Afghanistan

Au moins 11 morts dans une attaque visant l’éducation

Une nouvelle attaque visant le système éducatif dans l’est de l’Afghanistan, à Jalalabad, a fait au moins 11 morts hier. L’opération, qui n’a pas été revendiquée, a duré plus de quatre heures, les forces de sécurité progressant lentement dans le bâtiment où s’étaient retranchés au moins deux assaillants. Le porte-parole du gouverneur provincial Attaullah Khogyani a confirmé un bilan de 11 morts, dont le directeur du département de l’Éducation à Jalalabad, et 10 blessés. Deux assaillants ont été tués, a-t-il ajouté. Cette attaque, qui avait débuté par plusieurs explosions suivies de tirs, intervient le jour des examens d’entrée de quelque 16 000 étudiants à l’Université de Jalalabad, selon un communiqué du gouverneur. Cependant le porte-parole du département de l’éducation, Asif Shinbwari, a précisé que le lieu attaqué était le directorat des écoles et non le bâtiment principal. Mais, « alors que les examens commencent, les professeurs de toute la ville se réunissent ici pour soumettre les copies », a-t-il souligné.

— Agence France-Presse

Espagne

L’État condamné pour avoir accueilli trop peu de migrants

L’État espagnol a été condamné par la Cour suprême du pays pour ne pas avoir tenu ses engagements de relocalisation de demandeurs d’asile en provenance d’Italie et de Grèce, a annoncé hier cette instance. « Plus de six mois après l’expiration du délai, le rapport de l’Office [espagnol] de l’asile et des réfugiés [OAR] reconnaît que le bilan actuel de respect des obligations finales est inférieur à 13 % », note la Cour dans sa décision, datée du 9 juillet. En conséquence, l’Espagne doit « continuer la procédure » d’accueil de demandeurs d’asile, écrivent les juges, qui ne la condamnent toutefois à aucune amende. En septembre 2015, en pleine crise migratoire, les États membres de l’Union européenne s’étaient engagés à se répartir en deux ans 160 000 demandeurs d’asile arrivés en Italie et en Grèce, pour relâcher la pression sur ces deux pays. La plupart, dont l’Espagne, sont restés très loin de leurs engagements, et une partie de ces migrants ont eux-mêmes quitté la Grèce et l’Italie sans attendre d’être transférés.

— Agence France-Presse

Mexique

« Ç’a été le message envoyé par les Mexicains durant les élections. Ils nous ont appuyés, ont voté pour nous parce qu’ils veulent qu’on en finisse avec la corruption, et nous allons accomplir cela. »

— Le président désigné du Mexique Andrés Manuel López Obrador, qui a révélé hier les principales réformes législatives – parfois inédites – qu’il proposera au nouveau congrès, dont une consultation populaire pour révoquer le mandat du chef de l’État. Le vétéran de gauche, qui prendra ses fonctions le 1er décembre, entend également modifier l’article 108 de la Constitution afin de permettre de juger le chef de l’État en cas de délit de corruption ou d’atteinte aux libertés électorales. (D’après l’AFP)

Moyen-Orient

Tirs de missiles israéliens dans le sud-ouest de la Syrie

Des tirs des missiles israéliens ont touché hier des positions de l’armée syrienne dans le sud-ouest de la Syrie, près des hauteurs du Golan occupé, a annoncé l’agence d’État syrienne Sana. « L’aviation de l’ennemi israélien a lancé des missiles sur plusieurs positions de l’armée » dans la province de Quneitra, causant des dégâts matériels, selon Sana. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ces missiles ont frappé le nord de cette province ainsi que des zones le long de la frontière avec le Golan. Initialement, l’agence Sana avait affirmé que la défense aérienne syrienne avait repoussé une attaque de missiles israéliens sur des positions de l’armée dans cette région. Plus tôt dans la journée, l’armée israélienne a indiqué avoir intercepté un drone en provenance de Syrie, déclenchant une alerte dans le plateau du Golan, en grande partie occupé et annexé par Israël. Il s’agissait « d’un drone syrien non armé qui semblait mener une mission de collecte d’information », a précisé un porte-parole militaire.

— Agence France-Presse

Cameroun

Enquête ouverte sur une vidéo virale d’exactions

Une enquête a été ouverte au Cameroun après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo devenue virale, montrant des hommes armés, présumés militaires camerounais, exécuter deux femmes et leurs enfants, accusés d’être des complices du groupe djihadiste nigérian Boko Haram. Dans une déclaration à la presse, le porte-parole du gouvernement Issa Tchiroma Bakary a dénoncé hier soir une « fake news », qualifiant cette vidéo d’« horrible trucage ». « Néanmoins [...], le chef de l’État [Paul Biya] a prescrit l’ouverture d’une enquête conformément aux usages en la matière », a-t-il ajouté. Il n’était pas disponible de dater ou d’authentifier de source indépendante cette vidéo hier soir. Deux sources sécuritaires camerounaises ont néanmoins indiqué que la vidéo pourrait avoir été filmée dans une zone montagneuse de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, frontalière de certains bastions nigérians de Boko Haram. L’armée camerounaise y est engagée pour contrer les incursions fréquentes de combattants du groupe djihadiste.

— Agence France-Presse

Irlande

Le Sénat vote l’interdiction d’importer des biens des colonies

Les sénateurs irlandais ont voté hier pour l’interdiction des importations de biens et services en provenance de colonies à travers le monde, dont les colonies israéliennes implantées dans les territoires palestiniens. La proposition de loi – votée par 25 sénateurs, contre 20 – veut rendre passible de poursuites toute importation en provenance de colonies. Israël a réagi en condamnant un vote qui vient en soutien d’« une initiative de boycott d’Israël populiste, dangereuse et extrémiste », dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le haut responsable palestinien Saëb Erekat a lui salué un vote « historique » et un « geste courageux ». Le texte a reçu le soutien de tous les partis irlandais, à l’exception du Fine Gael au pouvoir. Il doit être examiné par un comité parlementaire, avant d’être présenté aux députés irlandais. S’il est adopté, l’Irlande serait le premier pays de l’Union européenne à bannir le commerce en provenance des colonies. Mais le gouvernement irlandais y est fermement opposé

— Agence France-Presse

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