Kaiden Guhle : Brillant patineur avec un côté robuste

En sélectionnant Kaiden Guhle au 16e rang au total lors du Repêchage 2020 de la LNH ce mardi, les Canadiens ont obtenu un solide défenseur taillé sur mesure pour la LNH moderne.

« Je suis un défenseur complet, très physique, avec un très bon coup de patin. J’aime rendre la vie dure aux meilleurs joueurs des autres équipes », dit Guhle, après avoir conclu sa deuxième saison complète avec les Raiders de Prince Albert dans la LHOu. « J’aime effectuer une bonne première passe, me lancer à l’attaque, utiliser mon patin à mon avantage. J’aime être très physique sur la glace. »

Classé au premier rang des espoirs provenant de la Ligue de hockey de l’Ouest pour le repêchage de 2020, Guhle, qui a été le premier choix des Raiders en 2017, croit que sa vitesse lui permettra d’être un joueur clé dans la LNH d’aujourd’hui. Il est aussi d’avis que son côté robuste sera un atout alors qu’il s’inspire d’un joueur bien connu des partisans des Canadiens.

« J’aime prendre le meilleur du style de jeu de joueurs tels que Shea Weber : il pratique un style "méchant". Il a toute une force de caractère, c’est ce que j’aime de son jeu », révèle Guhle qui mesure 6 pi 2 po et pèse 186 lb. « Je m’inspire de plusieurs gars en ce qui concerne mon coup de patin. »

Après avoir marqué trois buts et 17 points tout en maintenant une fiche de +17 en 2018-2019, le joueur originaire de Sherwood Park en Alberta a été le co-récipiendaire du titre de recrue de l’année des Raiders. Mais c’est la conquête du championnat de la LHOu qui a créé une étincelle chez le jeune défenseur.

« D’avoir remporté un championnat aussi jeune, à 16 ans, avec Prince Albert, c’était important. Depuis, je ne fais que penser à gagner. Tout ce que je veux, c’est gagner. C’était important pour moi », décrit Guhle qui a pris part aux 23 matchs des Raiders lors de ces séries. « Je crois que c’est en partie ce qui explique pourquoi je joue de cette façon : je vais tout faire en mon possible pour gagner. C’est la meilleure chose au monde, selon moi. Je veux faire ça chaque soir, chaque match. »

Marc Bergevin s’est présenté virtuellement au micro bien avant que le compte à rebours ne se termine, ce qui laisse croire que les dirigeants des Canadiens étaient convaincus du joueur qu’ils allaient choisir au 16e rang.

« L’évidence même : tu as un joueur que tu aimes plus que les autres. C’est pour ça que nous l’avons pris. Nous aimons plusieurs aspects de son jeu : son leadership, son coup de patin, son gabarit, sa mobilité, son caractère. Et il a déjà gagné », dit le directeur général du Tricolore au sujet de Guhle qui a mené les arrières des Raiders avec 40 points (11 buts et 29 passes), maintenu une fiche de +23, en plus d’avoir été co-récipiendaire du titre de défenseur de l’année de son équipe junior en 2019-2020. « Nous ne pouvions pas passer à côté de ce joueur. »

Guhle est au fait que ce qui lui a permis de connaître du succès dans les rangs juniors ne sera pas suffisant pour atteindre la LNH où le jeu se déroule plus rapidement avec des adversaires plus gros et plus forts. Malgré les attributs qu’a énumérés son nouveau directeur général, il sait que la route sera longue avant qu’il perce la formation des Canadiens.

« Ma prise de décision sous pression pourrait parfois être meilleure, je trouve qu’il y a des moments où je ne fais que me débarasser de la rondelle. Je pourrais m’améliorer de ce côté », admet Guhle qui a occupé le rôle de capitaine de l’équipe rouge du Canada au Défi mondial des moins de 17 ans en 2019, en plus d’avoir été adjoint au capitaine pour le Canada à la Coupe Hlinka-Gretzky en 2019. « Je crois que mon sens offensif peut aussi être amélioré. C’est l’aspect de mon jeu que j’ai tenté de peaufiner cet été. »

Évidemment, il a le mentor idéal pour l’aider à atteindre son but ultime : son frère aîné, Brendan, un choix de deuxième ronde de Buffalo en 2015 qui compte 59 matchs dans la LNH avec les Sabres ainsi que les Ducks d’Anaheim, sera en mesure de le guider vers la LNH.

« Brendan et moi, nous n’aimons pas perdre. Tu ne veux pas être embarassé par ton frère aîné. Et lui non plus ne veut pas subir le même traitement de la part de son jeune frère. Alors, je pense que nous sommes tous les deux très compétitifs. Je crois que ça nous a aidés, comme ça nous aide encore maintenant. Nous sommes tout le temps sur la patinoire, nous sommes ensemble dans le gym. Nous sommes deux personnes très compétitives. Nous n’aimons pas perdre, ni l’un ni l’autre », conclut Guhle. « C’est certainement une autre raison qui explique pourquoi je compétitionne aussi fort. »

Un texte de Dan Braverman, traduit par François Lafleur

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