Emploi

Les employés les plus recherchés pour 2020

Parmi les 15 postes les plus en vue au Canada pour 2020, près de la moitié requiert un diplôme universitaire. Il s’agit de postes de développeur informatique, de chargé de projet en ingénierie, d’ingénieur électricien, de comptable, de gestionnaire des ressources humaines, de planificateur financier et de responsable du développement commercial. Toutefois, les trois emplois en tête de liste exigent peu de formation : associé aux ventes, camionneur et réceptionniste. Le poste de journalier, souvent mal rémunéré, occupe la septième position. Ceux qui souhaitent suivre une formation pratique prisée opteront pour les métiers de soudeur, de mécanicien d’équipement lourd, de mécanicien de biens de consommation et d’infirmier. — Isabelle Dubé, La Presse

Enquête de la Banque du Canada

Regain d’optimisme pour les entreprises

Les résultats de la plus récente enquête de la Banque du Canada sur les perspectives des entreprises laissent entrevoir un regain d’optimisme de la part des dirigeants, avec l’assouplissement des tensions mondiales, mais la région des Prairies reste une source de faiblesse. L’enquête, qui s’appuie sur des entretiens avec des cadres supérieurs d’une centaine d’entreprises, révèle qu’en dehors des régions productrices d’énergie, les témoignages d’amélioration des indicateurs des ventes futures sont nombreux. La demande étrangère, en particulier celle des États-Unis, continue de stimuler les exportations, et les attentes de croissance économique aux États-Unis se sont améliorées à mesure que les tensions commerciales ont diminué, indique la banque centrale. — La Presse canadienne

Caisse de dépôt

Un départ de plus à la haute direction

Une autre membre de la haute direction de la Caisse de dépôt et placement a discrètement quitté l’organisation à la mi-décembre.

La première vice-présidente Oona Stock, responsable des ressources humaines et des politiques de rémunération, aussi membre de la haute direction de l’organisation, n’est plus à l’emploi de la Caisse, a confirmé hier son porte-parole, Maxime Chagnon. Il a refusé de préciser s’il s’agissait d’un départ volontaire ou si Mme Stock avait été remerciée. « Il s’agit d’informations confidentielles », a-t-il justifié.

Lors d’un départ involontaire, les dirigeants de la Caisse ont droit à une indemnité de départ alors qu’ils n’y ont pas droit lorsqu’ils partent d’eux-mêmes. Il n’a pas été possible de savoir si la première vice-présidente avait touché une indemnité de départ ou non. Par contre, elle a quitté la Caisse tout juste avant de pouvoir toucher son boni lié au rendement annuel de la Caisse de dépôt. Les bonis annuels sont versés uniquement aux employés en service le 31 décembre de chaque année.

« Nos politiques de rémunération en place sont respectées », a fait savoir Maxime Chagnon.

Ces politiques de rémunération, qui étaient sous la responsabilité de Mme Stock, ont été critiquées récemment pour leur application variable. Deux hauts dirigeants de la Caisse de dépôt qui ont quitté leur poste avant le 31 décembre, Christian Dubé et Stéphane Etroy, avaient quand même touché leurs bonis annuels et encaissé des millions, selon les informations publiées par La Presse au début de décembre.

Oona Stock était à l’emploi de la Caisse de dépôt depuis août 2016. Son titre précis était première vice-présidente, talent et performance. Elle était responsable du recrutement, de la gestion des ressources humaines et de la rémunération globale, en plus de siéger au comité de direction.

La première vice-présidence au talent et à la performance relève de Maarika Paul, chef de la direction financière et des opérations de la Caisse de dépôt. Mme Paul assure l’intérim en attendant le recrutement d’une personne qui succédera à Oona Stock.

Autres départs

L’année qui vient de se terminer aura vu le départ de trois autres dirigeants de la Caisse de dépôt. Daniel Fournier, qui dirigeait la filiale immobilière de la Caisse, a pris sa retraite, et le numéro deux de l’organisation, Stéphane Etroy, a quitté l’organisation dans des circonstances nébuleuses.

M. Etroy était le mieux rémunéré des dirigeants de la Caisse. Établi à Londres et payé en livres sterling, Stephane Etroy gagnait même plus que le président-directeur général, Michael Sabia. Officiellement, M. Etroy a quitté la Caisse pour passer plus de temps avec ses quatre enfants, mais ne sera pas resté longtemps à la maison. Aussitôt que la période de non-concurrence convenue avec la Caisse prendra fin, en février, il deviendra chef des placements privés européens de la firme américaine Ares Management, poste à Londres.

Le PDG de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, a lui aussi annoncé son départ imminent, un an plus tôt que prévu.

— Hélène Baril, La Presse

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