Le tour du propriétaire

Ne vous fiez pas aux apparences

De l’extérieur, la maison ne paie pas de mine. Bien sûr, sa façade en brique peinte, ses fenêtres récentes et l’auvent ouvragé qui surplombe le balcon la distinguent des bâtiments voisins. Mais c’est une fois à l’intérieur qu’on mesure la singularité de cette « shoebox » qui, outre la façade, n’a aujourd’hui rien d’une petite boîte à chaussures.

Propriétaires de la maison depuis trois ans, Cynthia et Mathieu ont cherché pendant plusieurs mois avant de tomber sur cette perle. « On visitait des maisons qui avaient toutes l’air de condos rénovés, toutes pareilles, se souvient Cynthia, qui était alors enceinte de leur fils Émile. On trouvait ça plate. Ici, tu n’as pas cette impression. Tout est dans les détails, comme le bois restauré (utilisé à divers endroits dans la maison). C’est du bois qui vient de la maison. Dans un autre contexte, du bois de grange, ça pourrait faire un peu faux. Mais là, il y a vraiment une raison pourquoi ce bois-là a été choisi. »

La « shoebox » d’origine a été rénovée par le couple de propriétaires qui les a précédés. Tout l’intérieur a été refait, avec un design bien pensé. Un agrandissement a été ajouté, doublant ainsi la superficie du bâtiment d’origine. Aujourd’hui, la maison compte 1295 pieds carrés habitables.

« Ce n’est pas une maison qui est luxueuse, mais c’est une maison qui est intelligente. C’est un espace que tu n’as pas peur de détruire en vivant dedans, qui va rester beau et qui a été fait pour être habité. »

— Cynthia

La pièce coup de cœur de Cynthia et de Mathieu est le salon, situé en contrebas, dans l’agrandissement. « C’est un espace tellement invitant, constate Cynthia. Il fait aussi office de salle de jeux. En plus, le fait que la pièce soit creusée, ça donne des plafonds super hauts, ce qui est assez particulier pour une “shoebox”. Tu ne vois pas ça souvent. »

BAIN DE LUMIÈRE

La luminosité de l’endroit est l’une des caractéristiques qui frappent quand on entre dans la maison. Pourtant, comme c’est le cas pour de nombreuses maisons en rangée de Montréal, celle-ci ne profite pas de la présence de fenêtres sur ses murs de côté. Lors des rénovations, les anciens propriétaires ont pallié ce problème en ajoutant non seulement de grandes fenêtres à l’arrière, mais aussi quatre puits de lumière. « Quand on a visité la première fois, à la fin de la visite, l’agent nous a dit : “Avez-vous remarqué que les lumières étaient fermées ?”, raconte Cynthia. Non ! »

Depuis qu’il est propriétaire, le couple a apporté deux grandes améliorations à la maison. « La maison était assez clés en main et c’est aussi ce qu’on recherchait, faire les projets à notre rythme », souligne Mathieu qui, comme sa conjointe, travaille dans le domaine des technologies. Ils ont d’abord réaménagé le sous-sol en y ajoutant un mur de rangement et en ouvrant le plafond afin d’exposer les solives et gagner de la hauteur. « L’idée du mur de rangement était que le sous-sol lui-même ne devienne pas un espace de rangement, précise Mathieu. On y va souvent jouer avec Émile. C’est un deuxième salon. »

RUELLE VERTE

Puis l’an dernier, ils ont construit un garage au fond de la cour. Les deux portes, situées à chaque extrémité, permettent de conserver une ouverture sur la ruelle verte.

La ruelle. Avec le quartier, qu’ils habitent depuis cinq ans, c’est ce qui manquera le plus au couple, une fois qu’il aura déménagé. « Tu sors dans la ruelle avec ton verre de vin, les enfants jouent ensemble, relate Cynthia. L’autre jour, un voisin est venu souffler notre entrée parce qu’il y avait beaucoup de neige. On n’avait rien demandé ! On n’était même pas tant portés sur le voisinage avant, mais on l’a découvert avec beaucoup de surprise et de joie. » « Si on avait pu, on prendrait la maison qu’on a achetée et on la mettrait à côté, poursuit-elle. Mais la maison qu’on cherchait, ça ne se trouve pas dans le quartier. »

À la recherche de plus d’espace, ils auraient également pu ajouter un étage à la maison. Le règlement de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie le permettrait puisqu’il s’agit d’une « shoebox » classée dans la catégorie 2. « On avait rencontré un architecte, mais on a finalement décidé de ne pas se lancer dans un projet de rénovation. Ce sera peut-être pour les futurs propriétaires ! », conclut Cynthia.

Une offre d'achat conditionnelle vient d'être accpetée pour cette propriété.

TROIS IDÉES BIEN PENSÉES

L’éclairage encastré

Dans la chambre d’Émile, il n’y a pas de plafonnier. L’éclairage a été encastré dans le plafond, tout le long du mur de fond. « C’est simple comme tout, mais ça donne un éclairage plus discret », remarque Cynthia.

L’espace café

Un espace café a été aménagé dans la cuisine. Une petite alcôve dans le mur, à gauche, permet de cacher sachets ou capsules.

Deux pommeaux de douche

Quand ils ont emménagé, Cynthia et Mathieu se demandaient à quoi deux pommeaux de douche pouvaient bien servir. « On ne pensait pas que c’était vraiment pratique, mais ce l’est pour vrai ! Tu peux prendre ta douche en famille. C’est utile. Souvent, les gens veulent deux lavabos. Mais finalement, ils devraient plus viser deux pommeaux de douche, à mon avis. »

LA PROPRIÉTÉ EN BREF

La propriété en bref

DESCRIPTION

Bungalow rénové et agrandi de type « shoebox », huit pièces, dont deux chambres fermées et deux salles de bains. Vaste aire ouverte avec puits de lumière, système de haut-parleurs intégrés, sous-sol avec rangement, stationnement et garage chauffé.

PRIX DEMANDÉ

729 000 $

ANNÉE DE CONSTRUCTION

1920

SUPERFICIE HABITABLE

1295 pi2

SUPERFICIE DU TERRAIN

2940 pi2

ÉVALUATION MUNICIPALE (2015)

338 700 $

IMPÔT FONCIER (2019)

2907 $

TAXE SCOLAIRE (2018)

547 $

COURTIER

Jeff Lee, Engels & Völkers

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