Simon Gouache

un retour musclé

Simon Gouache est connu d’un large public pour « CrossFit », un numéro de son premier one-man show devenu viral. Avec son deuxième spectacle, Une belle soirée, le principal intéressé parle d’un « CrossFit 2.0 ».

Même s’il monte sur scène plusieurs fois par semaine, Simon Gouache n’est normalement pas sous les projecteurs médiatiques, entre autres parce qu’il est rarement invité dans des émissions de télé ou de radio.

Il y a quand même eu une exception majeure, lorsqu’en pleine tournée de son premier one-man show, son numéro « CrossFit » est devenu viral.

A-t-il eu peur de devenir l’humoriste d’un seul numéro, comme les artistes de la chanson qui deviennent connus pour un seul succès ?

« Non, parce que dans mon premier spectacle, je savais que c’était un numéro parmi tant d’autres. J’avais travaillé tellement fort sur ce spectacle que je savais que ce n’était même pas mon meilleur numéro », explique Simon Gouache, qui présente la première montréalaise de son deuxième one-man show demain soir.

« Mais c’est vrai que quand je me suis mis à travailler sur mon deuxième spectacle, je me disais que je devais avoir un numéro “CrossFit 2.0”. Je me suis mis cette pression-là et j’étais terrorisé, ajoute l’artiste, qui a longtemps assuré les premières parties de Louis-José Houde. Finalement, je pense que tout le spectacle est un “CrossFit 2.0”. Il n’y a pas un bout dans le show que je n’aime pas. »

Carte de visite

Dans Une belle soirée, Simon Gouache se demande qui il est et qui il souhaite devenir. « Maintenant que j’ai 34 ans, je fais le point sur ma vie », affirme-t-il.

Il y est notamment question de son anxiété, qu’il a appris à maîtriser et même à apprécier. « J’arrive avec un message comme “ça va être correct”, “tu vas apprendre à vivre avec” et “si tu prends soin de toi, tu vas être capable d’être heureux”. »

Il reste que le trentenaire ne fait pas de l’humour pour transmettre un message. 

« Il y a des gens qui vont peut-être comprendre des choses pendant le show. Tant mieux. Mais ce n’est pas ça que je veux. Ce que je veux, c’est faire rire et que les gens sortent en ayant mal aux joues. »

— Simon Gouache

Histoire d’offrir un spectacle sans longueurs, Simon Gouache ne garde jamais un segment « qui fonctionne juste à Montréal ou juste en région ». Dès qu’il s’aperçoit que le rire n’est pas au rendez-vous à un endroit, il le coupe sans regret.

« Pour moi, un show doit fonctionner tout le temps, partout. Mon métier est de faire rire, partout », ajoute l’humoriste.

Avant chaque représentation de ce deuxième spectacle qu’il rode depuis plusieurs mois, Simon Gouache demande aux spectateurs lesquels ne l’ont jamais vu : « C’est toujours plus que la majorité. »

Ça tombe bien, puisque l’humoriste estime que ce nouveau spectacle donne une bonne première impression de lui. « Il est meilleur que le premier, je suis plus mature et plus drôle. »

C’est d’ailleurs par le bouche-à-oreille qu’il réussit à intéresser un nombre croissant de spectateurs, lui qui ne fait aucune promotion pour ses spectacles et qui est pratiquement absent des réseaux sociaux. L’humoriste n’a pas honte de dire qu’il a donné plusieurs représentations de son premier spectacle devant une cinquantaine de personnes. Or, petit à petit, le mot s’est passé et le public a commencé à être plus nombreux. « J’aime voir des gens de tous les âges dans ma salle, dit-il. Il n’y a rien de plus beau qu’une madame de 74 ans qui rit d’une joke de pet. »

Au MTelus demain soir et en tournée québécoise jusqu’au 9 avril

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