Bain magique

Bain magique, à Saint-Eustache, cherche des employés spécialisés en informatique ainsi que des étudiants pour des postes en usine. « Les finissants du bac en technologie 3D de l’Université de Sherbrooke rêvent de travailler dans les jeux vidéo ou dans le médical, affirme Benoit Desjardins, architecte de solutions et chef d’équipe au développement. Alors les attirer dans une compagnie industrielle, c’est difficile ! Mais un jour, ils vont se rendre compte que travailler par projet, ce n’est pas si le fun que ça. » — Isabelle Dubé, La Presse

O-I Canada Corp.

O-I Canada Corp. produit des contenants de verre. La multinationale possède 80 usines dans le monde, dont une à Montréal qui emploie 400 personnes. Elle est à la recherche, entre autres, de techniciens mécaniques, d’électrotechniciens licence C et de journaliers à l’emballage. « Les postes qui demandent un DEC ou un DEP, on a plus de difficulté à recruter, affirme Laurence Désilets, coordonnatrice des ressources humaines. Pour ce qui est des journaliers, on reçoit moins de candidatures qu’il y a cinq ans. » — Isabelle Dubé, La Presse

Kongsberg Automotive

L’entreprise Kongsberg Automotive, de Shawinigan, conçoit et fabrique des produits mécatroniques et électriques pour différents véhicules. Elle cherche des techniciens et des ingénieurs. « C’est difficile d’aller chercher des gestionnaires de programmes, ça prend de l’expérience en automobile, explique Caroline Brouillette, conseillère aux ressources humaines. Des ingénieurs système et des ingénieurs en électronique, ça fait plusieurs années qu’on en cherche et c’est difficile de les faire venir à Shawinigan. » — Isabelle Dubé, La Presse

Levio

Des milliers de kilomètres pour trouver les perles rares

Si votre enfant réfléchit actuellement à un programme d’études, conseillez-lui l’ingénierie ou l’informatique. Les employeurs se les arrachent ! L’entreprise Levio, qui se spécialise dans la transformation numérique des entreprises, a connu une croissance spectaculaire depuis sa création en 2014. Elle a un grand besoin de main-d’œuvre de qualité et doit faire des milliers de kilomètres pour recruter les perles rares.

Levio a pourtant un argument de vente convaincant pour séduire de futurs employés. Que ce soit la super structure non hiérarchique qui permet à tout le monde de participer aux décisions de l’entreprise ou encore la flexibilité des heures de travail et la possibilité de suivre une formation continue de son choix aux frais de l’entreprise. Mais ce n’est pas assez. Même si on donne jusqu’à 1500 $ de primes aux employés déjà en poste qui réussissent à trouver des programmeurs analystes et des ingénieurs logiciels… ça ne suffit pas.

« Le tri de CV, ça n’existe plus dans le domaine de l’informatique », affirme Geneviève Parent, conseillère en acquisition de talent.

« On affiche un poste pour la visibilité de l’entreprise et non dans l’espoir de recevoir des CV, car on sait très bien qu’on n’en recevra pas. Il faut vraiment aller chercher les candidats avec des façons innovantes. »

— Geneviève Parent

Depuis quelques mois, Levio multiplie les idées originales, car le but à atteindre est sérieux : 300 employés à trouver pour les bureaux de Québec et 100 pour Montréal. L’entreprise tente déjà de séduire les étudiants des universités en les invitant à des stages. Et pour les autres, elle mise sur les 5 à 7 de recrutement et le speed jobbing.

« On invite les gens à venir visiter les installations, à discuter avec les responsables des différents projets, voir un peu quelle pourrait être leur implication chez nous, poursuit Geneviève Parent. Souvent, quand on peut voir le genre d’équipe avec qui on travaillerait, ça donne des résultats qui sont super positifs. Pour les gens qui auraient peur de croiser un collègue lors d’un 5 à 7, on organise des speed jobbing. Les gens viennent 10-15 minutes dans nos bureaux discuter avec les gens du recrutement. »

RECRUTER À L’ÉTRANGER

Comme Levio accompagne ses clients lors de la mise en œuvre de projets d’envergure ainsi que dans leur transformation numérique, les employés doivent faire de la consultation. Ce qui ajoute un défi de plus dans les efforts de recrutement. Levio compte une trentaine de clients importants, dont Desjardins assurances générales, la CNSST et La Capitale.

« Les clients veulent des gens qui ont deux, trois ans minimum d’expérience en réalisation de projet », explique Jean-Pierre Imbeau, qui est associé et conseiller stratégique.

« À Québec, les profils qu’on recherche, il n’y en a presque plus. Pour répondre à la demande des clients, il faut aller à l’extérieur. »

— Jean-Pierre Imbeau

La conseillère en acquisition de talent Geneviève Parent s’envolera d’ailleurs bientôt vers le Brésil pour une mission de recrutement. Elle ira rencontrer des candidats qui ont postulé pour des postes affichés sur l'internet et qui sont prêts à déménager à Québec. Quelques mois plus tôt, Levio était à Paris. Une mission efficace au cours de laquelle l’entreprise a fait 22 embauches.

« On va les rencontrer directement sur place, explique Geneviève Parent, puis on fait avec eux les démarches d’immigration pour qu’ils viennent travailler chez nous. La France, le Brésil et aussi la Tunisie sont des pays qui ont une bonne formation en informatique. »

L’IMPORTANCE DU SAVOIR-ÊTRE

Levio, dont le siège social est à Québec, a aussi des bureaux à Montréal, Toronto et dès juillet en Illinois aux États-Unis. Même si elle doit faire des milliers de kilomètres pour trouver des candidats, l’entreprise n’engage pas que des employés bien diplômés.

« On recrute d’abord et avant tout un individu qui va répondre aux valeurs de l’entreprise, précise Mélissa Girard, consultante stratégie et transformation acquisitionnelle. Quelqu’un peut acquérir des connaissances, mais le savoir-être, ça ne s’acquiert pas. C’est pour cette raison qu’on va rencontrer les candidats chez eux dans leur pays pour ramener les bonnes personnes ici. »

« On cherche des gens qui sont fiers du travail qu’ils font, qui sont rigoureux et qui s’investissent pour générer du succès chez nos clients. Jusqu’à présent, l’embauche à l’étranger, c’est un succès, affirme le président François Dion. Les gens qu’on amène ici s’adaptent bien et amènent une belle expertise. Ça fonctionne. »

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