Humour

Courtemanche en quatre temps

Michel Courtemanche commente quelques moments marquants de sa carrière.

Le suicide professionnel 

Le 17 juillet 1997, Michel Courtemanche met abruptement fin à sa performance sous les yeux du public dans un hangar du Vieux-Montréal. « Le Hangar 16 a été un suicide professionnel. Ça devait être une soirée avec une centaine de personnes, je voulais montrer aux gens comment je créais un numéro. Mais c’est devenu un cirque avec 350 personnes et tous les médias. Une heure avant au Théâtre St-Denis, j’avais fait un numéro pourri. Je suis parti de là avec ça en tête. Arrivé au Hangar, j’avais décidé de ne pas prendre de calmant avant de jouer. Ça m’a bousillé la tête et j’ai paniqué. Je voulais arrêter de toute manière de faire de la scène. »

Le numéro qui a tout changé

« C’était à Juste pour rire en 1989. Le numéro du batteur a été une surprise pour tout le monde. Ce n’était pas compliqué, mais personne ne le faisait. Et aujourd’hui, j’ai laissé ma place, mais personne ne l’a prise. Je me suis lié d’affection avec ce personnage, car il finissait bien un spectacle : ça faisait show rock ! »

Le numéro de trop

« Je n’étais plus capable de faire le numéro de l’haltérophile ! J’avais tellement hâte que ça finisse et tout le monde voulait le voir. À la fin, ce n’était même plus un numéro. C’était une manière de faire applaudir les gens et de créer une guerre dans la salle pendant la soirée. C’était de l’animation de foule et that’s it ! »

Le Bye bye

En 2010, Michel Courtemanche surprend ses fans en acceptant pour la première fois de participer au Bye bye. « Louis Morissette m’a appelé pour m’offrir un rôle. J’ai raccroché et j’étais déjà angoissé. Je me disais que je n’étais pas un imitateur, que je ne pourrais pas faire grand-chose. J’ai rappelé et il m’a tout de suite demandé de dire : “J’embarque et on va avoir du fun en tabarnak !” J’ai répété après lui. En raccrochant, je me suis trouvé bien cave. J’ai contacté Pierre Verville et j’ai pu y arriver. Je suis incapable d’imiter quelqu’un, mais je suis capable d’imiter un imitateur, c’est assez bizarre ! [Ma participation] a été cinq ans de supercherie ! »

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