Trump menace d’envoyer des clandestins dans des « villes sanctuaires »

WASHINGTON — Le président américain, Donald Trump, a confirmé hier envisager le transfert de clandestins arrêtés à la frontière vers des « villes sanctuaires », pour la plupart démocrates, afin, a-t-il ironisé, de faire plaisir à ses adversaires politiques. 

Les « villes sanctuaires », comme San Francisco ou Chicago, refusent d’arrêter à grande échelle les migrants en situation irrégulière, limitant leur coopération avec les agents fédéraux chargés de l’immigration.

« Sachant que les démocrates sont réticents à changer nos lois très dangereuses sur l’immigration, nous envisageons en effet très sérieusement, comme rapporté [par la presse], de placer des immigrants illégaux dans des villes sanctuaires », a écrit sur Twitter le président des États-Unis.

Le locataire de la Maison-Blanche a rédigé ce tweet au lendemain de la publication d’un article du Washington Post. Selon le journal, qui citait un responsable de la Maison-Blanche sous le couvert de l’anonymat, cette hypothèse était « simplement une suggestion » qui a finalement été « rejetée ».

Prenant le contre-pied de ses propres services, M. Trump a affirmé hier que ce projet était en réalité toujours d’actualité.

« La Gauche Radicale semble toujours avoir une stratégie de frontières ouvertes […]. Cela devrait les rendre très heureux », a-t-il lancé dans un second tweet chargé d’ironie.

« Nous leur donnerons beaucoup [d’immigrants illégaux] », a-t-il ajouté un peu plus tard lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche. « Nous avons une offre illimitée à leur proposer », a-t-il encore ironisé.

Des maires se défendent

Les maires de plusieurs grandes villes concernées ont riposté au président, réaffirmant, également sur Twitter, leur détermination à demeurer des « villes sanctuaires ».

« La dernière idée haineuse de l’administration Trump n’est rien de plus qu’une diversion superflue et une perte de temps. Nous avons besoin de vraies solutions qui défendent nos valeurs, pas de politiques honteuses qui diabolisent les immigrés. »

— Eric Garcetti, maire démocrate de Los Angeles

Sur la côte Est, le maire de New York, Bill de Blasio, a quant à lui accusé Donald Trump « de créer crise sur crise dans le cadre d’une stratégie cynique ».

« À San Francisco, nous sommes fiers d’être une ville sanctuaire et nous continuerons à protéger nos habitants », a écrit la maire de la ville, London Breed, estimant elle aussi que le président Trump cherchait « à faire les gros titres et à détourner l’attention des vrais problèmes ».

Élue de San Francisco, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, est elle aussi montée au créneau pour dénoncer, par l’entremise d’une porte-parole, « le cynisme et la cruauté » de l’exécutif. « Utiliser des êtres humains – dont de jeunes enfants – comme pions dans leur jeu tordu pour alimenter la peur des immigrés est méprisable », a dit cette porte-parole.

Lutte contre l’immigration

Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration illégale son cheval de bataille et a dépeint les milliers de migrants venus d’Amérique centrale ces derniers mois comme une menace à la sécurité nationale, accusant régulièrement les démocrates de laxisme.

Il a réclamé, en vain jusqu’ici en l’absence d’accord au Congrès, une refonte profonde des lois sur l’immigration, jugeant que les textes en vigueur aux États-Unis faisaient partie « des plus stupides au monde ».

Le Pentagone a indiqué mercredi s’attendre à de nouvelles demandes d’assistance de l’administration Trump pour empêcher l’immigration illégale à la frontière avec le Mexique.

Nouvelle réglementation du Pentagone

Les personnes transgenres ne peuvent plus s’engager dans l’armée

Les personnes transgenres souhaitant s’engager dans l’armée des États-Unis ne peuvent le faire depuis hier que si elles acceptent de ne pas changer de sexe, selon un nouveau règlement du Pentagone vivement critiqué. Le président américain, Donald Trump, a en effet décidé de revenir sur une décision de son prédécesseur démocrate, Barack Obama, qui avait autorisé les recrues transgenres à servir en fonction de leur identification sexuelle. En vertu des nouvelles règles annoncées mi-mars et entrées en vigueur hier, les personnes transgenres sont dorénavant contraintes de servir en fonction de leur genre à la naissance. Et les personnes ayant besoin d’un traitement hormonal ou de chirurgie de réassignation sexuelle ne peuvent plus s’enrôler, pas plus que les personnes ayant déjà subi un traitement médical de changement de sexe.

— Agence France-Presse

Les transgenres ne peuvent plus s’engager dans l’armée

Les personnes transgenres souhaitant s’engager dans l’armée des États-Unis ne peuvent le faire depuis hier que si elles acceptent de ne pas changer de sexe, selon un nouveau règlement du Pentagone vivement critiqué. Le président américain, Donald Trump, a en effet décidé de revenir sur une décision de son prédécesseur démocrate, Barack Obama, qui avait autorisé les recrues transgenres à servir en fonction de leur identification sexuelle. En vertu des nouvelles règles annoncées mi-mars et entrées en vigueur hier, les personnes transgenres sont dorénavant contraintes de servir en fonction de leur genre à la naissance. Et les personnes ayant besoin d’un traitement hormonal ou de chirurgie de réassignation sexuelle ne peuvent plus s’enrôler, pas plus que les personnes ayant déjà subi un traitement médical de changement de sexe. — Agence France-Presse

Les dernières archives sur la dictature déclassifiées

Les États-Unis ont déclassifié hier leurs dernières archives sur les violations des droits humains en Argentine durant la dictature militaire soutenue par Washington, mettant un terme à leur plus importante opération de ce genre au profit d’un gouvernement étranger. « Les informations contenues dans ces documents seront fondamentales pour la justice », s’est félicité le ministre argentin de la Justice, German Garavano, qui a formellement reçu les 5 600 nouveaux fichiers déclassifiés lors d’une cérémonie aux Archives nationales, à Washington. En tout, depuis les premières déclassifications annoncées en 2016 par le président démocrate de l’époque, Barack Obama, l’opération a permis de remettre à Buenos Aires « près de 50 000 pages de documents », a précisé le département d’État américain dans un communiqué. Il s’agit de la plus grande opération de remise directe de fichiers déclassifiés à un gouvernement étranger dans l’histoire des États-Unis, ont souligné les autorités américaines. — Agence France-Presse

Un fonds au profit de descendants d’esclaves

Les étudiants de l’Université de Georgetown, à Washington, ont approuvé la création d’un fonds au profit des descendants d’esclaves vendus au 19e siècle par les jésuites ayant créé l’établissement. Selon l’association des étudiants de l’université, la création de ce fonds de compensation – le premier du genre – a été approuvée par 2541 voix contre 1304. Le texte soumis au référendum, dont le résultat a été annoncé avant-hier, prévoit l’ajout aux droits de scolarité semestriels de 27,20 $ par élève. L’argent ainsi récolté serait administré par un conseil constitué d’étudiants et de descendants des 272 esclaves vendus en 1838 par les fondateurs jésuites de l’université pour payer leurs dettes. Il servirait à financer l’éducation de ces descendants ainsi que d’autres œuvres caritatives. — Agence France-Presse

régime militaire en argentine

Les dernières archives sur la dictature en Argentine déclassifiées

Les États-Unis ont déclassifié hier leurs dernières archives sur les violations des droits humains en Argentine durant la dictature militaire soutenue par Washington, mettant un terme à leur plus importante opération de ce genre au profit d’un gouvernement étranger. « Les informations contenues dans ces documents seront fondamentales pour la justice », s’est félicité le ministre argentin de la Justice, German Garavano, qui a formellement reçu les 5 600 nouveaux fichiers déclassifiés lors d’une cérémonie aux Archives nationales, à Washington. En tout, depuis les premières déclassifications annoncées en 2016 par le président démocrate de l’époque, Barack Obama, l’opération a permis de remettre à Buenos Aires « près de 50 000 pages de documents », a précisé le département d’État américain dans un communiqué. Il s’agit de la plus grande opération de remise directe de fichiers déclassifiés à un gouvernement étranger dans l’histoire des États-Unis, ont souligné les autorités américaines.

— Agence France-Presse

Corée du Nord

Kim Jong-un favorable à un troisième sommet

Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, est prêt à rencontrer le président américain, Donald Trump, une troisième fois à la condition que Washington arrive à la table des négociations avec « la bonne attitude », a rapporté aujourd’hui l’agence officielle KCNA. M. Kim a également déclaré qu’il attendrait jusqu’à la fin de l’année « pour que les États-Unis prennent une décision courageuse » concernant une nouvelle réunion. Le sommet fin février à Hanoï a notamment buté sur la question de la levée des sanctions réclamée par le régime reclus d’Asie de l’Est. Donald Trump a affirmé que Pyongyang avait exigé la levée de toutes les sanctions qui lui sont imposées du fait de ses programmes nucléaire et balistique interdits. Le Nord a dit qu’il n’avait demandé qu’une levée « partielle » de ces restrictions. — Agence France-Presse

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