« Nous ne sommes pas super nutritifs. »

— James Cole, professeur d’archéologie à l’Université de Brighton, auteur d’une étude qui a évalué la valeur calorique de la chair humaine. M. Cole a remporté jeudi un des fameux prix Ig Nobel 2018, qui récompensent chaque année des découvertes scientifiques comiques, mais pratiques. (AP)

CUBA

15 000

C’est le nombre de pommes vendues par un supermarché de La Havane à un seul client, une transaction illégale dans un pays souvent frappé par des pénuries d’aliments. La vente a été révélée la semaine dernière par le blogue d’un journaliste. L’information n’a pas été reprise dans la presse officielle, mais la sanction contre les salariés impliqués a été publiée hier par le journal officiel Granma. « Organisés de façon quasi militaire et dans l’indifférence complice des employés, un peloton de jeunes costauds a fait son apparition […] et, en quelques minutes à peine, ils ont acheté 15 000 pommes (150 caisses de 100). » Dans un contexte de pénuries récurrentes de certains produits à Cuba (des fruits aux bières en passant par le lait ou le beurre), il n’est pas rare qu’un commerçant achète un gros stock de denrées pour les revendre ensuite au détail, plus cher. Cuba importe la quasi-totalité des aliments consommés par ses 11 millions d’habitants, dont les pommes. Plusieurs employés du supermarché cubain ont été licenciés. — Agence France-Presse

Union européenne

L’Autriche propose de trier les migrants en mer

Le ministre de l’Intérieur de l’Autriche, Herbert Kickl, a proposé hier, à l’occasion d’une réunion européenne sur la politique migratoire à Vienne, d’organiser sur des embarcations en mer le tri entre réfugiés et migrants ne relevant pas du droit d’asile. Cette proposition avancée au cours d’une conférence de presse aux côtés de son homologue italien Matteo Salvini vaudrait « pour ceux qui arrivent sur un bateau dans les eaux territoriales d’un pays de l’UE [Union européenne] », a expliqué M. Kickl, membre du parti d’extrême droite FPÖ. Il s’agirait d’« effectuer une procédure de clarification rapide pour identifier les migrants habilités à demander l’asile ». Seuls ces derniers seraient conduits sur le territoire de l’UE, tandis que les autres seraient renvoyés dans « des ports sûrs » dans des pays tiers. « C’est une réflexion que nous devrions développer ensemble pour éliminer la problématique des retours », a expliqué M. Kickl, car « une fois que les gens ont mis le pied sur le continent, on ne peut les en éloigner qu’au prix de grandes difficultés et à grands frais ».

— Agence France-Presse

Crise au Venezuela

L’Organisation des États américains n’exclut pas une « intervention militaire »

Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a déclaré hier qu’il ne fallait pas exclure « une intervention militaire » au Venezuela pour « renverser » le gouvernement de Nicolás Maduro, responsable de la grave crise économique, humanitaire et migratoire que traverse le pays. « En ce qui concerne une intervention militaire visant à renverser le régime de Nicolás Maduro, je pense que nous ne devons exclure aucune option », a déclaré M. Almagro lors d’une conférence de presse dans la ville colombienne de Cúcuta, principal point d’entrée des Vénézuéliens en Colombie, près de la frontière avec le Venezuela. Le dirigeant de l’OEA, que le président Maduro accuse d’« ingérence », a soutenu sa déclaration en faisant état de « violations des droits de l’homme » et de « crimes contre l’humanité » commis, selon lui, par le gouvernement vénézuélien contre son peuple. — Agence France-Presse

San Francisco

Un sommet sur le climat marqué par l’incertitude

SAN FRANCISCO —  Le sommet mondial sur le climat de San Francisco s’est terminé, hier, sur une incertitude : les dirigeants mondiaux seront-ils sensibles à la pression des villes et régions du globe avant le prochain rendez-vous de négociations internationales en décembre ?

Les milliers de délégués – maires, gouverneurs, ONG, patrons – rassemblés pour la première fois en Californie ont oscillé toute la semaine entre voir le verre à moitié plein et le verre à moitié vide.

« Je vais vous dire la vérité, a dit l’ancien chef de la diplomatie américaine, John Kerry. Nous sommes très loin de l’objectif. »

« Le danger n’est pas que nous n’y arrivions pas, mais que nous y arrivions trop tard », a-t-il lancé aux délégués, énumérant la liste de catastrophes récentes, notamment les ouragans qui ont fait des centaines de milliards de dollars de dégâts, l’an dernier, alors qu’un autre pilonne en ce moment la côte atlantique du pays.

Phase cruciale

Les trois prochains mois sont décrits comme cruciaux par de nombreux participants pour relancer l’accord de Paris sur le climat de 2015. En décembre, 190 États signataires se retrouveront à Katowice, en Pologne, pour s’accorder sur les règles de mise en œuvre du pacte.

« Les gouvernements nationaux arriveront en Pologne poussés par cette dynamique », veut croire Manuel Pulgar-Vidal, le Monsieur Climat de la grande ONG WWF.

Mais les préparatifs de ce rendez-vous apparemment technique sont dans l’impasse, risquant de laisser éclater au grand jour la faiblesse du pacte climatique.

La méthode adoptée en 2015 est inédite : aucune sanction n’est prévue pour les pays. Chaque État fixe ses objectifs de réduction des émissions – des objectifs pour l’instant largement insuffisants pour limiter à moins de 2 °C la hausse de température du globe avant la fin du siècle, la Terre en étant déjà à + 1 °C.

Maires, gouverneurs et autres dirigeants régionaux européens, asiatiques ou américains ont affirmé qu’ils pouvaient prendre le relais des États défaillants en accélérant le passage à l’électricité et aux véhicules propres. « Le problème se trouve dans les villes, et la solution sera dans les villes », a martelé le milliardaire américain Michael Bloomberg.

— Agence France-Presse

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