Taux d’intérêt

La Fed « ne m’écoute pas », dit Trump

Le président Donald Trump s’est plaint hier du fait que la banque centrale américaine (Fed) ne l’écoute pas et a regretté d’être désavantagé par rapport à son homologue chinois qui dicte sa volonté à sa banque centrale. M. Trump a de nouveau critiqué la Fed, au sein de laquelle il déplore ne pas avoir « que des gens à [lui] » et qui, selon lui, a fait une « grosse erreur » en relevant les taux d’intérêt trop vite. « Ils ne m’ont pas écouté. Ce n’est pas seulement Jay Powell [le président de la Fed] mais il y a des gens à la Fed qui ne sont pas des nôtres », a affirmé M. Trump sur la chaîne financière CNBC. « Premièrement, ils ont relevé les taux beaucoup trop vite. Deuxièmement, ils ont fait du resserrement monétaire », a-t-il ajouté en faisant référence au fait que la Fed a réduit ses investissements en bons du Trésor en diminuant son bilan d’actifs. M. Trump a comparé la situation monétaire des États-Unis à celle de la Chine qui agit dans le sens opposé, selon lui, « en injectant de l’argent » dans le système monétaire. — Agence France-Presse

Droits de douane

Washington taxerait le vin français

Donald Trump a laissé entendre hier qu’il pourrait imposer davantage de droits de douane sur le vin français, estimant que le vin américain est victime d’une concurrence déloyale. « La France taxe beaucoup le vin et nous taxons peu le vin français », a déclaré le président américain sur CNBC. « Ce pays [les États-Unis] autorise le vin français – qui est très bon – […] à entrer pour rien », a-t-il affirmé. En novembre dernier, Donald Trump avait déjà dénoncé le déséquilibre commercial entre la France et les États-Unis sur les produits viticoles. Ces nouveaux commentaires interviennent alors que les États-Unis et l’Union européenne sont en discussion pour trouver un accord commercial. Pour l’heure, Bruxelles ne veut pas inclure le secteur agricole dans un traité. — Agence France-Presse

Sanctions commerciales

Le Viêtnam sévit contre le faux « Made in Vietnam » 

Les autorités vietnamiennes vont renforcer les sanctions contre les fabricants chinois estampillant leurs produits « Made in Vietnam » pour contourner la hausse des tarifs douaniers imposés par Washington à Pékin.

Des exportateurs ont certes commencé à déplacer leur production de la Chine vers le Viêtnam pour éviter les 25 % de droits de douane imposés par les États-Unis sur plus de 200 milliards US de marchandises en provenance de Chine, mais certaines entreprises de textiles, de produits de la mer ou agricoles prétendent produire au Viêtnam alors qu’elles le font en Chine.

Cela « affecte la réputation des entreprises et des produits vietnamiens », déplore le ministre vietnamien des Affaires étrangères Pham Binh Minh, dans un rapport publié sur le site internet du gouvernement.

« Nous allons augmenter les sanctions pour dissuader » ces pratiques, ajoute-t-il.

Des dizaines de cas recensés

Des dizaines de cas de produits estampillés à tort « Made in Vietnam » et destinés aux États-Unis, à l’Europe et au Japon ont d’ores et déjà été recensés par les douanes.

Le gouvernement entend mener des inspections plus strictes sur les produits à destination de ces marchés, arguant que le Viêtnam pourrait être sanctionné par les États-Unis – l’un de ses principaux partenaires commerciaux – s’il n’endigue pas le problème.

Les importations américaines en provenance du Viêtnam ont atteint près de 16 milliards US au premier trimestre, en hausse de 40 % par rapport au premier trimestre 2018, selon le département américain du Commerce.

Près de la moitié des sociétés américaines produisant en Chine ont dit envisager de quitter le pays en raison du conflit commercial opposant les deux pays, selon un sondage de la Chambre américaine de commerce en Chine.

— Agence France-Presse

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