France

« Il ne peut plus y avoir de relâchement. Les Français ont considéré un peu trop vite [...] que ce virus avait disparu. »

— Jean Castex, premier ministre de la République, sur fond d’envolée des nouveaux cas de COVID-19 et d’hôpitaux guettés par la saturation, surtout en Île-de-France

Amérique latine

Les communautés indigènes manifestent

Des milliers de membres des communautés indigènes de la Colombie, du Chili et de la Bolivie ont manifesté lundi, jour de commémoration de l’arrivée de Christophe Colomb sur le continent américain et de la fête nationale en Espagne. Dans le sud-ouest de la Colombie, les manifestants ont convergé vers Cali pour « dénoncer les massacres systématiques qui se produisent sur nos territoires sans que le gouvernement ne s’y intéresse », a déclaré Franky Reinosa, du Conseil régional indigène de l’État de Caldas. La manifestation se déroule le jour de la commémoration de l’arrivée des expéditions de Christophe Colomb aux Amériques, en 1492. « Pour nous, ç’a été le plus grand ethnocide dans l’histoire de nos territoires », a déclaré Franky Reinosa. À Santiago, des représentants des peuples indigènes chiliens, principalement des Mapuches, le plus grand groupe ethnique du pays, ont également manifesté. Des heurts ont éclaté avec la police et au moins 12 personnes ont été arrêtées. À La Paz, capitale de la Bolivie, des militantes de défense des droits des femmes ont placé une jupe traditionnelle andine sur la statue d’Isabelle la catholique (1451-1504), reine de Castille et d’Aragon, qui avait financé les expéditions de Christophe Colomb.

— Agence France-Presse

COVID-19

Le Royaume-Uni ferme des pubs et réactive des hôpitaux

Avec des hôpitaux au bord de la saturation, l’Angleterre a haussé d’un cran lundi ses mesures anti-COVID-19. Face à la résurgence inquiétante de la pandémie, en particulier dans le Nord-Ouest, le gouvernement britannique a décidé de fermer les pubs à Liverpool et de réactiver trois hôpitaux de campagne ouverts au printemps et depuis mis en pause. Le premier ministre Boris Johnson a présenté un nouveau système d’alerte à trois niveaux, « moyen », « élevé » et « très élevé », censé simplifier, à partir de mercredi, l'ensemble actuel des restrictions pour l’Angleterre. « Je sais combien c’est difficile, mais nous ne pouvons pas laisser tomber le service national de santé quand des vies sont en jeu », a plaidé le premier ministre conservateur. « Ce n’est pas comme cela que nous voulons vivre, mais c’est le chemin étroit que nous devons tracer entre les dégâts socio-économiques d’un confinement complet et le coût économique d’une épidémie hors de contrôle », a-t-il justifié. Le nombre de personnes hospitalisées avec la COVID-19 en Angleterre est désormais supérieur à ce qu’il était lorsque le confinement a été décrété, fin mars.

— Agence France-Presse

Combats en Haut-Karabakh

Moscou réclame une application « stricte » de la trêve

Séparatistes arméniens du Haut-Karabakh et armée azerbaïdjanaise s’affrontaient toujours lundi, en violation d’une trêve humanitaire négociée sous l’égide de la Russie, qui a appelé les belligérants à enfin respecter « strictement » le cessez-le-feu. Le ministre des Affaires étrangères de l’Arménie était à Moscou lundi pour rencontrer le médiateur historique du conflit, le Groupe de Minsk de l’OSCE, coprésidé par la Russie, la France et les États-Unis. Le chef de la diplomatie de la Russie, Sergueï Lavrov, a appelé à ce que la trêve, censée être en vigueur depuis samedi, soit « strictement observée par les deux parties ». Malgré la poursuite des combats, il a néanmoins estimé que les « efforts n’étaient pas vains » et appelé à la création d’un mécanisme de vérification du respect du cessez-le-feu, alors que séparatistes et Azerbaïdjanais se rejettent la responsabilité des hostilités. Des « consultations » sont en cours à ce sujet, selon le ministre arménien, notamment avec la Croix-Rouge. Les deux camps ont aussi échoué jusqu’ici à procéder aux échanges de prisonniers et de corps prévus par l’accord de trêve. Les diplomates responsables de la médiation veulent convaincre Arméniens et Azerbaïdjanais de revenir aux négociations sur le statut du Haut-Karabakh et de mettre un terme aux combats en cours, les plus meurtriers depuis 1994.

— Agence France-Presse

contestation en Biélorussie

La police menace de tirer à balles réelles

La police biélorusse a menacé lundi de recourir aux balles réelles pour faire cesser la contestation dans le pays, alors que l’Union européenne se disait « prête » à sanctionner le président Loukachenko pour la répression du mouvement de protestation.

Dimanche, la police a réprimé violemment le rassemblement hebdomadaire de l’opposition à Minsk, déployant canons à eau et grenades contre la foule. Cette intervention a été la plus brutale depuis des semaines. Quelque 600 manifestants ont été arrêtés, selon le groupe de défense des droits de la personne Viasna.

Cette menace n’est pas sans précédent. Au début d’août, lors des premières contestations réprimées par la force, à Brest, dans le sud de la Biélorussie, la police avait déjà tiré sur des manifestants.

sanctions

L’Union européenne (UE) s’est de son côté dite prête lundi à sanctionner le président Alexandre Loukachenko, des « entités et des fonctionnaires de haut rang » de son régime, ainsi que des membres de sa famille et des juges.

Ces sanctions consisteraient en « une interdiction de voyager et un gel des avoirs, à l’encontre des personnes responsables de la fraude à l’élection présidentielle et de la violente répression contre des manifestations pacifiques », selon le Conseil de l’UE.

« Rien ne s’est amélioré en Biélorussie. La violence du régime de Loukachenko et l’arrestation de manifestants pacifiques se poursuivent », a déclaré le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

L’UE a déjà sanctionné 40 responsables biélorusses, dont le ministre de l’Intérieur et son adjoint. Elle a également rejeté les résultats de la présidentielle du 9 août.

Depuis le début du mouvement de contestation, des centaines de manifestants, responsables de mouvements politiques, d’organisations syndicales et des journalistes ont été arrêtés.

réforme en vue ?

La quasi-totalité des figures de l’opposition sont en détention ou en exil à l’étranger et la semaine dernière, les autorités ont annulé les accréditations de l’ensemble des médias étrangers.

Les autorités biélorusses ont en revanche libéré de prison et assigné à domicile deux hommes d’affaires liés à l’opposition après une visite surprise du président Loukachenko en prison samedi.

Selon ce dernier, il y a discuté avec certains de ses détracteurs d’une réforme de la Constitution censée répondre à la crise dans le pays.

M. Loukachenko accuse parallèlement les Occidentaux d’avoir fomenté la contestation le visant, et dispose du soutien du président russe Vladimir Poutine.

— Agence France-Presse

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