MONTRÉAL-NORD

Un conducteur happe neuf personnes

Neuf personnes ont été happées mercredi après-midi par un automobiliste, lors de deux collisions successives survenues dans l’arrondissement de Montréal-Nord. Un important périmètre policier a été érigé dans le secteur et une enquête a été ouverte.

La police ne considère pas pour le moment ces collisions comme délibérées.

Les premiers appels ont été faits au 911 un peu avant 13 h. Le conducteur, un homme de 38 ans, aurait d’abord heurté un premier piéton à l’angle du boulevard Langelier et de la rue de Dijon, après un virage.

« Il aurait ensuite quitté les lieux précipitamment, et continué à circuler sans nécessairement aller à haute vitesse. À la hauteur de l’avenue Valade, il aurait heurté huit autres personnes. On parle de six adultes et deux enfants, qui se trouvaient déjà sur le trottoir », a expliqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Emmanuel Couture.

Au total, neuf personnes ont donc été heurtées. Le pare-brise de la voiture, de marque Chevrolet, était visiblement amoché, tout comme le rétroviseur gauche, qui semble avoir été brisé lors de l’impact.

Plusieurs personnes ont été transportées dans des centres hospitaliers à proximité, en milieu d’après-midi. D’après M. Couture, aucune personne ne serait toutefois en danger de mort. « Pour nous, c’est un soulagement. On parle tout de même de plusieurs blessures, certaines légères, d’autres plus graves », a-t-il indiqué.

Un premier répondant témoigne

Dany Gadbois, lui, arrivait sur son quart de travail, au dépanneur Normandie Dijon, lorsqu’il a aperçu une femme au sol, en détresse. Il dit lui avoir immédiatement porté secours, en attendant l’arrivée des policiers. « Elle était vraiment en mauvais état. Sa tête était ensanglantée, elle perdait beaucoup de force. Son fils, qui était dans une poussette, était pour sa part en état de choc », raconte-t-il.

Selon M. Gadbois, dont des collègues ont aperçu la collision en direct, le conducteur aurait littéralement « foncé sur le monde » qui attendait devant un local de la Société de Saint-Vincent de Paul.

« Juste après la collision, quand moi je suis arrivé, il y avait tout un attroupement autour. C’était la panique. Les gens filmaient la scène avec leur téléphone. Ça n’avait pas de bon sens », a aussi commenté l’ancien militaire de formation.

Suspect arrêté

Le suspect, lui, a été arrêté. Il rencontrera les enquêteurs au courant des prochaines heures, si son état de santé le permet. Le SPVM tentera notamment de déterminer son état d’esprit au moment de la collision. « On ne parle pas pour l’instant d’un geste délibéré ou volontaire, mais on va chercher à savoir s’il était en contact avec la réalité, s’il était en état de crise, s’il savait ce qu’il faisait », a précisé le relationniste. À ses dires, l’homme d’une trentaine d’années semblait pour le moins « confus » au moment de son arrestation.

Rien ne laisse croire aux policiers, jusqu’ici, que l’alcool ou la drogue serait en cause dans cet incident. Au passage de La Presse, mercredi, plusieurs enquêteurs en collision étaient sur les lieux afin d’effectuer l’analyse de la scène. La rue de Dijon a été fermée entre les boulevards Langelier et Rolland. Des citoyens se sont rapidement rassemblés autour des lignes policières, tous curieux de savoir ce qui s’était passé.

Pour faire la lumière sur cette affaire, les enquêteurs rencontreront des témoins qui pourraient avoir aperçu la scène depuis leur domicile, mais aussi les membres de la famille du suspect. Ils vérifieront également si des caméras vidéo ont pu filmer la scène. Une vérification mécanique du véhicule sera finalement effectuée. « Il y a encore un gros travail d’enquête à faire », a dit Emmanuel Couture.

Meurtre de Josiane Arguin

L’ultime cri d’une « femme battue »

Quelques secondes avant sa mort, Josiane Arguin s’est mise à crier dans la cour arrière. L’ultime cri à l’aide d’une « femme battue ». Son conjoint et bourreau, Simon Brind’Amour, l’a battue à mort à coups de queue de billard, s’est débarrassé de son corps dans un sac de hockey mis aux ordures et a eu le culot de rapporter sa « disparition ».

C’est du moins la théorie qu’entendent prouver au jury les procureurs de la Couronne, MKatherine Brabant et MLouis Bouthillier, au procès pour meurtre au second degré et outrage à un cadavre de Simon Brind’Amour. Impassible dans le box des accusés, le Montréalais de 38 ans portait une cravate jaune et une chemise bien ajustée au premier jour de son procès au palais de justice de Montréal.

Simon Brind’Amour aurait tué sa conjointe Josiane Arguin, le 1er septembre 2018, à leur résidence de la rue d’Anvers dans le quartier Parc-Extension. Ce n’est toutefois que deux mois plus tard qu’il a été accusé du meurtre de la femme de 34 ans à la suite de ses aveux, d’abord par textos à une autre ex-conjointe, puis dans un interrogatoire policier.

« La preuve va vous présenter qu’après lui avoir enlevé la vie, il a nettoyé le corps de sa conjointe et a éventuellement fait disparaître le corps en le mettant dans un conteneur à déchets, une benne à ordures. À ce jour, malgré les recherches que les policiers vous expliqueront avoir faites, ils n’ont pas été en mesure de retrouver la dépouille de Josiane », a expliqué aux jurés MBrabant dans son exposé introductif.

Aveux

Simon Brind’Amour aurait d’ailleurs décrit en détail aux policiers le meurtre de sa conjointe lors de ses aveux aux enquêteurs. Le jury aura d’ailleurs la chance de visionner les sept heures de son interrogatoire pendant le procès présidé par la juge Hélène di Salvo.

« Il va vous expliquer qu’il a battu Josiane à mort avec une baguette de billard. Il va également mentionner avoir lavé le corps, [l’avoir mis] dans un sac de hockey et va préciser qu’il va, quelques jours plus tard, se débarrasser du corps. Il va vous dire que quelques secondes avant qu’il s’en prenne à Josiane, cette dernière sortait du domicile et allait vers la cour arrière. Selon ses propos, Josiane criait qu’elle était une femme battue. Si on comprend bien, il s’agit des dernières paroles de Josiane », a affirmé au jury MBrabant.

Avant d’en arriver à de tels aveux, Simon Brind’Amour s’est rendu au poste de police pour rapporter la disparition de Josiane Arguin, deux semaines après le meurtre. Selon une déclaration écrite de l’accusé qui sera présenté au procès, il a affirmé aux policiers que sa conjointe était partie avec l’argent du couple.

Toujours selon la théorie de la Couronne, Simon Brind’Amour a commencé à faire des recherches avec le frère de Josiane dans « certains coins de la ville » pour tenter de retrouver sa conjointe, « laissant croire qu’il souhaitait retrouver Josiane ».

Les proches de la victime viendront d’ailleurs témoigner au procès de ces recherches et de la relation entre Josiane et l’accusé. « C’était une relation dans laquelle il y avait de bons moments et de moins bons moments. Une union qui était récente. Ça faisait un an qu’ils étaient ensemble. Vous allez également voir que le couple avait des difficultés, des difficultés reliées à l’argent, à leurs problèmes de consommation ou encore à la garde partagée qu’avait M. Brind’Amour avec ses trois enfants, nés d’une union précédente », a dit au jury MBrabant.

Avant de passer aux aveux devant les policiers, Simon Brind’Amour avait déjà avoué son crime, selon la Couronne. « Le meurtre de Josiane, il l’avait déjà confessé à Sandra Cormier, la mère de ses trois enfants. Elle viendra témoigner. Elle vous relatera les confessions de l’accusé. Une partie des confessions a débuté par un échange de textos », a affirmé au jury MBrabant.

Le procès s’est amorcé mercredi avec un technicien en scène de crime du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Simon Brind’Amour est défendu par MMaxime Raymond.

centre-Ville de Montréal

Baisse de 92 % de la fréquentation

Déserté par les travailleurs depuis le début de la pandémie de COVID-19, le centre-ville de Montréal est fréquenté par seulement 50 000 personnes actuellement, alors que ce nombre est habituellement de 600 000. D’ici la fin de l’année, la fréquentation pourrait augmenter à 125 000. « On a quand même un écart majeur pour ce qui est de faire rouler l’économie du centre-ville, quand on pense aux commerces, aux restaurants, aux attraits touristiques », a souligné Véronique Doucet, directrice du Service de développement économique de la Ville de Montréal, qui a présenté ces données mercredi matin aux élus du comité exécutif. Après le choc du confinement du printemps dernier, l’activité économique a bien repris dans plusieurs secteurs, mais le centre-ville risque d’avoir de la difficulté à se relever, a souligné Luc Rabouin, maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal et responsable du développement économique au comité exécutif, qui souhaite un maintien de l’aide publique. « On a un grand défi devant nous », a prévenu M. Rabouin.

— Isabelle Ducas, La Presse

Les permis d’alcool de la Pizzeria Moretti suspendus jusqu’au 8 octobre

Les permis d’alcool de la Pizzeria Moretti ont été suspendus durant 45 jours, mardi, par la Régie des alcools, des courses et des jeux. Celle-ci a entériné une entente intervenue entre la représentante du contentieux de la Régie des alcools, MIsabelle Poitras, et l’avocat de l’établissement, Me Sébastien Sénéchal. Les permis d’alcool de la Pizzeria Moretti ont été suspendus d’urgence le 24 août jusqu’à ce que la cause soit débattue sur le fond, ce qui a été fait au début du mois. La période de suspension de 45 jours débute au premier jour de la suspension d’urgence des permis, ce qui explique pourquoi elle prend fin le 8 octobre prochain. Malgré cette suspension, la cuisine de la Pizzeria Moretti demeure ouverte uniquement pour la livraison, et les livreurs et fournisseurs alimentaires devront demeurer dans le vestibule de l’établissement de la rue Wellington, dans le respect des mesures sanitaires adoptées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de COVID-19. C’est justement en raison d’un manque de respect allégué de ces mesures que le Service de police de la Ville de Montréal a demandé à ce que les permis du restaurant soient suspendus.

— Daniel Renaud, La Presse

Les permis d’alcool de la Pizzeria Moretti suspendus jusqu’au 8 octobre

Les permis d’alcool de la Pizzeria Moretti ont été suspendus durant 45 jours, mardi, par la Régie des alcools, des courses et des jeux. Celle-ci a entériné une entente intervenue entre la représentante du contentieux de la Régie des alcools, MIsabelle Poitras, et l’avocat de l’établissement, Me Sébastien Sénéchal. Les permis d’alcool de la Pizzeria Moretti ont été suspendus d’urgence le 24 août jusqu’à ce que la cause soit débattue sur le fond, ce qui a été fait au début du mois. La période de suspension de 45 jours débute au premier jour de la suspension d’urgence des permis, ce qui explique pourquoi elle prend fin le 8 octobre prochain. Malgré cette suspension, la cuisine de la Pizzeria Moretti demeure ouverte uniquement pour la livraison, et les livreurs et fournisseurs alimentaires devront demeurer dans le vestibule de l’établissement de la rue Wellington, dans le respect des mesures sanitaires adoptées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de COVID-19. C’est justement en raison d’un manque de respect allégué de ces mesures que le Service de police de la Ville de Montréal a demandé à ce que les permis du restaurant soient suspendus.

— Daniel Renaud, La Presse

Eaux usées

Le déversement terminé à Trois-Rivières

La crise des eaux usées est terminée à Trois-Rivières. La Ville a annoncé mercredi, en fin de journée, que son réseau hydrique avait été complètement remis en fonction, mettant ainsi fin à plus de deux semaines de déversement dans la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent. Plus tôt en après-midi, l’administration municipale avait reçu des nouvelles encourageantes : les réparations sur le réseau de refoulement des eaux usées avaient été complétées, et le système était progressivement remis en marche. « On a pu constater que tout avait tenu le coup. Les pompes vont donc être remises en marche complètement au poste de pompage principal, et le déversement va lui aussi cesser progressivement », a expliqué Guillaume Cholette-Janson, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. Depuis le début de la journée, mercredi, l’eau avait recommencé à s’écouler tranquillement dans les tuyaux, pour se rendre jusqu’aux étangs aérés du secteur Sainte-Marthe – où les eaux sont traitées – qui est situé à l’est du centre-ville, bordant le fleuve Saint-Laurent. Lors des deux bris précédents, l’eau n’avait jamais pu se rendre jusqu’aux étangs, étant donné que ces bris survenaient lors de la remise en service.

Le Nouvelliste

L'ex-lutteur Raymond Rougeau veut devenir maire

L’ancien lutteur Raymond Rougeau a annoncé qu’il sera candidat à la mairie de Rawdon aux prochaines élections, qui auront lieu en novembre 2021. Ex-vedette de la World Wrestling Federation, avec son frère Jacques, Raymond Rougeau est conseiller municipal de cette municipalité de Lanaudière depuis 2002. Il explique dans un communiqué avoir pris l’été pour réfléchir à son avenir politique, et annonce qu’il dévoilera dans les prochaines semaines le nom de son parti, son programme politique ainsi que la composition de son équipe de candidats.

— Isabelle Ducas, La Presse

Francesco Pausata

Francesco Pausata, professeur au département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’Université du Québec à Montréal, a été incorrectement identifié dans le texte « De la fumée de la Californie au-dessus de Montréal », publié le 16 septembre. Voici la photo qui aurait dû accompagner l’article.

Nos excuses.

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