Musique

Booba et Kaaris dans un ring ?

Booba et Kaaris, deux rappeurs français qui se sont battus l’été dernier dans un aéroport parisien, cherchent à transporter leur dispute dans un ring de boxe en Belgique. Booba, l’un des rappeurs les plus populaires de France, a annoncé sur les réseaux sociaux un combat « catégorie mi-lourds » au Palais 12, à Bruxelles, le 5 avril. Fabrizio Gentile, qui gère la programmation du Palais 12, a déclaré hier que la salle avait effectivement reçu une demande et que celle-ci était examinée. Il a refusé de dire si un ring de boxe avait été demandé. Douze personnes ont été impliquées dans la bagarre du 1er août à l’aéroport d’Orly. Booba et son ancien collaborateur Kaaris ont été condamnés à une peine de 18 mois avec sursis et à une amende de 50 000 euros (plus de 76 000 $) chacun. — Associated Press

Musique

Remixer ma vie

Chaque semaine, un artiste parle des chansons qui ont bercé sa vie.
AUJOURD’HUI
Roxane Bruneau

Forte du succès de son disque Dysphorie, Roxane Bruneau donnera trois représentations de son spectacle au Club Soda, les 14, 15 et 25 février – les billets des deux dernières représentations sont d’ailleurs tous vendus. L’auteure-compositrice-interprète, qui a été en nomination comme Révélation de l’année l’automne dernier au gala de l’ADISQ, sera en tournée encore pendant toute l’année.

— Propos recueillis par Josée Lapointe, La Presse

Une chanson qui te rappelle ton enfance

Terre promise (Poussé par le vent) d’Éric Lapointe

Ma mère écoutait ça en faisant le ménage. J’ai un souvenir d’elle en legging en train d’épousseter… Elle va probablement être surprise de lire ça, c’est sûr que ça ne l’a pas marquée de la même manière que moi. Peut-être qu’elle mettait la chanson sur Repeat et que c’est comme ça que j’ai fini par l’apprendre, mais c’est la première chanson que j’ai sue par cœur. Je devais avoir 6, 7 ans, 8 ans max. J’aime la musique depuis que je suis toute jeune.

Une chanson que tu écoutes pour te défouler

A Prophecy d’Asking Alexandria

Je ne pense pas que les gens connaissent ça, c’est du gros death metal. Mais ça défoule ! Les paroles sont pas mal trash… si tu réussis à les comprendre. Je n’écoute pas vraiment du metal dans la vie, beaucoup plus du rap. Mais pour me défouler une fois de temps en temps dans mon auto, ça fait du bien !

La première chanson que tu as apprise à la guitare

La poupée qui fait non de Michel Polnareff

Je crois que toutes les personnes qui ont pris des cours de guit ont commencé avec cette chanson-là. C’est très simple, trois ou quatre accords. J’ai arrêté les cours très rapidement, je n’ai pas fait un an. Je trouvais que j’étais dans un carcan et j’avais le goût d’écrire mes chansons. Après avoir appris la base, j’ai décidé de me débrouiller toute seule. Je le regrette, parce que j’aurais aimé apprendre à lire la musique, mais les musiciens le font à ma place ! Sur scène, j’ai décidé de ne plus jouer de guitare, de me concentrer sur les chansons et sur l’humour – je parle beaucoup dans mes shows.

Une chanson qui t’émeut

Hochelaga d’Alexandre Poulin

C’est comme un petit gars qui parle à un beau-père qui vient de rentrer dans sa vie. Moi, je n’ai pas été greyée en beaux-parents, alors cette chanson vient me chercher. J’ai l’impression d’être une petite fille et d’entendre ce que j’aurais pu leur dire. Ça vient toucher une corde sensible, et puis c’est super poétique bien sûr parce que c’est une chanson d’Alexandre Poulin. Si je l’écoute, peu importe mon mood, je pleure. Je m’effondre en larmes.

La chanson de ton répertoire que tu préfères interpréter sur scène

J’pas stressée

Quand je la chante en spectacle, l’énergie se multiplie. Le monde devient complètement fou, et moi aussi, je deviens folle ! C’est juste intense. Les gens font les « oh oh oh », ils connaissent toutes les paroles, c’est malade. Sinon, il y a aussi Le petit soldat de bois, c’est une chanson inédite que je fais juste en spectacle. Elle sera sur le deuxième album, mais si vous voulez l’entendre maintenant, il faut venir me voir en show !

Un artiste qui t’impressionne sur scène

Émile Bilodeau

Dernièrement, j’ai découvert une facette d’Émile Bilodeau qui m’a flabbergastée : c’est le même gars sur la scène qu’à l’extérieur. Il est tellement énergique ! J’ai chanté avec lui sur le show du 31 décembre dans le Vieux-Port, j’avais de la misère à le suivre. Il chante, il danse, il saute, je me disais : « Man, comment il fait ? » Puis en coulisse, il nous disait : « Guys, il faut être reconnaissant, tout le monde est là pour nous, c’est malade ! » Je veux être comme lui, je ne veux pas arrêter d’être impressionnée, je veux continuer d’être reconnaissante. Je ne veux pas que ça devienne une job.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.