dénuées de fondement » par Riyad.

Citant un responsable américain informé sur la question par ses homologues turcs, le Washington Post a affirmé que « le corps de Khashoggi a été probablement découpé et mis dans des caisses avant d’être transféré par avion hors du pays ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé lundi les autorités saoudiennes à « prouver » que M. Khashoggi a bien quitté le consulat comme elles l’affirment.

La chaîne publique turque en langue anglaise TRT World a rapporté hier que les autorités turques soupçonnaient un groupe de Saoudiens venus à Istanbul le jour de la disparition du journaliste d’être repartis avec les images de vidéosurveillance du consulat.

Selon des informations du quotidien progouvernemental Sabah, deux avions privés appartenant à une entreprise proche du pouvoir saoudien ont atterri à Istanbul le 2 octobre et en sont repartis le même jour, l’un vers Dubaï, aux Émirats, l’autre vers l’Égypte.

— Agence France-Presse

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