L’investisseur avisé

Dollarama et la nervosité

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

Compte tenu du multiple d’évaluation élevé associé au titre de Dollarama, les investisseurs veulent savoir à quel moment le point de rupture surviendra et la belle histoire de croissance sera altérée. Et c’est légitime dans les circonstances, croit Patricia Baker, de la Scotia.

L’action a perdu 7 % jeudi après le dévoilement de ventes comparables en hausse de seulement 2,6 % pour les mois de février, mars et avril. Patricia Baker s’attendait à 4,5 % et souligne que le consensus était à 5,3 %. Les ventes semblent avoir souffert de la température plus froide d’avril qui aurait freiné la vente d’articles pour le BBQ, la piscine et la plage.

Le fait que les prévisions de la direction demeurent inchangées pour l’exercice laisse croire que les ventes qui auraient pu être réalisées en avril ne sont pas perdues, mais reportées. On ne le saura que lors de la présentation des prochains résultats en septembre. La réaction boursière de jeudi fait dire à Keith Howlett, chez Desjardins, que certains investisseurs ont décidé de ne pas courir le risque d’attendre la fin de l’été pour le savoir.

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Le marché boursier augmentera progressivement cette année et l’an prochain pour ralentir juste avant le début de la prochaine récession, que Fiera Capital attend dans deux ans ou au plus tard au début de l’année 2021. Cette récession « plutôt légère » sera suivie d’une reprise caractérisée par un « redressement spectaculaire » des marchés boursiers et un retour des taux d’intérêt plus près des niveaux historiques, selon le scénario prévisionnel présenté cette semaine par le gestionnaire d’actifs montréalais.

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La période de turbulence est terminée pour Bombardier et le temps est maintenant venu pour l’action de prendre de l’altitude. C’est de cette façon que Benoit Poirier, de Desjardins, a coiffé un rapport de recherche publié vendredi. L’analyste se ravise et sa cible de 4,75 $ d’ici 12 mois augmente à 6 $. Le boulot accompli par les nouveaux dirigeants depuis 20 mois renforce sa confiance de voir les objectifs fixés pour 2020 être atteints.

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Pour la première fois de son histoire, l’action de TFI International (ex-TransForce) a touché la marque des 40 $ cette semaine en Bourse. À l’approche de la publication des prochains résultats trimestriels – le mois prochain –, Cameron Doerksen, de la Banque Nationale, largue son cours cible de 41 $ pour le porter à 44 $. Il continue de recommander le titre et s’attend à de « forts » résultats financiers d’ici la fin de l’année.

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Marché Goodfood a révélé cette semaine avoir augmenté son nombre d’abonnés actifs à 76 000 en date du début de juin. C’est moins que les 79 000 attendus par Leon Aghazarian, de la Banque Nationale. Cet analyste croit cependant que le spécialiste montréalais des repas prêts à cuisiner terminera l’exercice financier avec environ 88 000 abonnés actifs et l’exercice suivant autour de 167 000.

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Plusieurs titres québécois ont continué de glisser en Bourse cette semaine pour toucher un nouveau plancher des 52 dernières semaines. C’est le cas notamment pour les actions de Cogeco, Stornoway, Dorel, Supremex, Velan et LXR.

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