Changements climatiques

Aux grands décideurs de jouer

On sait tout ce qu’on doit savoir et rien ne nous empêche d’agir. Rien d’autre que nous-mêmes.

Au lendemain de la publication du rapport du GIEC, on nous rappelle une fois de plus que la situation climatique est alarmante. On nous donne des chiffres concrets, des statistiques, des dates butoirs. Mais outre ces preuves tangibles, ce sont toutes des informations qui nous ont été véhiculées auparavant. La situation environnementale est catastrophique et il nous reste bien peu de temps pour agir. Les objectifs proposés sont toutefois inatteignables dans le contexte actuel. 

Il est très utopique de penser que des problèmes collectifs ont des solutions individuelles. Il est toutefois évident que les citoyens ont individuellement un poids dans la balance par leurs actions au quotidien. L’utilisation des transports en commun, le compost et la diminution de l’utilisation des plastiques à usage unique ne sont que quelques exemples de mesures concrètes. 

Cependant, nous avons atteint un point de non-retour où ces mesures ne suffisent plus pour modifier l’avenir qui se présente à nous. Il s’agit d’un problème collectif. Et ce sont les grands décideurs qui doivent maintenant jouer un rôle de premier plan.

Après tout, ce sont eux qui sont élus pour représenter les intérêts de notre collectivité. 

Trouver un terrain d’entente

L’économie est sans équivoque un enjeu d’une grande importance politique. Mais est-ce logique de vouloir faire prospérer cette économie au détriment de l’environnement ? Plus maintenant. 

Toutefois, la décroissance n’est pas une option attrayante pour nos décideurs politiques parce que ça ne rapporte pas. Mais si ce désir de croissance éternelle actuellement vénéré par la classe politique continue à ce rythme effréné, jamais on n’aura de réel changement. Même si tu apportes tes sacs réutilisables à l’épicerie. 

C’est une tragédie en deux actes. Le premier acte, c’est que nous, citoyens, ne sommes pas encore prêts à délaisser notre confort et nos habitudes de consommation pour enclencher le changement nécessaire. Le deuxième acte, c’est que nous ne sommes pas non plus encouragés par le système à le faire. Le débat entre économie et environnement devra trouver un terrain d’entente si on veut être témoins et acteurs de ce changement. 

Situation complexe à laquelle il n’y a pas de solutions miracles. Des pas dans la bonne direction ont été faits. Il faut continuer dans cette direction, et surtout, surtout, ne pas revenir en arrière.

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