Testé Fitbit Sense

La montre qui joue au docteur

Pour le suivi de l’activité physique, les Fitbit sont imbattables. Mais avec la Sense, on a poussé un peu plus loin en la bourrant de capteurs qui la rendent capable de mesurer cinq signes vitaux. Et elle se frotte même aux Apple et Samsung comme montre intelligente, sans toutefois les égaler.

On aime

Personne n’a envie de configurer longuement sa montre pour qu’elle mesure son activité physique, il y a longtemps que Fitbit l’a compris. Avec la toute nouvelle Sense, c’est toujours la même recette : il suffit de la porter et elle détecte toute seule le sport qu’on est en train de faire, si on dort ou si on marche, et mesure les calories dépensées.

Et pour nous faire comprendre qu’on ne fait manifestement pas assez de sport en cette ère de télétravail et de COVID-19. Surprenant à quel point une Fitbit nous a souvent poussé ces dernières semaines à une petite marche pour atteindre les 10 000 pas dans la journée ou à nous lever au moins une fois toutes les heures.

Il lui suffit de 15 minutes – un délai qu’on peut programmer – pour détecter parmi les 20 activités physiques répertoriées, des arts martiaux au tennis en passant par la randonnée et la natation, celle qu'on pratique. Nous ne les avons évidemment pas toutes essayées, mais la Sense a reconnu parfaitement le jogging et le vélo, et a affiché le temps par kilomètre dans le premier cas, et la vitesse dans le second.

Mais il y a plus. Cette diablesse de montre peut maintenant mesurer une série de signes vitaux qui indiquent votre état de santé global. On a ainsi l’oxygénation sanguine, la température cutanée, la fréquence respiratoire durant le sommeil, la résistance électrique, la variabilité et la fréquence cardiaque au repos. Tout cela est compilé dans l’onglet Indicateurs de santé et permet de détecter des anomalies.

En compilant ces données avec un petit questionnaire, la Sense dressera également un portrait de votre stress et vous proposera, si vous êtes trop énervé, des séances de calme et de méditation.

Il est évidemment conseillé de la garder en dormant pour un meilleur étalonnage, et elle vous récompensera en vous montrant si vous avez eu une nuit agitée ou trop courte. Elle notera votre nuit de sommeil sur une échelle de 100, en donnant manifestement une très grande importance à la durée plutôt qu’à la régularité du sommeil. Nous avons ainsi obtenu des notes de 77 (passable) à 91 (excellent), malgré une nuit passablement agitée dans ce dernier cas.

Parlons maintenant de son côté montre intelligente, qui représente un progrès indéniable pour Fitbit dans ce domaine. On dispose de quelques applications utiles, par exemple des minuteries, l’affichage des rendez-vous, la météo et le contrôle de la musique sur Spotify. On peut également payer à la caisse, en théorie, mais notre institution bancaire ne fait pas partie de la courte liste des partenaires de Fitbit.

La fonction la plus utile est probablement de voir s’afficher sur la montre toutes les notifications du téléphone, SMS, appels téléphoniques entrants, visiteur à la porte si vous avez une sonnette intelligente.

On peut au choix appeler Alexa ou l’Assistant Google pour leur poser toutes les questions qui nous passent par la tête ou commander des appareils domotiques.

La durée de la pile est d’environ cinq jours, et il suffit de 40 minutes pour passer de 0 % à 100 %. On peut garder l’écran allumé en tout temps, mais l’autonomie tombera alors à deux jours.

On aime moins

On se répète, mais nous n’avons jamais réussi à prendre l’habitude de dormir avec une montre, et la Sense est encore plus dérangeante qu’un bracelet standard parce qu’elle est plus volumineuse.

Après deux semaines de tests, nous ne sommes jamais sûr si la montre n’a pas été placée à l’envers. Un tout petit bouton indique son côté gauche, mais il est si discret qu’on doit tâter pour le retrouver.

Bon, avec sa petite boutique d’applications et de cadrans, cet appareil peut rendre quelques services, mais n’a rien de comparable à ce qu’une Apple Watch ou une Galaxy Watch sait faire. Il est par exemple impossible de prendre un appel directement sur la montre et la navigation dans les sous-menus est assez laborieuse.

Enfin, à 429 $, la Sense coûte cher.

On achète ?

Si vous cherchez une montre intelligente, passez votre tour, la Fitbit Sense n’égale pas les grandes vedettes qui dominent ce marché. Ce n’est pas sa spécialité.

Par contre, comme moniteur d’activité et pour le suivi de l’état de santé en général, la Sense est une championne. Le sportif aguerri va probablement vouloir un appareil plus spécialisé, mais pour le commun des mortels, elle remplit parfaitement son rôle. Un bon achat dans ce créneau, sans aucun doute.

Sense

Fabricant : Fitbit

Prix : 429 $

Note : 4 sur 5

Techno

Clins d’œil technologiques

Bière vidéo

Un brasseur adepte des jeux vidéo, des développeurs « excellents buveurs de bière », résume Philippe Morin, cofondateur et concepteur de jeu au studio indépendant Red Barrels. Le résultat de cette rencontre : une bière en hommage au jeu d’horreur Outlast, dont les deux épisodes cumulent 20 millions de téléchargements. L’Adeptus Tenebris, brassée par Le Trou du diable, est une stout impériale extra-forte à 11 % d’alcool, offerte à partir du 21 octobre. « On fait des jeux sans compromis, on voulait une bière sans compromis, explique M. Morin en riant. Ce n’est pas nécessairement une grosse occasion de faire de l’argent. On va appeler ça une activité parascolaire où on se fait du fun. » Le troisième épisode, The Outlast Trials, sortira en 2021.

Livres numériques

La pandémie a eu un effet bœuf sur la popularité des livres numériques, a-t-on constaté chez De Marque, un des principaux distributeurs mondiaux établi à Québec. On rapporte une hausse de 35 % des ventes globales en 2020 par rapport à l’année précédente pour les quelque 1,4 million de titres du catalogue. Même tendance du côté des emprunts numériques dans les bibliothèques publiques, dont la plateforme a été développée par De Marque. Et qu’ont lu les Québécois ? Selon les statistiques fournies à La Presse, il s’agissait d’auteurs québécois dans 70 % des cas, et 75 % ont été écrits par des femmes. La catégorie la plus populaire : les romans en tous genres, qui représentent 67 % des emprunts.

Robinet intelligent

Un robinet de cuisine qui obéit aux commandes vocales ? L’idée semble risible, mais une petite présentation privée cette semaine par Moen nous a séduit. Connecté à Alexa ou à l’assistant Google par WiFi, avec une pile d’une autonomie de deux ans, le Smart Faucet lancé au début de 2020 peut vous donner précisément un volume d’eau, d’une cuillère à soupe jusqu’à 56 litres. On peut également lui commander une température précise en degrés Celsius ou Fahrenheit, ou un lavage des mains. « Un des gros avantages, surtout ces temps-ci, c’est que vous n’avez même pas à toucher le robinet », précise Andrea Maher, directrice, marque et marketing, chez Moen. Son gros défaut : un coût prohibitif de 650 $. Mais quel gadget !

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