Programme de fidélisation

La vente d’Aéroplan approuvée

La vente du programme de fidélisation Aéroplan à un consortium mené par Air Canada a été approuvée hier à Montréal par les actionnaires d’Aimia réunis en assemblée extraordinaire. Cette transaction – d’une valeur de près de 500 millions en espèces qui verra Air Canada assumer environ 2 milliards de passif envers les détenteurs de miles Aéroplan – doit être conclue au cours des prochains jours. L’avenir d’Aimia, qui détient notamment des participations dans certains programmes de fidélisation tels Club Premier (coentreprise avec Grupo Aeromexico) et Think Big (partenariat entre AirAsia et Tune Group), devrait se préciser au terme de la révision de l’orientation stratégique en cours. « On va essayer de trouver une façon de maximiser la valeur pour les actionnaires », a simplement commenté, hier, le président du conseil d’administration d’Aimia, Robert Brown.

— Richard Dufour, La Presse

Transports

Bombardier Transport vend son siège social de Saint-Bruno

La chasse aux liquidités se poursuit chez Bombardier, qui vient de vendre le quartier général de sa division Transport à Saint-Bruno-de-Montarville.

L’immeuble de 160 000 pieds carrés est le siège social nord-américain de Bombardier Transport, qui abrite notamment ses activités d’ingénierie. Quelque 750 employés y travaillent et continueront de le faire puisque l’entreprise deviendra locataire de l’espace.

Les nouveaux propriétaires ont payé 44 millions de dollars pour acheter l’immeuble. Il s’agit d’un groupe d’investisseurs québécois formé de la société de portefeuille HarveyCorp, de Kastello Immobilier et de la Société immobilière Galion, dont un des dirigeants est un ancien de Couche-Tard, Richard Fortin.

Le groupe a acquis l’immeuble à des fins d’investissement. Bombardier Transport s’est engagée à louer tout l’espace pendant 15 ans.

« Nous ne déménageons pas et rien ne changera pour nos employés. »

— Jade St-Jean, porte-parole de Bombardier

Depuis la cession de la C Series à Airbus, Bombardier a entrepris de rationaliser ses activités, ce qui s’est traduit par le transfert de ses activités de formation à CAE et par la vente de ses appareils de la série Q à Viking Air, un avionneur de la Colombie-Britannique.

L’entreprise a aussi cédé pour 635 millions ses immenses terrains de 159 hectares de Downsview, en Ontario, à l’Office d’investissement des régimes de pensions du Canada. Dans la foulée, 5000 licenciements ont été annoncés, dont la moitié au Québec. Bombardier Transport à Saint-Bruno a écopé : son effectif est passé de 900 à 750 personnes.

Selon la porte-parole de l’entreprise, la vente du siège social nord-américain de Bombardier Transport est le résultat de l’évaluation du portefeuille immobilier. « On a évalué notre portefeuille et conclu qu’il y avait des avantages limités à être propriétaire », a-t-elle précisé.

La division ferroviaire de Bombardier emploie près de 40 000 personnes dans le monde. Son siège social mondial est à Berlin, en Allemagne. 

Justice

Bombardier réplique à Mitsubishi

La poursuite déposée par Bombardier contre Mitsubishi entourant un vol présumé de secrets industriels ne devrait pas être rejetée étant donné que la société japonaise interprète erronément les faits qui lui sont reprochés, estime l’avionneur québécois. Dans un document de 25 pages déposé lundi auprès de la justice américaine, Bombardier implore le tribunal de ne pas acquiescer à la demande faite le mois dernier par son rival nippon. Le 20 décembre, Mitsubishi Aircraft avait réclamé un rejet de la poursuite déposée en octobre en estimant que les allégations étaient « sans fondement » et que la démarche de l’entreprise québécoise ne visait qu’à freiner le développement d’un avion concurrent – le MRJ. Bombardier avance que certains de ses employés, dont plusieurs Québécois, avaient illégalement envoyé à Mitsubishi des documents contenant des secrets industriels pour ensuite aller gonfler ses rangs. « La plainte […] évoque de nombreux cas démontrant de manière plausible que Mitsubishi Aircraft America savait ou aurait dû savoir que les employés recrutés pour travailler sur la certification du MRJ s’appuieraient ou comptaient sur des renseignements confidentiels de Bombardier », peut-on lire dans les arguments de l’avionneur québécois. — La Presse canadienne

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