MIGRANTS

57 000

Un bilan de l’Associated Press documente au moins 56 800 migrants morts ou disparus dans le monde depuis 2014, soit près du double du nombre constaté lors de l’unique tentative officielle visant à les compter par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies. Au 1er octobre, le bilan de l’OIM surpassait 28 500. L’AP ajoute près de 28 300 migrants morts ou disparus en compilant des informations obtenues auprès d’autres groupes internationaux. — D’après l’Associated Press

ÉTATS-UNIS

Une plaque souvenir du premier voyage sur la Lune vendue

Une plaque souvenir de la mission Apollo 11, emmenée sur la Lune en 1969, a été adjugée 468 500 $US lors de la vente, à Dallas, au Texas, de la collection personnelle de l’astronaute Neil Armstrong. La plaque représente le module lunaire qui s’est posé, le 20 juillet 1969, sur la surface du satellite naturel de la Terre. De retour sur Terre, elle a été montée sur un support en bois avant d’être offerte à Neil Armstrong, le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune. Les deux autres astronautes qui ont participé à la mission Apollo 11, Edwin « Buzz » Aldrin et Michael Collins, ont également reçu chacun une de ces plaques. Les deux fils de Neil Armstrong, Rick et Mark, avaient décidé de disperser l’imposante collection de leur père, mort en août 2012, qui représente plus de 2000 objets. Deux autres ventes sont prévues en mai et novembre 2019 par la maison d’enchères Heritage Auction. — Agence France-Presse

Pakistan

Ottawa interpellé après l’acquittement d’une catholique

Quelques jours après que la condamnation à mort d’une femme pour blasphème eut été cassée au Pakistan, ses proches interpellent le premier ministre canadien, en quête d’une terre d’accueil. L’Association chrétienne pakistano-britannique, qui a milité pour la libération d’Asia Bibi, a transmis à La Presse canadienne une vidéo présentée comme un enregistrement du mari et du beau-frère de la dame. Les deux hommes demandent à Justin Trudeau, de même qu’au président américain, Donald Trump, et à la première ministre britannique, Theresa May, d’aider leur famille à fuir la persécution dont elle est victime au Pakistan. Leur avocat, Saiful Malook, a déjà quitté le pays pour sa propre sécurité. La Cour suprême du Pakistan a provoqué une vague de contestation la semaine dernière en acquittant Asia Bibi, une catholique, de l’accusation de blasphème qui pesait contre elle. Mme Bibi était détenue depuis huit ans en attendant son exécution. Elle avait été arrêtée en 2009 à la suite d’une querelle avec deux de ses collègues qui refusaient de boire la même eau qu’une catholique. On lui avait ensuite reproché d’avoir insulté le prophète de l’islam. — Associated Press

Israël

Les Églises catholiques opposées à la loi sur l’« État-nation juif »

Les représentants de plusieurs Églises catholiques à Jérusalem ont appelé hier à l’abrogation d’une loi définissant Israël comme l’« État-nation du peuple juif », dans leur première réaction conjointe sur ce texte controversé. Adoptée le 19 juillet avec le soutien du premier ministre Benyamin Nétanyahou, cette loi confère aux juifs le droit « unique » à l’autodétermination en Israël. Elle fait partie des lois fondamentales qui font office de Constitution pour le pays. « En tant que chefs religieux des Églises catholiques, nous appelons les autorités [israéliennes] à révoquer cette loi fondamentale », ont déclaré dans une lettre commune les archevêques et évêques des Églises catholiques romaine, syrienne, arménienne et de l’Église grec-melkite catholique. « Les chrétiens, les musulmans, les druzes, les bahaïs et les juifs demandent à être traités comme des citoyens à parts égales », ont-ils ajouté dans cette lettre également signée par l’archevêque de l’Église maronite de Chypre. Cette loi a suscité la controverse en Israël, divisé entre ceux pour qui l’identité juive devrait primer et les autres, qui s’inquiètent pour le caractère démocratique de leur État. — Agence France-Presse

Nouvelle-Calédonie 

Philippe rencontre les indépendantistes, galvanisés malgré la défaite

NOUMÉA — Le premier ministre Édouard Philippe est arrivé aujourd’hui en Nouvelle-Calédonie, où il a rencontré les forces politiques, au lendemain d’un référendum d’autodétermination qui a vu la victoire du maintien dans la France, malgré une forte percée des indépendantistes.

Édouard Philippe, qui arrivait du Viêtnam accompagné de la ministre des Outre-mer Annick Girardin, devait rencontrer à tour de rôle chaque force politique présente au congrès de Nouvelle-Calédonie.

La Nouvelle-Calédonie a choisi hier de rester dans le giron français avec 56,4 % des voix lors d’un référendum d’autodétermination historique, consacrant selon le président Emmanuel Macron une « marque de confiance dans la République ».

Mais les indépendantistes (avec 43,6 % pour le Oui), que les sondages donnaient largement perdants, ont au contraire créé la surprise et conforté leur position, faisant notamment le plein des voix kanak sur la grande terre.

La participation a été massive, avec 80,63 % de votants.

Des incidents ont émaillé la soirée du référendum, notamment dans les quartiers nord et à Saint-Louis, tribu aux portes de Nouméa, où la circulation sur la route principale est interrompue depuis dimanche minuit (heure locale), en raison de pneus enflammés sur la route par des jeunes.

La visite d’Édouard Philippe marque l’attention du gouvernement pour le territoire calédonien, après l’intervention hier du président de la République Emmanuel Macron, qui a dit dans une allocution télévisée son « immense fierté [qu’ils aient] passé ensemble cette étape historique » et que « la majorité des Calédoniens ait choisi la France ».

Le chef de l’État a ajouté qu’il n’y avait désormais « pas d’autre chemin que celui du dialogue » et a invité « chacun à se tourner vers l’avenir ».

« Préparer la mariée »

Forts de leur score, les partisans d’une rupture avec la métropole ont réaffirmé leur volonté d’aller jusqu’au bout de l’accord de Nouméa (1998) et de demander l’organisation de deux autres référendums dans les quatre ans à venir, comme prévu par l’accord.

Pour Louis Mapou, chef du groupe UNI-FLNKS au Congrès, « les indépendantistes sont encore plus motivés qu’avant pour demander le deuxième et troisième référendum. Dès demain, on va préparer la mariée pour qu’elle soit encore plus belle en 2020 », a-t-il dit à l’AFP.

« On est à deux doigts de la victoire, et il nous reste deux consultations à venir », a aussi souligné Alosio Sako, président du Rassemblement démocratique océanien (FLNKS).

— Agence France-Presse

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