Cyclisme  Tour de France

Au tour de Groenewegen

CHALON-SUR-SAÔNE — Les sprinteurs gagnent à tour de rôle : le Néerlandais Dylan Groenewegen a remporté la septième étape du Tour de France, hier à Chalon-sur-Saône, sans conséquence sur le classement général mené par l’Italien Giulio Ciccone. 

Groenewegen, qui n’avait pu sprinter le premier jour à Bruxelles en raison d’une chute, a égalisé avec l’Italien Elia Viviani et le Slovaque Peter Sagan, déjà vainqueurs.

Mais à l’arrivée, le Néerlandais de l’équipe Jumbo a dû attendre le verdict prononcé après examen de la photo d’arrivée, à cause du faible écart le séparant de l’Australien Caleb Ewan. Un centième de seconde pour être précis, soit 17 centimètres.

« C’est très serré chaque fois que je sprinte contre Caleb [Ewan]. J’ai senti qu’il revenait dans les 50 derniers mètres », a déclaré le vainqueur, qui a atteint la vitesse maximale de 74,1 km/h dans le sprint.

Pour le Néerlandais, c’est le quatrième succès d’étape dans le Tour, auquel il participe pour la quatrième fois. Depuis 2017, il a toujours gagné au moins une fois, confirmation de son appartenance au cercle des meilleurs spécialistes même si la hiérarchie du sprint 2019 reste à établir.

Le maillot vert, le Slovaque Peter Sagan, a pris la troisième place devant l’Italien Sonny Colbrelli. Quant à Viviani, dont l’équipe a lancé le sprint, il a été débordé par des coureurs venus à pleine vitesse de l’arrière.

« J’ai réalisé après le dernier virage que j’avais crevé et que je ne pouvais pas sprinter normalement », a dit l’Italien, qui a pris le sixième rang.

Une transition convenue

De la Franche-Comté à la Bourgogne, le schéma habituel des journées de plaine a été respecté dans cette étape de transition. Un long parcours ensoleillé de 230 km, un duo de baroudeurs – Yoann Offredo et Stéphane Rossetto –, une longue échappée (218 km !). Le scénario était convenu.

Habitués des longs raids, les deux Français qui se connaissent bien ont ouvert la route jusqu’à 12 km de l’arrivée. Avec moins de six minutes d’avance maximale, ils n’ont pas bénéficié de la clémence de la part des équipes des sprinteurs (Deceuninck, Lotto, Jumbo) qui ont dicté l’allure du peloton. En revanche, les Trek de Ciccone n’ont pas eu à travailler.

Le vent de face jusqu’à l’approche du final a ôté les velléités d’attaque aux candidats. Pas même quand le Colombien Nairo Quintana et l’Irlandais Dan Martin ont été pris dans une petite cassure à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. 

Aujourd’hui, la huitième étape emprunte un parcours de moyenne montagne au long des 200 km reliant Mâcon à Saint-Étienne, avec pas moins de sept côtes au programme.

« Ce sera très dur »

« Ce sera une journée très importante, ce sera très dur, plus qu’on ne le pense », prévient Thibaut Pinot, en position idéale au classement après sa performance dans la première arrivée au sommet, jeudi, à La Planche des Belles Filles.

Les chiffres donnent raison au Français : le dénivelé total de l’étape atteint 3844 m, soit le cinquième dans les vingt et une étapes au programme de cette 106e édition de la Grande Boucle. À peine 100 m de moins que le total de l’étape de La Planche des Belles Filles.

« Je ne pense pas que la prochaine étape affectera le classement général, mais ce sera certainement une journée difficile. »

— Geraint Thomas, vainqueur sortant du Tour

Le Gallois, en tête des favoris au classement général (5e à 49 secondes), est redevenu la référence après son résultat de jeudi.

« Il n’y a rien d’établi », confirme Pinot (7e au classement général à 58 secondes). « Mais on a pu voir qu’il était très fort. Il reste le grand favori. »

Pour sa part, Ciccone dispose d’un mince avantage de 6 secondes sur son dauphin Julian Alaphilippe. Une avance à la merci d’une bonification en cours d’étape ou à l’arrivée, si le Français passe à l’attaque pour récupérer le maillot jaune perdu jeudi à La Planche des Belles Filles.

Prudent, le jeune Italien (24 ans) a marqué « Alaf » à l’arrivée à Chalon-sur-Saône. Il a franchi la ligne dans sa roue. « Je sais que six secondes, ce n’est rien », a déclaré le porteur du maillot jaune. « Mais je vais essayer de le garder. »

Van Garderen abandonne

L’Américain Tejay Van Garderen, qui a chuté hier au début de la septième étape, a renoncé à poursuivre le Tour de France, a annoncé hier, en soirée, son équipe Education First. Il souffre d’une fracture de la main gauche, après avoir heurté un terre-plein central à peine 7 kilomètres après le départ de Belfort. Aidé par ses coéquipiers, Van Garderen a repris place dans le peloton et a été distancé seulement dans les 5 derniers kilomètres avant l’arrivée. L’Américain, qui est âgé de 30 ans, avait pris le 5e rang de la Grande-Boucle en 2012 et en 2014.

— Agence France-Presse

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