Courrier

Serez-vous de la fête ?

Les enfants pourront passer l’Halloween, a annoncé le gouvernement Legault, mais seulement en famille. Êtes-vous déçus ou rassurés ? Serez-vous de la fête ? Voici un aperçu des courriels reçus, plutôt divisés sur la question.

Décorer et donner des bonbons !

Oui, nous allons décorer et donner des bonbons ! Je vais aussi acheter un tuyau pour respecter les mesures sanitaires. Nos enfants ne sont plus en âge de passer l’Halloween, mais c’est une façon pour nous de donner au suivant et un brin de normalité aux enfants.

— Geneviève Bélanger, Montréal

S’amuser en sécurité

Oui, ma fille de 10 ans sera de la fête, c’est la fête qu’elle préfère ! Après plusieurs mois sans contact avec les amis et la famille, les enfants ont grand besoin de s’amuser ! Comme elle ne pourra pas fêter son anniversaire en novembre, je suis très contente qu’elle puisse au moins participer à cette fête ! En respectant les consignes, il y a moyen de s’amuser à l’Halloween de façon sécuritaire !

— Isabelle Chagnon, Vaudreuil-Dorion

Je passe mon tour

J’espère que le bonbon de M. Legault ne sera pas un bonbon empoisonné. Je suis une grand-mère qui a toujours célébré l’Halloween en grande pompe : décorations extérieures et intérieures, portes ouvertes pour le voisinage, préparation d’une montagne de sacs de bonbons. Cette année, je vais passer mon tour, car je ne trouve pas que c’est sécuritaire, autant pour les personnes qui vont ouvrir que pour celles qui vont recevoir. Pensez-vous que les règles sanitaires vont être observées ? Il y a d’autres moyens de souligner l’Halloween sans mettre en danger mes petits-enfants, mes enfants et nous-mêmes afin de pouvoir encore en profiter pour les années à venir.

— Louise Cousineau

Estomaquée

Je suis estomaquée par la décision du gouvernement de laisser les enfants aller d’une maison à l’autre. En tant qu’éducatrice en service de garde qui applique toutes les règles imposées pour protéger les élèves de cette fichue maladie, difficile de comprendre pourquoi on prend ce risque.

— Gaila Narusevicius

Un répit bénéfique

Sincèrement, je crois qu’ils ont pris la bonne décision : nos enfants ont besoin de retrouver une certaine forme de vie normale. Pour le côté psychologique et social, nos enfants ont besoin de ce petit côté festif. Un petit répit, bien encadré par les parents et tous ceux qui leur distribueront généreusement les friandises tant convoitées, leur sera très bénéfique. Je suis dans la soixantaine et je me rappelle très bien du bonheur et de la joie que procure cette fête. Se déguiser nous permet d’être quelqu’un d’autre pendant un court moment et développe en nous notre créativité. La prudence est de mise comme toutes les activités que nous devrons faire dans les mois à venir. Amusez-vous, les enfants, et joyeux Halloween !

— Daniel Vachon

Porte et lumières seront fermées

Non, malheureusement, je ne serai pas de la fête. Je suis une adepte de l’Halloween depuis toujours, mais dans le contexte actuel, je n’y vois aucun charme. La crainte a fait son chemin et ne pourra s’évanouir l’espace d’un soir… J’avoue mon incompréhension face à cette permissivité, qui va sans doute dégénérer en rassemblements, surtout dans les quartiers populeux. Chez moi, porte et lumières seront fermées.

— Jane Young

Gestion à la petite semaine

Je n’arrive pas à comprendre la décision du gouvernement Legault. Des messages clairs, des directives précises ont permis au premier ministre d’assumer, le printemps dernier, un leadership crucial pour traverser une crise comme celle provoquée par la pandémie. Depuis, son gouvernement gère à la petite semaine. Il multiplie les messages contradictoires qui ouvrent la porte aux contestations et minent son leadership. Comment pourra-t-il défendre des mesures astreignantes, mais nécessaires, qui nous obligent de fermer les portes au nez de nos enfants, alors qu’il nous demande maintenant de les ouvrir pour distribuer, ingénieusement, des bonbons aux enfants du quartier ? Est-il besoin de rappeler que cette fête si importante a été annulée l’an dernier en raison des « dangers » associés à des orages, alors que cette année, on tient à la célébrer malgré la propagation d’un virus potentiellement mortel ?

— François Gagnon, Saint-Laurent

Chialage, chialage et encore chialage

Les mêmes qui reprochent à M. Legault d’avoir permis l’Halloween sont sans doute les mêmes qui lui auraient reproché de l’avoir interdit. Ce que nous avons de plus systémique au Québec, c’est le chialage et les gérants d’estrade.

— René Rochon

L’Halloween, pour redonner ce que j’ai reçu

Habituellement, j’essaie de ne pas être à la maison le soir de l’Halloween. Mais cette année, avec le confinement, j’ai vécu dans mon quartier un soutien extraordinaire dont j’avais grand besoin. Une fracture au poignet et une chute malencontreuse ont provoqué en moi une détresse difficile à vivre.

C’est en allant promener mes deux chats, Casimir et Minifée, que j’ai pu sortir de mon angoisse et retrouver de la joie. Le réconfort apporté par mon voisinage et particulièrement par les enfants, tombés en amour avec mon gros chat blanc qui se laisse flatter aussi longtemps que vous en avez le goût, m’a fait découvrir toute la richesse humaine de mon quartier.

En remerciement pour les sourires et la chaleur de mon entourage, je serai à la maison le soir de l’Halloween pour redonner un peu de ce que j’ai reçu durant ces derniers mois. Merci ! Vous m’avez fait tellement de bien !

— Nicole Giroux, Rosemont

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