Grand Prix de Chine

Hamilton dominant, Stroll dernier

SHANGHAI — Le champion en titre Lewis Hamilton a été le plus rapide lors des deux séances d’essais libres, hier, au Grand Prix de Chine.

Le Britannique a triomphé à cinq reprises en Chine – dont l’an dernier – et il tentera de signer sa première victoire de la saison demain. Son rival Sebastian Vettel, au volant de sa voiture Ferrari, a remporté les deux premières courses en Australie et à Bahreïn.

Hamilton a d’abord signé un temps de 1 min 33,999 s sur le circuit de 5,451 km lors de la première séance. Lors de la séance suivante, il a été encore un peu plus rapide, avec un temps de 1 min 33,482 s.

Le coéquipier de Vettel, Kimi Räikkönen, a terminé au deuxième rang lors des deux séances, chaque fois devant le pilote Mercedes Valtteri Bottas.

Pour sa part, le Québécois Lance Stroll a pris le 20e et dernier rang lors des deux séances, à plus de trois secondes de Hamilton (1 min 37,277 s et 1 min 37,147 s). Son coéquipier chez Williams, Sergey Sirotkin, a fait un peu mieux en terminant 15e et 16e.

« J’ai commis une erreur dans le virage numéro sept quand nous avons tenté un tour rapide et je n’ai pas pu enregistrer de temps, a indiqué Stroll, qui a admis qu’il sera difficile de franchir le premier segment des qualifications. Sinon, nous avons fait de la simulation de course. »

« Jusqu’à ce moment-là, la voiture semblait correcte, mais pas géniale. […] J’essaie de tirer le maximum de ce que nous avons. Si je peux faire ça, je serai satisfait. »

— Lance Stroll

La piste était sèche et la température plutôt fraîche en matinée, mais une pluie fine est tombée lors des dernières minutes de la seconde séance d’essais. Les météorologues prévoient de la pluie lors de la séance de qualifications d’aujourd’hui, mais du beau temps demain, lorsque l’épreuve sera présentée.

Mise en garde de Ferrari

Le patron de Ferrari, Sergio Marchionne, a de nouveau mis en garde hier contre une trop grande transformation de la Formule 1, prévenant que l’écurie italienne n’hésiterait pas à se retirer en cas d’évolution vers « des courses de NASCAR ».

« Si la F1 devient plus un spectacle qu’un sport, si on va dans la direction des courses de NASCAR, alors Ferrari partira, a-t-il déclaré. On travaille avec Liberty Media pour trouver des solutions acceptables, également sur le plan économique. »

Il y a une semaine, les propriétaires de la Formule 1, Liberty Media, ont dévoilé des éléments supplémentaires sur leur projet de règlement post-2020, notamment un « plafond budgétaire » et une « distribution des revenus au mérite » entre les écuries.

« On a eu une proposition de Liberty il y a 10 jours. On attend de connaître les détails et ensuite nous ferons des choix dans l’intérêt de Ferrari », a ajouté M. Marchionne.

L’accident de Bahreïn expliqué

Un problème de capteur a provoqué l’accident au cours duquel un mécanicien de Ferrari a eu la jambe fracturée, dimanche dernier à Bahreïn, par la monoplace du Finlandais Kimi Räikkönen, repartie trop tôt des puits, a indiqué hier la Scuderia.

« Nous avons une procédure pour nous assurer que les arrêts aux puits se déroulent dans l’environnement le plus sûr », a rappelé le patron de l’écurie italienne, Maurizio Arrivabene, en marge du Grand Prix de Chine.

Comprenant « trois facteurs », celle-ci « implique le contrôle humain », c’est-à-dire le mécanicien, « la mécanique », le pistolet servant à visser les écrous, et « un dispositif électronique », le capteur déterminant à la fois que la roue est bien fixée et que le pistolet a été utilisé.

« Ce qui s’est passé là-bas, c’est que nous avons eu une mauvaise manipulation et [la situation du] pneu arrière gauche n’a pas été parfaitement lue par l’appareil électronique, qui a alors donné le feu vert », a expliqué Arrivabene.

Le système électronique aurait interprété le fait que le pistolet ait été retiré puis inséré comme un changement de roue complet alors que celle-ci n’avait pas été changée.

La procédure a été revue avec la Fédération internationale de l’automobile (FIA) à la suite de l’accident, « pour s’assurer que ce genre de chose ne se reproduise plus », a affirmé Arrivabene.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.