La LHJMQ sur pause jusqu’au 28 octobre

Le commissaire Gilles Courteau vise toujours un calendrier de 60 parties

Sherbrooke — En voyant les paliers d’alerte passer au rouge dans plusieurs régions du Québec, la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a décidé d’être proactive et de mettre ses 12 équipes québécoises sur pause pour les deux prochaines semaines. Au retour, elle espère toujours organiser une saison de 60 matchs.

Pourtant, à peu près en même temps, la Ligue de l’Ouest annonçait qu’elle recommencerait officiellement ses activités le 8 janvier prochain, sans toutefois préciser le nombre de matchs à son nouveau calendrier.

Avec des éclosions chez le Phoenix de Sherbrooke et l’Armada de Blainville-Boisbriand, et des clubs en zone rouge comme les Remparts de Québec, les Olympiques de Gatineau, les Voltigeurs de Drummondville et, bientôt, les Tigres de Victoriaville, la LHJMQ a choisi de faire un pas en arrière.

« On va profiter des prochains jours, des prochaines semaines, pour regarder les différents scénarios qui seront devant nous à la reprise, le 28 octobre. On va suivre la situation, avec le support de la Santé publique. Dans l’ensemble, on parle de quatre matchs à reporter, pour les équipes concernées. Ce n’est pas dramatique, au contraire. Ça nous amène à faire des remaniements, à refaire des calendriers, mais on veut jouer 60 matchs », a dit Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ, en entrevue mercredi soir.

Pour les six équipes situées dans les Maritimes, c’est « business as usual », a dit le commissaire, sauf pour Moncton, désormais en zone orange.

« Il était de mise de pouvoir se mettre en pause et de laisser le temps au gouvernement de faire le travail, de continuer à raffermir les différentes règles mises en place pour baisser la courbe des tests positifs. On va continuer à travailler avec la Santé publique afin qu’on puisse recommencer le 29 octobre », a dit M. Courteau

« Je ne suis pas déçu [d’avoir pris cette décision], on doit suivre les directives du gouvernement. Le fait qu’il y ait de plus en plus de zones qui virent au rouge, on devait être proactifs concernant notre situation, et la meilleure décision était de passer en pause et de voir quels ajustements on pouvait faire pour améliorer la situation. »

« Ça va donner du temps à nos équipes pour solidifier notre retour au jeu, pour un nouveau départ, le 29 octobre. Il n’y a rien de mal à prendre un pas de recul pour revenir plus fort par la suite.  »

— Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

M. Courteau refuse de se projeter trop loin dans le temps et il ne veut pas trop s’avancer dans le cas d'un possible statu quo de la situation pandémique actuelle.

« Si les zones rouges subsistent, et si on ne peut reprendre les matchs dans une ville donnée, on va regarder nos autres options. On va travailler là-dessus au cours des prochains jours », a-t-il dit.

Les équipes peuvent continuer l’entraînement sur glace et hors glace, a précisé le commissaire. Et les jeunes continuent leurs cours à distance, comme c’est le cas depuis la rentrée scolaire.

Le commissaire Courteau se dit optimiste quant à la situation sanitaire au Québec, pour les deux prochaines semaines.

« On est très confiants. Je vois depuis quelques jours des baisses de cas positifs au Québec. Tout allait très bien pour nos équipes depuis le début du camp et de la saison. Deux équipes ont eu une éclosion, Sherbrooke et l’Armada, mais dans l’ensemble de nos équipes, on avait un excellent comportement, nos équipes suivaient le protocole, et c’est ce qui nous fait dire que ça va bien se passer après le 28 octobre. Le nombre de cas positifs est très bas dans les Maritimes, voilà pourquoi notre division des Maritimes va continuer. »

Pas de bulles ni plus de tests

Pas question, par contre, d’imposer une bulle aux équipes du Québec, un peu à l’instar des Cataractes de Shawinigan, lors de la reprise, dit M. Courteau.

Ni d’augmenter le nombre de tests de dépistage au sein des équipes.

« On n’envisage pas de mettre nos équipes dans une bulle autre que celle qu’on a présentement. Elle a été approuvée par les quatre provinces où on a des équipes. Ensuite, pour le nombre de tests, notre comité médical et très pointu sur ce volet. Ce n’est pas le nombre de tests qui va faire qu’on va être dans un environnement plus sécuritaire ou qu’on sera moins à risque. Tu peux passer un test et 24 heures après, le résultat peut être différent. »

« On va continuer notre protocole et on va surtout suivre les recommandations de notre comité médical et de la Santé publique. »

— Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

« Personne n’est content de ce qui s’est passé chez l’Armada et le Phoenix. C’est facile de dire, après les faits, qu’on aurait dû prendre plus tôt la décision d’aujourd’hui. Notre priorité était de s’assurer de la santé de tout le monde et d’appliquer le protocole. Les deux équipes ont bien collaboré. La décision d’aujourd’hui n’est pas basée là-dessus, mais sur l’évolution des zones rouges. On voulait montrer à nos joueurs, nos entraîneurs, à tous les gens impliqués de près ou de loin auprès de nos équipes qu’on allait suivre les règles du gouvernement, à notre niveau », a indiqué M. Courteau.

« On retient cependant la leçon suivante : ça nous démontre que tu n’es pas obligé d’avoir des symptômes pour avoir la COVID-19. Il y avait d’ailleurs plusieurs asymptomatiques chez l’Armada et le Phoenix. On a rassuré les parents, on a répondu à leurs questions. Notre protocole couvre l’ensemble des situations qu’on avait prévues ou pensées. On avait les mesures en place pour rassurer les gens. Les joueurs vont très bien.

« Personne n’a de conséquences majeures, c’est une très bonne nouvelle en soi. On n’a pas de manque flagrant, ou d’oublis majeurs, sur ce protocole de retour au jeu, qu’on a travaillé pendant des semaines. »

Enfin, concernant l’aide financière attendue par le gouvernement du Québec pour les 12 équipes de la LHJMQ situées au Québec, Gilles Courteau s’attend à une annonce dès la semaine prochaine.

« On a une très bonne relation, les discussions vont bon train, elles se sont activées dernièrement et je suis confiant qu’on va pouvoir finaliser le tout d’ici le milieu de la semaine prochaine, au plus tard. »

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