Environnement

Le Parlement européen déclare l’urgence climatique

Le Parlement européen a décrété jeudi l’urgence climatique et environnementale, un vote symbolique pour maintenir la pression sur les dirigeants de l’Union européenne (UE) à l’approche de la COP25 sur le climat et avec l’arrivée d’un nouvel exécutif européen. La résolution, adoptée à la majorité (429 pour, 225 contre et 19 abstentions), affirme l’engagement du Parlement à « limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C et [à] éviter une perte massive de biodiversité ». Il fait suite à des votes similaires dans maints parlements nationaux de l’UE, notamment en France, au Royaume-Uni et en Autriche. « Le fait que l’Europe soit le premier continent à déclarer l’urgence climatique et environnementale, juste avant la COP25, alors que la nouvelle Commission entre en fonction, et trois semaines après que Donald Trump a confirmé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris, est un message fort envoyé aux citoyens et au reste du monde », s’est félicité Pascal Canfin (Renew Europe, centre et libéraux), président de la commission de l’environnement du Parlement européen. — Agence France-Presse

Corée du Nord

Deux projectiles non identifiés tirés dans la mer du Japon

La Corée du Nord a tiré jeudi « deux projectiles non identifiés », a annoncé l’armée sud-coréenne, au moment où les négociations sur le nucléaire entre Pyongyang et Washington demeurent dans l’impasse. Deux projectiles ont été tirés en direction de l’est à partir de la province du Hamgyong du Sud et sont tombés dans la mer du Japon, a indiqué l’état-major sud-coréen dans un communiqué. Ce tir a été effectué jeudi, jour de l’Action de grâce, une grande fête pour les États-Unis. Ayant « connaissance d’informations faisant état d’un lancement de missile nord-coréen », Washington a appelé la Corée du Nord « à éviter les provocations, à respecter les obligations découlant des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et à reprendre des négociations soutenues et substantielles afin de parvenir à une dénucléarisation complète », dans un communiqué du département d’État. Ce tir intervient également à la veille du deuxième anniversaire du premier tir d’un missile balistique, le Hwasong-15, capable, selon des experts, de frapper tout le territoire continental américain. « Les tirs répétés de missiles balistiques de la Corée du Nord constituent un sérieux défi non seulement pour notre pays, mais aussi pour la communauté internationale », a déclaré à la presse le premier ministre du Japon, Shinzo Abe. — Agence France-Presse

Royaume-Uni

Pas d’enquête criminelle sur l’affaire Epstein, confirme la police

La police britannique a confirmé jeudi sa décision de ne pas ouvrir d’enquête criminelle relative à l’affaire Epstein, dans laquelle le prince Andrew est sommé par les plaignantes de témoigner sur ce qu’il savait des activités de son ami. Dans un communiqué jeudi, la police britannique rappelle que lui avaient été signalées en juillet 2015 des accusations visant Jeffrey Epstein et une femme britannique, concernant des faits qui s’étaient déroulés en dehors du Royaume-Uni, hormis des accusations portant sur des faits datant de mars 2001 à Londres. C’est à cette période que Virginia Roberts a affirmé avoir été forcée d’avoir des relations sexuelles à Londres avec le prince Andrew alors qu’elle était âgée de 17 ans, puis à deux autres reprises à New York et sur l’île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes, accusations démenties par le prince Andrew. Après avoir évalué les preuves fournies et entendu la plaignante, la police britannique avait conclu que les enquêtes portant sur des accusations d’exploitation sexuelle se concentreraient « largement » hors du Royaume-Uni. C’est ainsi que la police britannique avait décidé en novembre 2016 de ne pas ouvrir d’enquête criminelle. Après le suicide de Jeffrey Epstein dans sa prison new-yorkaise en août dernier, la police britannique avait réexaminé sa décision. « Notre position reste inchangée », a déclaré dans un communiqué le commandant Alex Murray, du service criminel de la police de Londres. — Agence France-Presse

république démocratique du congo

Quatre membres d’équipes anti-Ebola tués 

Quatre membres d’équipes anti-Ebola ont été tués, et six autres, blessés dans deux attaques armées dans l’est de la République démocratique du Congo, où les autorités sanitaires redoutent que l’insécurité accroisse l’épidémie.

Les deux attaques ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté jeudi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un agent du ministère congolais de la Santé et deux chauffeurs ont été tués dans l’assaut contre une « base » où vit du personnel de la riposte anti-Ebola à Biakato dans la province de l’Ituri, a indiqué l’OMS dans un communiqué.

La victime du ministère de la Santé travaillait pour « l’équipe de vaccination ».

Un policier congolais a été tué dans l’autre attaque contre un bureau de la coordination de la riposte anti-Ebola à Mangina, a ajouté l’OMS. Il était payé par les autorités sanitaires pour garder les installations anti-Ebola.

Mangina se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Biakato, dans la province voisine du Nord-Kivu.

« À cette heure, il n’y a aucune confirmation sur l’identité des assaillants », a déclaré à la presse à Genève Michael Ryan, directeur des opérations d’urgence à l’OMS.

Les autorités congolaises accusent des Maï-Maï, miliciens dont les actions vont de la défense des intérêts communautaires à la grande criminalité (contrôle des minerais, racket, etc.).

« Aucun agent de l’OMS ne figure parmi les morts, même si l’un d’entre eux a été blessé, a précisé l’OMS. Les autres blessés sont principalement des agents du ministère de la Santé. »

« Plus de gens mourront »

La double attaque contre Biakato et Mangina est « de loin la plus meurtrière » de toutes celles menées contre des équipes anti-Ebola depuis le début de l’épidémie, a déclaré le directeur des opérations d’urgence à l’OMS.

Un médecin épidémiologiste camerounais de l’OMS a notamment été tué en avril dernier.

Au début de novembre, un journaliste radio, qui animait des programmes anti-Ebola, a été tué en Ituri.

Mangina est le lieu d’où est partie en juillet, août 2018 la 10e épidémie d’Ebola sur le sol congolais. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s’y était rendu le 1er septembre.

L’OMS est le partenaire du ministère congolais de la Santé dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola, qui a tué 2199 personnes depuis août 2018.

« Ebola était en retrait. Ces attaques redonneront de la vigueur à l’épidémie et, par conséquent, plus de gens mourront », a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Gebreyesus.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.