COVID-19 États-Unis

150 000

Les États-Unis ont franchi mercredi la barre des 150 000 morts recensées de la COVID-19, selon le comptage de l’Université Johns Hopkins, qui fait référence. Avec près de 150 500 morts au total, soit l’équivalent de la ville de Savannah, en Géorgie, les États-Unis devancent largement le Brésil (90 134), le Royaume-Uni (45 878), le Mexique (44 876) et l’Italie (35 123). (AFP)

Bosnie

Un ministre meurt après avoir contracté le coronavirus

Un ministre bosnien chargé des vétérans est mort mercredi après avoir contracté le nouveau coronavirus, a annoncé la télévision publique BHRT. Salko Bukvarević, 53 ans, était membre du gouvernement de l’entité croato-musulmane, l’une des deux composantes de la Bosnie. Il avait été hospitalisé à la suite de complications dues au virus et placé lundi sous assistance respiratoire, a précisé BHRT, citant la clinique universitaire de Sarajevo. Le pays pauvre des Balkans a recensé environ 11 000 contaminations et plus de 300 décès pour une population de 3,5 millions d’habitants. La Bosnie, qui connaît une résurgence de la pandémie, recense près de 100 contaminations pour 100 000 habitants, l’un des taux les plus élevés d’Europe, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Fadil Novalić, 61 ans, premier ministre de l’entité croato-musulmane, également infecté par la COVID-19, s’est rétabli et a pu quitter l’hôpital la semaine dernière.

— Agence France-Presse

Turquie

Une nouvelle loi pour contrôler les réseaux sociaux

La Turquie a adopté mercredi une loi qui renforce considérablement les pouvoirs des autorités sur les réseaux sociaux, une mesure dénoncée par les défenseurs de la liberté d’expression comme une porte ouverte à la censure. Le Parlement a voté cette loi tôt mercredi, moins d’un mois après que le président Recep Tayyip Erdoğan eut appelé à « mettre de l’ordre » dans les réseaux sociaux, l’un des derniers espaces à échapper à son contrôle. Selon ce texte qui entrera en vigueur le 1er octobre, les réseaux sociaux avec plus d’un million de connexions uniques par jour, comme Twitter et Facebook, devront avoir un représentant en Turquie et obéir aux tribunaux exigeant le retrait de certains contenus. En cas de non-respect de ces obligations, une forte réduction de leur bande passante et des amendes sont prévues. Ces géants du numérique sont en outre appelés à stocker en Turquie les données de leurs utilisateurs se trouvant dans ce pays. Selon le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), la formation de M. Erdoğan, cette mesure vise à mettre fin aux insultes en ligne. Le texte avait été présenté après que la fille et le gendre du président eurent essuyé des injures sur Twitter.

— Agence France-Presse

Hong Kong

Quatre étudiants arrêtés en vertu de la loi sur la sécurité nationale

Quatre étudiants de Hong Kong impliqués dans un groupe indépendantiste récemment dissous ont été arrêtés par la police mercredi dans le cadre de la nouvelle loi controversée sur la sécurité nationale, a-t-on appris auprès du groupe et des forces de sécurité. Il s’agit des premières arrestations visant des figures politiques publiques depuis l’entrée en vigueur de cette loi, imposée par Pékin à son territoire semi-autonome le 30 juin dernier. Les quatre étudiants arrêtés – trois hommes et une femme âgés de 16 à 21 ans – sont soupçonnés d’« organisation et d’incitation à la sécession », selon la police. « Nos sources et notre enquête montrent que le groupe a récemment annoncé sur les réseaux sociaux la création d’une organisation qui prône l’indépendance de Hong Kong », a précisé aux journalistes Li Kwai-wah, un officier membre de la nouvelle unité de sécurité nationale créée au sein de la police hongkongaise. La loi sur la sécurité nationale imposée par le régime communiste de Pékin sanctionne « la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères ». Elle fait craindre à l’opposition pro-démocratie locale un grave recul des libertés en vigueur dans l’ancienne colonie britannique de 7,5 millions d’habitants, rétrocédée à la Chine en 1997.

— Agence France-Presse

Washington va retirer près de 12 000 militaires d’Allemagne

Le chef du Pentagone Mark Esper a annoncé mercredi le retrait de quelque 12 000 militaires d’Allemagne, présentant ce projet comme nécessaire stratégiquement, pour être aussitôt contredit par le président Donald Trump, qui s’est dit prêt à revenir dessus si l’Allemagne augmente sa contribution financière à l’OTAN. Des quelque 34 500 militaires actuellement déployés en Allemagne, environ 6400 seront rapatriés aux États-Unis, tandis que 5600 autres seront repositionnés dans d’autres pays de l’OTAN, notamment la Belgique et l’Italie, a indiqué le secrétaire américain de la Défense au cours d’une conférence de presse. M. Esper a assuré que l’objectif était stratégique, notamment à titre de dissuasion envers la Russie, mais quelques minutes à peine après sa conférence de presse au Pentagone, Donald Trump a expliqué que ce retrait était dû au refus de l’Allemagne de « payer plus ». M. Trump a laissé entendre que ce plan pourrait être revu. « S’ils commençaient à payer leurs factures, je réfléchirais. » Berlin a cependant accueilli ces annonces de façon flegmatique. « Le gouvernement fédéral allemand prend note de cette décision et en coordonnera étroitement la mise en œuvre avec les États régionaux, le gouvernement américain et au sein de l’OTAN », ont indiqué dans un communiqué commun les ministères allemands des Affaires étrangères et de la Défense.

— Agence France-Presse

Biélorussie

Une trentaine de « combattants » russes arrêtés à l’approche de la présidentielle

La Biélorussie a annoncé mercredi l’arrestation de 32 « combattants » russes du groupe militaire privé Wagner, considéré comme proche du Kremlin, les accusant d’être venus « déstabiliser » le pays à l’approche de l’élection présidentielle et demandant des explications à la Russie.

Historiquement alliés, la Russie et la Biélorussie entretiennent des relations toujours plus tendues depuis fin 2019, le président Alexandre Loukachenko accusant en particulier Moscou de vouloir réduire son pays à l’état de vassal et de s’ingérer dans le scrutin du 9 août.

« Trente-deux personnes – des citoyens russes – […] ont été arrêtées [mercredi] matin dans un hôtel près de Minsk », a annoncé le secrétaire du Conseil de sécurité biélorusse, Andreï Ravkov, cité par la chaîne de télévision publique ONT.

Selon lui, ils font tous « partie du groupe militaire privé Wagner ».

Un 33e homme a été appréhendé dans la région de Gomel, a-t-il ajouté.

La première chaîne de télévision biélorusse et l’agence officielle de presse Belta ont pour leur part annoncé que ces arrestations avaient été ordonnées après que les autorités eurent appris « l’arrivée sur le territoire [biélorusse] de 200 combattants devant déstabiliser la situation en période de campagne électorale ».

L'opposition réprimée

L’opération, réalisée par les services de sécurité (le KGB), intervient dans la dernière ligne droite d’une campagne électorale marquée par une mobilisation inhabituelle en faveur de l’opposition. Elle a été la cible d’une répression qui a frappé à la fois des manifestants et des concurrents politiques d’Alexandre Loukachenko.

Ce dernier, qui dirige d’une main de fer la Biélorussie depuis 1994 et qui est candidat à un sixième mandat, accuse le Kremlin de soutenir ses opposants.

« Si ce sont des citoyens russes – et si je comprends bien, c’est le cas, comme ils ont été interrogés –, il faut alors s’adresser immédiatement aux instances russes compétentes pour qu’elles expliquent ce qui se passe », a déclaré M. Loukachenko, cité par la chaîne de télévision publique biélorusse STV, au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de son pays.

Peu après, l’ambassade de Russie à Minsk a déclaré sur Twitter avoir été « officiellement informée de l’arrestation de 32 ressortissants russes », sans plus de détails.

Le groupe Wagner, fondé par un proche de Vladimir Poutine, a la réputation d’être utilisé par la Russie pour des interventions à l’étranger auxquelles elle ne veut pas être officiellement associée.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.