GUIDE VÉHICULES ÉLECTRIQUES et hybrides

Un fil à la roue

Le rayon d’action accru des véhicules électriques modernes ne calme pas l’anxiété de tous les automobilistes. Les hybrides à prise rechargeables s’en chargent.

Chevrolet Volt

Indiscutablement le véhicule le plus vendu de sa catégorie, la Volt de Chevrolet représente sans doute la solution transitoire par excellence avant d’acquérir un véhicule entièrement électrique. En effet, cette berline cinq portes mue par un moteur électrique qui se recharge à l’aide d’un propulseur à essence (une hybride à l’envers, quoi !) assure une autonomie équivalente à celle d’une voiture dite classique. Finie l’anxiété de se retrouver avec des piles à plat. Cela dit, les progrès constants du véhicule 100 % électrique, dont le rayon d’action ne cesse de grandir, sont de nature à calmer l’angoisse de nombreux automobilistes.

Dans sa forme actuelle, la Volt brille sur le plan de l’efficacité, mais guère sur le plan du confort et de l’habitabilité. Les places arrière sont étriquées et le coffre n’est pas plus accueillant qu’il le faut. La présentation intérieure est soignée, par contre, et le meilleur des technologies proposées par Chevrolet s’y trouve. Bien que nombreuses, les commandes sont intuitives et l’interface de l’écran central est conviviale et facile à consulter.

Sur le plan de la conduite, la Volt offre une expérience qui n’est guère différente de celle que procure une auto « traditionnelle ». La plus grande différence, c’est le freinage qu’il faut apprivoiser pour réaliser des arrêts tout en souplesse.

Marque et modèle

Chevrolet Volt

Autonomie électrique

64 km (estimation)

Subvention du gouvernement du Québec

8000 $

Fourchette de prix

De 41 045 $ à 45 145 $

Chrysler Pacifica Hybrid

On attendait Toyota, voire Honda, mais c’est finalement Chrysler qui, le premier, attache un fil à la roue d’une fourgonnette. La Pacifica Hybrid, c’est son nom, propose toutes les fonctionnalités du modèle classique, à l’exception de celle qui permet d’enfouir les sièges de la rangée médiane sous le plancher. Tout le reste est identique. Enfin presque, puisque cette fourgonnette permet de parcourir 50 km sans tirer de son sommeil le V6 à essence qui loge sous son capot. Le secret de la Pacifica réside dans sa transmission électrique variable appelée e-Flite qui se trouve flanquée de deux moteurs électriques. L’harmonie règne entre ces différentes technologies et l’automobiliste aura du mal à savoir « qui fait quoi et quand », tellement le comportement de la version hybride est similaire à celui du modèle à essence, même si celui-ci s’appuie sur des ressorts plus rigides. En fait, à l’exception de l’aiguille de la jauge à essence qui baisse plus lentement et d’un freinage plus délicat – il faut appuyer un peu plus fort que de coutume –, il n’y a guère de différence au chapitre du comportement de ce modèle qui s’arrête moins fréquemment à la station-service.

Marque et modèle

Chrysler Pacifica Hybrid

Autonomie électrique

50 km

Subvention du gouvernement du Québec

8000 $

Fourchette de prix

De 51 445 $ à 56 945 $

Honda Clarity

La Clarity de Honda est une automobile que l’on repère très vite en mouvement comme à l’arrêt, car elle n’évoque rien de connu chez nous. Mais cette berline mérite que l’on ne s’attarde pas uniquement à son physique. Ses dimensions plutôt imposantes en font une vraie cinq-places, ce qui lui permet de se démarquer très avantageusement de ses principales rivales, les Chevrolet Volt et Toyota Prius Prime. Il n’y a pas que le volume habitable (et utilitaire) de la Clarity qui suscite l’étonnement, mais aussi le nombre de rangements. On en trouve presque partout, de quoi faire rougir tous ces véhicules qui se prétendent des « utilitaires ».

Ce véhicule hybride doté d’une prise rechargeable permet de parcourir sensiblement la même distance – en mode tout électrique – que la Volt de Chevrolet. Entraînée par ses roues avant (traction), la Clarity compte sur une imposante batterie (17 kWh) qui se recharge en roulant à l’aide du quatre-cylindres essence de 1,5 L qui l’accompagne. S’il le souhaite, le conducteur peut gérer au plus près le fonctionnement du système hybride. Il est ainsi possible, par exemple, d’économiser la batterie en sollicitant davantage le quatre-cylindres. Ces raffinements techniques induisent un rapport particulier avec cette voiture confortable, silencieuse, mais guère dynamique à conduire.

Des choix moins excentriques

À ceux qui considèrent la Clarity comme trop « avant-gardiste », nous dirons qu’il existe d’autres berlines hybrides à prise rechargeable moins excentriques sans doute, mais moins performantes sur le plan énergétique. Dans ce groupe, on trouve notamment la Ford Fusion Energi et le duo Hyundai Sonata et Kia Optima. Toutes ces berlines proposent une autonomie électrique inférieure d’une vingtaine de kilomètres à celle de la Clarity de Honda.

Marque et modèle

Honda Clarity

Autonomie électrique

65 km

Subvention du gouvernement du Québec

8000 $

Fourchette de prix

De 39 900 $ à 43 900 $

Mitsubishi Outlander PHEV

Dire que l’Outlander PHEV était très attendu relève de l’euphémisme. Il faut dire que ce Mitsubishi est précédé d’une enviable réputation acquise à l’étranger (en Norvège et en Angleterre notamment). Sous une apparence connue et fortement appréciée des consommateurs (les utilitaires ont la cote ces jours-ci), l’Outlander PHEV dissimule une technologie pour le moins complexe. En effet, plusieurs configurations sont possibles. Ainsi, les moteurs électriques peuvent s’alimenter par un générateur que le moteur à essence se charge d’activer. Le quatre-cylindres de 2 L peut aussi entraîner directement les roues avant, alors qu’un moteur électrique se charge de la rotation des roues arrière, faisant ainsi de l’Outlander PHEV l’un des rares véhicules de sa catégorie à offrir un rouage intégral. Les moteurs électriques peuvent également, sur une distance de quelque 35 km, faire avancer cet utilitaire sans l’aide de la motorisation à essence. Ces échanges entre les propulseurs sont pratiquement imperceptibles à l’oreille de l’automobiliste, si ce n’est lors de franches accélérations. 

Plus balourd que son homonyme à essence, l’Outlander PHEV procure peu d’agrément de conduite. La direction manque de ressenti et les éléments suspenseurs résistent parfois à l’idée de s’assouplir au passage de trous et de bosses.

Option élitiste ou compacte

L’Outlander PHEV n’est pas le premier utilitaire hybride rechargeable sur le marché canadien, mais il est assurément l’un des plus accessibles financièrement. En effet, pour bénéficier d’avancées techniques similaires, les consommateurs devaient jusqu’ici se tourner vers des modèles plus élitistes comme le Volvo XC60 T-8 ou plus économiques et plus compacts comme la Mini Countryman S E.

Marque et modèle

Mitsubishi Outlander PHEV

Autonomie électrique

35 km

Subvention du gouvernement du Québec

4000 $

Fourchette de prix

De 42 998 $ à 49 998 $

Toyota Prius Prime

Commercialisée exclusivement au Québec à ses débuts, la Prius Prime (lire version rechargeable) pose maintenant dans tous les concessionnaires canadiens. Ce modèle, qui permet principalement de circuler sur une distance de 35 km en mode électrique, ne diffère guère des autres Prius à l’exception de son poids et du réglage « plus souple » (dixit Toyota) de ses suspensions. Deux déclinaisons sont inscrites au catalogue, mais privilégiez la moins coûteuse même si elle est plus lourde et que ses batteries à l’hydrure de nickel sont moins sophistiquées que celles au lithium-ion. L’autonomie demeure la même et les performances générales aussi. Plutôt aisée à prendre en main en raison d’une direction douce et d’un diamètre de braquage court, la Prius Prime préfère, de loin, ne pas se faire trop brusquer. Ses pneumatiques offrent une adhérence bien moyenne et son freinage manque de mordant (la faute au système de récupération, murmure-t-on). En outre, le quatre-cylindres de 1,8 L se trouve à la peine (et ça s’entend) lorsqu’il ne se trouve pas épaulé par le moteur électrique.

Face aux autres véhicules de son segment (Chevrolet Volt ou Hyundai Ioniq), la Prius Prime offre une meilleure habitabilité et un volume utilitaire plus fonctionnel, à défaut d’être aisément accessible en raison de la hauteur du seuil de chargement.

Marque et modèle

Toyota Prius Prime

Autonomie électrique

35 km

Subvention du gouvernement du Québec

4000 $

Fourchette de prix

De 32 990 $ à 38 565 $

GUIDE VÉHICULES ÉLECTRIQUES et hybrides

Un fil à la roue

Le rayon d’action accru des véhicules électriques modernes ne calme pas l’anxiété de tous les automobilistes. Les hybrides à prise rechargeables s’en chargent.

Chevrolet Volt

Indiscutablement le véhicule le plus vendu de sa catégorie, la Volt de Chevrolet représente sans doute la solution transitoire par excellence avant d’acquérir un véhicule entièrement électrique. En effet, cette berline cinq portes mue par un moteur électrique qui se recharge à l’aide d’un propulseur à essence (une hybride à l’envers, quoi !) assure une autonomie équivalente à celle d’une voiture dite classique. Finie l’anxiété de se retrouver avec des piles à plat. Cela dit, les progrès constants du véhicule 100 % électrique, dont le rayon d’action ne cesse de grandir, sont de nature à calmer l’angoisse de nombreux automobilistes.

Dans sa forme actuelle, la Volt brille sur le plan de l’efficacité, mais guère sur le plan du confort et de l’habitabilité. Les places arrière sont étriquées et le coffre n’est pas plus accueillant qu’il le faut. La présentation intérieure est soignée, par contre, et le meilleur des technologies proposées par Chevrolet s’y trouve. Bien que nombreuses, les commandes sont intuitives et l’interface de l’écran central est conviviale et facile à consulter.

Sur le plan de la conduite, la Volt offre une expérience qui n’est guère différente de celle que procure une auto « traditionnelle ». La plus grande différence, c’est le freinage qu’il faut apprivoiser pour réaliser des arrêts tout en souplesse.

Marque et modèle

Chevrolet Volt

Autonomie électrique

64 km (estimation)

Subvention du gouvernement du Québec

8000 $

Fourchette de prix

De 41 045 $ à 45 145 $

Chrysler Pacifica Hybrid

On attendait Toyota, voire Honda, mais c’est finalement Chrysler qui, le premier, attache un fil à la roue d’une fourgonnette. La Pacifica Hybrid, c’est son nom, propose toutes les fonctionnalités du modèle classique, à l’exception de celle qui permet d’enfouir les sièges de la rangée médiane sous le plancher. Tout le reste est identique. Enfin presque, puisque cette fourgonnette permet de parcourir 50 km sans tirer de son sommeil le V6 à essence qui loge sous son capot. Le secret de la Pacifica réside dans sa transmission électrique variable appelée e-Flite qui se trouve flanquée de deux moteurs électriques. L’harmonie règne entre ces différentes technologies et l’automobiliste aura du mal à savoir « qui fait quoi et quand », tellement le comportement de la version hybride est similaire à celui du modèle à essence, même si celui-ci s’appuie sur des ressorts plus rigides. En fait, à l’exception de l’aiguille de la jauge à essence qui baisse plus lentement et d’un freinage plus délicat – il faut appuyer un peu plus fort que de coutume –, il n’y a guère de différence au chapitre du comportement de ce modèle qui s’arrête moins fréquemment à la station-service.

Marque et modèle

Chrysler Pacifica Hybrid

Autonomie électrique

50 km

Subvention du gouvernement du Québec

8000 $

Fourchette de prix

De 51 445 $ à 56 945 $

Honda Clarity

La Clarity de Honda est une automobile que l’on repère très vite en mouvement comme à l’arrêt, car elle n’évoque rien de connu chez nous. Mais cette berline mérite que l’on ne s’attarde pas uniquement à son physique. Ses dimensions plutôt imposantes en font une vraie cinq-places, ce qui lui permet de se démarquer très avantageusement de ses principales rivales, les Chevrolet Volt et Toyota Prius Prime. Il n’y a pas que le volume habitable (et utilitaire) de la Clarity qui suscite l’étonnement, mais aussi le nombre de rangements. On en trouve presque partout, de quoi faire rougir tous ces véhicules qui se prétendent des « utilitaires ».

Ce véhicule hybride doté d’une prise rechargeable permet de parcourir sensiblement la même distance – en mode tout électrique – que la Volt de Chevrolet. Entraînée par ses roues avant (traction), la Clarity compte sur une imposante batterie (17 kWh) qui se recharge en roulant à l’aide du quatre-cylindres essence de 1,5 L qui l’accompagne. S’il le souhaite, le conducteur peut gérer au plus près le fonctionnement du système hybride. Il est ainsi possible, par exemple, d’économiser la batterie en sollicitant davantage le quatre-cylindres. Ces raffinements techniques induisent un rapport particulier avec cette voiture confortable, silencieuse, mais guère dynamique à conduire.

Des choix moins excentriques

À ceux qui considèrent la Clarity comme trop « avant-gardiste », nous dirons qu’il existe d’autres berlines hybrides à prise rechargeable moins excentriques sans doute, mais moins performantes sur le plan énergétique. Dans ce groupe, on trouve notamment la Ford Fusion Energi et le duo Hyundai Sonata et Kia Optima. Toutes ces berlines proposent une autonomie électrique inférieure d’une vingtaine de kilomètres à celle de la Clarity de Honda.

Marque et modèle

Honda Clarity

Autonomie électrique

65 km

Subvention du gouvernement du Québec

8000 $

Fourchette de prix

De 39 900 $ à 43 900 $

Mitsubishi Outlander PHEV

Dire que l’Outlander PHEV était très attendu relève de l’euphémisme. Il faut dire que ce Mitsubishi est précédé d’une enviable réputation acquise à l’étranger (en Norvège et en Angleterre notamment). Sous une apparence connue et fortement appréciée des consommateurs (les utilitaires ont la cote ces jours-ci), l’Outlander PHEV dissimule une technologie pour le moins complexe. En effet, plusieurs configurations sont possibles. Ainsi, les moteurs électriques peuvent s’alimenter par un générateur que le moteur à essence se charge d’activer. Le quatre-cylindres de 2 L peut aussi entraîner directement les roues avant, alors qu’un moteur électrique se charge de la rotation des roues arrière, faisant ainsi de l’Outlander PHEV l’un des rares véhicules de sa catégorie à offrir un rouage intégral. Les moteurs électriques peuvent également, sur une distance de quelque 35 km, faire avancer cet utilitaire sans l’aide de la motorisation à essence. Ces échanges entre les propulseurs sont pratiquement imperceptibles à l’oreille de l’automobiliste, si ce n’est lors de franches accélérations. 

Plus balourd que son homonyme à essence, l’Outlander PHEV procure peu d’agrément de conduite. La direction manque de ressenti et les éléments suspenseurs résistent parfois à l’idée de s’assouplir au passage de trous et de bosses.

Option élitiste ou compacte

L’Outlander PHEV n’est pas le premier utilitaire hybride rechargeable sur le marché canadien, mais il est assurément l’un des plus accessibles financièrement. En effet, pour bénéficier d’avancées techniques similaires, les consommateurs devaient jusqu’ici se tourner vers des modèles plus élitistes comme le Volvo XC60 T-8 ou plus économiques et plus compacts comme la Mini Countryman S E.

Marque et modèle

Mitsubishi Outlander PHEV

Autonomie électrique

35 km

Subvention du gouvernement du Québec

4000 $

Fourchette de prix

De 42 998 $ à 49 998 $

Toyota Prius Prime

Commercialisée exclusivement au Québec à ses débuts, la Prius Prime (lire version rechargeable) pose maintenant dans tous les concessionnaires canadiens. Ce modèle, qui permet principalement de circuler sur une distance de 35 km en mode électrique, ne diffère guère des autres Prius à l’exception de son poids et du réglage « plus souple » (dixit Toyota) de ses suspensions. Deux déclinaisons sont inscrites au catalogue, mais privilégiez la moins coûteuse même si elle est plus lourde et que ses batteries à l’hydrure de nickel sont moins sophistiquées que celles au lithium-ion. L’autonomie demeure la même et les performances générales aussi. Plutôt aisée à prendre en main en raison d’une direction douce et d’un diamètre de braquage court, la Prius Prime préfère, de loin, ne pas se faire trop brusquer. Ses pneumatiques offrent une adhérence bien moyenne et son freinage manque de mordant (la faute au système de récupération, murmure-t-on). En outre, le quatre-cylindres de 1,8 L se trouve à la peine (et ça s’entend) lorsqu’il ne se trouve pas épaulé par le moteur électrique.

Face aux autres véhicules de son segment (Chevrolet Volt ou Hyundai Ioniq), la Prius Prime offre une meilleure habitabilité et un volume utilitaire plus fonctionnel, à défaut d’être aisément accessible en raison de la hauteur du seuil de chargement.

Marque et modèle

Toyota Prius Prime

Autonomie électrique

35 km

Subvention du gouvernement du Québec

4000 $

Fourchette de prix

De 32 990 $ à 38 565 $

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