Phénoménale

cirque
Humans, de Circa
À la TOHU, jusqu’au 10 novembre
4 étoiles

Les nouvelles créations de Circa sont devenues des rendez-vous incontournables à la TOHU, où la compagnie australienne a depuis plusieurs années ses habitudes et son bassin de fans de plus en plus large. Sa plus récente œuvre, Humans, présentée depuis mardi soir, n’y fait pas exception. Une production phénoménale et léchée, qui explore plus que jamais le rôle de l’acrobate dans l’arène circulaire. L’exploit de la troupe dirigée par Yaron Lifschitz ? Elle parvient à se renouveler, à aller à la limite de ce qu’il est possible de faire, à se mettre en danger, constamment, et à montrer les deux faces de l’acrobate : sa force autant que sa vulnérabilité. En fait, on a l’impression que Humans est la somme de tout ce que Circa nous a présenté depuis Wunderkammer en 2008. Seuls, à deux, à trois ou à dix, il y a chez ces interprètes virtuoses, qui mêlent danse et acrobatie, une recherche constante d’esthétique. Parfois le geste est fluide, parfois il est rugueux, mais toujours il surprend. — Jean Siag, La Presse

Musique

Bloc-notes

Les rendez-vous du mélomane

BAROQUE

Concerts d’orgue à l’Oratoire, début du Festival Bach

Premier Prix du Concours international de Bordeaux, titulaire de la cathédrale de Monaco, l’organiste français Olivier Vernet s’amène au temple du mont Royal dans le cadre du Festival Bach qui s’amorce et il y interprétera des œuvres de J.-S. Bach, N. Bruhns, D. Buxtehude et G. Böhm. Le programme sera étoffé par les interventions du musicologue français Gilles Cantagrel, le tout assorti de projections sur grand écran pendant les exécutions. Le dimanche suivant, un autre concert d’orgue est prévu au Festival Bach : gagnant du Grand Prix d’interprétation au 24Concours international d’orgue de Chartres, l’Américain Dexter Kennedy est considéré parmi les meilleurs de la scène internationale.

À l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, les 10 et 17 novembre, 15 h 30

Bach incognito… pour les petits

Sous la direction du jeune maestro Nicolas Ellis et des musiciens de l’Orchestre de l’Agora, le Festival Bach propose un dialogue entre le conte et la musique baroque, plus précisément des œuvres de Jean-Sébastien Bach (Suite n° 2 pour orchestre, en si mineur, BWV 1067, et Concerto pour deux violons, cordes et basse continue, en ré mineur, BWV 1043) et d’Antonio Vivaldi (Concerto pour piccolo, cordes et basse continue, en do majeur, RV 443). Les interprètes mis en relief seront Noémie Caron-Marcotte, flûte et piccolo, Chloé Chabanole et Julien Patrice, violons, Nicolas Ellis, clavecin et direction.

À l’église St. Andrew et St. Paul, le 16 novembre, 14 h

Nuit des Chœurs au Festival Bach

La Nuit des Chœurs est un programme signature du Festival Bach. Les meilleurs chœurs amateurs de Montréal rassemblent leurs publics respectifs et celui du festival, le tout agrémenté de vin chaud (glühwein), biscuits et autres douceurs germaniques. Accompagnés par l’organiste Jonathan Oldengarm, les ensembles au programme seront les suivants : Les Muses Chorale, l’Ensemble vocal Sainte-Anne, Les Chanteurs d’Orphée, le Chœur classique de Montréal, Les Petits Chanteurs de Laval, l’Ensemble vocal À ContreVoix, l’Ensemble Liszt, Seraphim, le Chœur du Plateau, le Grand Chœur de Montréal, le Chœur de Chambre du Québec, l’Ensemble Kô, Anima Musica. L’ex-Radio-Canadien Mario Paquet animera le programme.

À l’église St. Andrew et St. Paul, le samedi 16 novembre, de 16 h à 22 h 30

CONTEMPORAIN

Oktoécho, jeu de gorge inuit, déserts de sable et de neige

Assorti de projections multimédias créées par Emmanuel Béhier-Migeon, Saimaniq est le prolongement sur scène d’un enregistrement primé cette année aux prix Opus, catégorie Album de l’année/musique du monde. Autour du katajjaq, jeu de gorge inuit, cette œuvre mise de l’avant par l’ensemble Oktoécho (Katia Makdissi-Warren et l’Inuite Lydia Etok) s’inspire des grands espaces désertiques, ensablés ou enneigés, du sentiment de liberté et de paix qu’ils suscitent. Polyrythmes des déserts émiratis, flûtes japonaises et scandinaves et musique électronique s’amalgament au jeu de gorge inuit pour ainsi lui donner un autre éclairage.

Aux maisons de la culture Rosemont, le 14 novembre, puis Frontenac, le 20 novembre, 19 h 30

CONTEMPORAIN

À l’Ouest et à l’Est

S’inscrivant dans la Série hommage de la Société de musique contemporaine du Québec (SMQC) autour de la compositrice Katia Makdissi-Warren, le programme présenté dans le contexte du Festival du monde arabe (FMA) est une autre occasion de vivre la rencontre entre la musique contemporaine occidentale et les grandes traditions musicales du Levant, cela incluant l’instrumentation. Dans le même esprit, les mélomanes auront aussi droit à une autre ouverture montréalaise bien connue, celle du compositeur José Evangelista au gamelan de Bali. L’Ensemble de la SMCQ, les musiciens de l’ensemble torontois Evergreen Club Contemporary Gamelan et l’ensemble Oktoécho partageront ainsi la scène. Ce programme comprendra aussi des œuvres de Walter Boudreau (Le matin des magiciens) et de Gilles Tremblay (L’arbre de Borobudur).

À la Cinquième Salle de la Place des Arts, le 10 novembre, 15 h

JAZZ CONTEMPORAIN

Les Sagas sonores de la Suédoise Maggi Olin à l’ONJM

Dirigé par Christine Jensen, l’Orchestre national de jazz de Montréal reçoit la pianiste et compositrice suédoise Maggi Olin à L’Astral. On sait qu’elle participe au quintette Nordic Connect avec les sœurs Ingrid et Christine Jensen, on se souvient aussi des Transatlantic Conversations menées par les deux jazzwomen il y a trois ans au Lion d’Or, dans le cadre de l’Off Jazz. Voilà que l’échange reprend via l’ONJM, comme ce fut le cas l’an dernier en Europe avec le Stockholm Jazz Orchestra.

À L’Astral, le 9 novembre, 20 h

MODERNE, POSTROMANTIQUE

L’alto en vedette à l’OSM

Le Français Antoine Tamestit est le soliste du Concerto pour alto du compositeur britannique William Walton, l’un des rares imaginés pour cet instrument et orchestre. L’exécution sera dirigée par le chef anglais Edward Gardner. Également au programme, la Sinfonia da requiem, op. 20 de Benjamin Britten, et les Danses symphoniques de Sergueï Rachmaninov.

À la Maison symphonique, les 9 novembre, 20 h et 10 novembre, 14 h 30

MODERNE, POSTROMANTIQUE, CONTEMPORAIN

À Montréal, de Toronto, pour diriger une œuvre de l’URSS

À la barre du Toronto Symphony, Sir Andrew Davis dirige à Montréal la Symphonie n° 10 de Chostakovitch, composée en Union soviétique peu après la mort de Staline. Naissance au Japon, enfance à Montréal, adolescence à New York, carrière internationale… la trajectoire de la violoniste Karen Gomyo lui confère une réputation plus qu’enviable, ce qui justifie son rôle de soliste pour l’exigeant Concerto pour violon n° 1 de Prokofiev. On pourra aussi goûter Unsheltered, pour orchestre, commande du TSO à la compositrice canadienne Emilie LeBel.

À la Maison symphonique, le 12 novembre, 20 h

ROMANTIQUE

L’OM souligne les 50 ans de l’UQAM

Pour le cinquantenaire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’Orchestre Métropolitain convie le grand public et la communauté universitaire à l’exécution de la Symphonie no 4 « Romantique » de Bruckner, une des grandes spécialités de l’OM, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.

À la Maison symphonique, le 16 novembre, 19 h 30

CLASSIQUE

Un virtuose à Vienne

En collaboration avec Arte Musica, MEMO Histoires de musique présente un concert documentaire « poétique et intime » sur la vie et l’œuvre de Ludwig van Beethoven. Les interprétations seront accompagnées d’extraits de correspondances et d’images d’archives. Entre autres extraits d’œuvres, on jouera ceux du Quatuor de Beethoven pour piano et cordes no 3 en do majeur, de sa Sonate pour piano, op. 13, de sa Sonate pour violoncelle et piano no 1, op. 5, de sa Sonate pour violon et piano no 5, op. 24, de son Adagio pour mandoline, de sa Sonate pour piano, op. 111, de son Quatuor à cordes, op. 74, de son Quatuor à cordes, op. 135, de sa Symphonie no 6 en fa majeur, op. 68, « Pastorale ».

À la salle Bourgie, le 9 novembre, 20 h, et le 10 novembre, 14 h 30

BAROQUE, CLASSIQUE

Pepe Romero, maître guitariste

Le récital du virtuose Pepe Romero sera présenté en collaboration avec la Société de guitare de Montréal. Originaire de Malaga, le septuagénaire est un maître de la guitare classique, mais aussi un féru de flamenco, vu sa culture espagnole. Il interprétera des œuvres de J.-S. Bach, Enrique Granados, Joaquim Malats, Johann Kaspar Mertz, Francisco Tárrega, Federico Moreno Torroba, Joaquín Turina.

À la salle Bourgie, le 12 novembre, 19 h 30

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